mercredi 4 mars 1964 - Commission nationale de l’inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France

04/03/1964
Commission nationale de l’inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France
Commission nationale de l'inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France 04_03_1964

Installée le 4 avril 1964 par Malraux, qui met ainsi en œuvre un projet d’André Chastel et de Julien Cain, la commission nationale de l'inventaire est chargée de mettre en œuvre l’inventaire général des monuments et richesses artistiques de la France. Dans les régions, l’inventaire est confié à des commissions régionales progressivement constituées (1964-1984) puis intégrées dans les directions régionales des affaires culturelles lorsque celles-ci sont constituées. Ambitieux, mais déjà esquissé sous la Révolution, le projet est de repérer, étudier et faire connaître l’ensemble de ce qu’on n’appelle pas encore le patrimoine culturel du pays dans sa diversité, « de la petite cuillère à la cathédrale ». Si les enquêtes, qui mobilisent tout à fois la photographie et la cartographie, sont menées au niveau régional, la démarche scientifique est définie au niveau central pour être appliquée sur tout le territoire. L’aire d’étude choisie est le canton, des vocabulaires et des thésaurus normalisés sont élaborés. La méthodologie est fondée sur un repérage à la parcelle du patrimoine ancien selon une grille succincte, une sélection des bâtiments exceptionnels (unica) ou représentatifs d’une série, l’élaboration de dossiers d’étude portant tant sur les éléments sélectionnés que sur les ensembles architecturaux plus communs, les grilles de repérage permettant d’élaborer des typologies, et enfin la rédaction de notices sur les éléments sélectionnés destinées à être versées dans des bases de données nationales (Mérimée, Palissy, Mémoire). Le principe d’une méthode unique s’applique toujours à l’inventaire, malgré le transfert de cette compétence aux régions en 2004.