16 et 17 septembre

La 34e édition des Journées européennes du patrimoine se tiendra les 16 et 17 septembre 2017 sur le thème de la jeunesse. Plus de 17 000 monuments seront ouverts au public et plus de 26 000 animations autour de la jeunesse et du patrimoine seront proposées en métropole et dans les outre-mer.

le jeune public et sa sensibilisation au patrimoine, à l’histoire de la Nation et à l’histoire de l’art

affiche JEP 2017 © MC - Atelier 25

Comprendre et connaître le patrimoine dans son contexte historique et social, c’est mieux appréhender la société dans laquelle nous vivons. C’est discerner les valeurs sur lesquelles elle se construit pour les comprendre, pour les questionner, pour mieux se les approprier.

S’adresser aux jeunes générations, c’est une occasion de saluer le travail des associations et des réseaux engagés dans

l’éducation artistique et culturelle, des réseaux des Villes et Pays d’art et d’histoire, des Conseils d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement et bien d’autres encore qui valorisent le patrimoine auprès de la jeunesse.

Ces journées permettront également de mettre en valeur les chantiers de bénévoles, dans leur dimension technique et d’apprentissage : ils constituent une étape essentielle dans le développement de l’action pédagogique. Ils sont le lieu d’une première orientation professionnelle ou d’une sensibilisation aux filières de formation professionnelle.

La formation sera ainsi au cœur de cette 34e édition. Ce sera l’occasion de mettre en valeur l’ensemble des actions entreprises dans ce domaine : le ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche avec le concours du ministère de la Culture et de la Communication, a créé en 2008, le bac professionnel "Intervention sur le bâti ancien", avec la participation de la Confédération de l'artisanat et des petites entreprises du bâtiment, 4du Groupement des entreprises de monuments historiques de l’association Maisons paysannes de France, de la Fédération nationale des conseils d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement et de personnalités référentes du bâti ancien. Par ailleurs, plusieurs écoles sous tutelle du Ministère, ou dont les diplômes font l’objet d’une reconnaissance de la part de l’État, proposent des formations diplômantes, afin d’assurer la transmission des savoir-faire.

En Île-de-France, ce sont plus de 1 500 sites et édifices qui participent à la manifestation : hôtels particuliers, sites industriels, églises, lieux de pouvoir, créations d’architectes... Pour découvrir le programme, cliquez ici

Trois questions à Nicole da Costa

Directrice régionale des affaires culturelles d’Ile-de-France

 photo © Sothean Nhieim

1. Comment donner envie aux jeunes de s’intéresser à leur patrimoine ? En les impliquant, en les amusant, en les émerveillant ! Mais pour chaque âge, il faut adapter les manières de faire et les propositions. Chez les adolescents et les jeunes adultes, public que l’on sait plus difficile à toucher, on constate ces dernières années un intérêt croissant pour les chantiers de bénévoles qui leur permettent de faire une expérience collective et de découvrir les métiers de la restauration avec un encadrement de qualité : des réseaux comme Rempart font un formidable travail en ce sens.Pour les plus petits, le Musée en herbe, par exemple, propose des expositions pour les enfants à partir de 3 ans. Cette approche originale permet de développer la sensibilité et la curiosité. L’éducation artistique et culturelle est centrale pour la découverte du patrimoine et la bonne compréhension de ses enjeux.   

2. Quelles sont les propositions les plus originales de cette édition 2017 en Îlede- France ? Plus de 1 500 sites seront ouverts cette année en Île-de-France : hôtels particuliers, sites industriels, édifices religieux, créations d’architectes, etc. – avec la participation inédite cette année de l’ambassade du Mexique en France, de la Cour de cassation, de l’Institut catholique de Paris récemment restauré, ou encore du fort de Villiers à Noisy-le-Grand. Beaucoup font des efforts remarquables pour cette journée afin de partager un moment privilégié avec le public. Comme la jeunesse constitue le thème de cette 34e édition, plusieurs propositions sont mises en œuvre par des jeunes eux-mêmes. Des élèves de l’École du Louvre, par exemple, seront le temps d’un week-end les guides conférenciers de l’hôtel de Rochechouart, siège du ministère de l’Éducation nationale. À Rambouillet, les enfants réaliseront un pan de mur du Palais du roi de Rome en gâteaux et confiseries ! Ou encore, au château de la Roche-Guyon, une visite commentée sera conduite dans le potager fruitier entretenu par une douzaine de jeunes jardiniers, dans le cadre d’un chantier d’insertion  porté par l’association Vie Vert.     

3. Quelle est l’action de la DRAC en faveur du patrimoine et plus particulièrement vis-à-vis des jeunes ? La DRAC Île-de-France a pour mission de protéger, conserver et mettre en valeur le patrimoine d’Île-de-France, qu’il relève de l’archéologie, des monuments historiques, de l’architecture ou des espaces protégés. Conservateurs, archéologues, architectes, urbanistes de l’État et architectes des bâtiments de France veillent ainsi à la préservation et à l’entretien des sites et monuments, et assurent le contrôle scientifique et technique des interventions sur les monuments et mobiliers protégés. Pour les jeunes, la DRAC met en œuvre "C’est mon patrimoine !". Et, depuis deux ans, avec le Conseil régional d’Ile-De-France, elle soutient un concours pour les enfants de 8 à 12 ans intitulé "Patrimoines en poésie", grâce auquel nous invitons les enfants à faire "rimer" en poésie leur monument préféré, du 16 septembre au 16 octobre 2017.

Podcast d'une interview de Nicole da Costa sur Les Journées européennes du patrimoine, vendredi 15 septembre

Les Journées européennes du patrimoine sont organisées par le ministère de la Culture et de la Communication. Placées sous le patronage du Conseil de l’Europe et de la Commission européenne, elles reçoivent le concours des propriétaires publics et privés de monuments historiques. Elles bénéficient de l’implication du Centre des monuments nationaux, du réseau des Villes et Pays d’art et d’histoire, de la Fondation du Patrimoine et des associations de sauvegarde du patrimoine présentes depuis la toute première édition : les Vieilles Maisons françaises et La Demeure Historique.