Le 11 octobre, deux événements gratuits au Palais-Royal, à Paris, donnent le coup d'envoi d'une commémoration nationale consacrée au cinquantième anniversaire de la mort de Jean Cocteau.

« Il est juste qu’on m’envisage / Après m’avoir dévisagé ». Cinquante ans après sa mort, le vœu exprimé par Jean Cocteau aux dernières lignes de Requiem, son testament poétique, est devenu réalité. Au touche-à-tout prestidigitateur que reconnaissaient ses contemporains, notre époque a substitué l’image d’un créateur multiple et exigeant. Des Enfants terribles à La Belle et la Bête, de La Voix humaine à Opium, du ballet Parade à la Difficulté d'être, en passant par les dessins de Jean l'Oiseleur ou par les fresques de la villa Santo Sospir, l'unité d'une œuvre protéiforme qu'il a tout entière placée sous le signe de la poésie apparaît aujourd’hui avec l’éclat d’un diamant à multiples facettes.

C'est à cet éclat singulier que le ministère de la Culture et de la Communication a voulu rendre hommage en faisant de l’anniversaire de sa mort une commémoration nationale (programme sur Commémoration nationale : Jean Cocteau). A partir du 11 octobre, le Ministère présente deux événements avec pour dénominateur commun le Palais-Royal, à Paris, où Cocteau vécut une quinzaine d'années. 

  • Conçue par le Centre des monuments nationaux, une exposition gratuite de photographies montre du 11 octobre 2013 au 12 janvier 2014 un Cocteau plus familier, moins connu, dialoguant avec Colette, son illustre voisine, ou fréquentant ceux qui animèrent la vie artistique de son époque : « Jean Cocteau : un poète au Palais-Royal ». 
  • Sous le péristyle Valois du Palais-Royal, le Ministère présentera du 11 octobre au 11 décembre 2013 un dispositif original : sur cinq écrans à la fois, placés dans les vitrines du péristyle de Valois, un film panoramique réalisé par Nicolas Patrzynski évoque le parcours pluriel de Cocteau, revenant sur les étapes essentielles de sa vie et de son oeuvre ; une évocation complétée par la présentation de lithographies issues de la collection Séverin Wunderman du musée Jean Cocteau de Menton et des photographies issues du fonds de l’Agence France-Presse.
Hommage à Jean Cocteau