Après deux ans de travaux, les restaurations menées sur les toitures du déambulatoire et des chapelles absidiales de la cathédrale de Langres sont achevées.
Un chantier qui a mobilisé 5 corps de métiers : maçonnerie/pierre de taille, charpente/menuiserie, couverture et vitrail, pour un montant de 1,36 millions d'euros, financés par l’État - DRAC Grand Est.
L'appel d'offre pour la restauration du massif occidental est en cours d'analyse.

Cathédrale de Langres, plan de phasage des tranches de travaux (Tranche 1 : rouge ; tranche 2 : jaune ; Tranche 3 : vert)

Débutés au troisième trimestre 2017, les travaux sur la couverture du déambulatoire et des chapelles absidiales ont été réceptionnés le 1er octobre 2019.

Les deux premières tranches ont été réalisées sous la maîtrise d’œuvre de Pierre Bortolussi, Architecte en chef des monuments historiques et la dernière, sous la maîtrise d’œuvre de Charlotte Hubert, nouvelle Architecte en chef des monuments historiques en charge de la cathédrale de Langres.

Ce chantier s'inscrit dans la continuité des opérations menées, depuis près de vingt ans, sur les toitures de l'édifice, la précédente opération importante, réalisée entre 2014 et 2015, portait sur la toiture du chœur (1 million d'euros, financés par l’État/DRAC).

Restauration du massif occidental : 2020/2023

La DRAC Grand Est poursuit son effort en faveur de la cathédrale et a programmé, dès le début d'année 2020, une nouvelle campagne de restauration sur le massif occidental (durée estimée des travaux : 38 mois). Les entreprises retenues seront connues d'ici quelques semaines.

Cathédrale de Langres : couvertures des chapelles absidiales à l'Est, en 2017 (à gauche) et 2019 (à droite)

 

Les toitures du déambulatoire et des chapelles absidiales

Le déambulatoire possède toujours ses corniches romanes, avec ses corbeaux moulurés, zoomorphes ou anthropomorphes.

Cathédrale de Langres : corniches romanes et ses corbeaux moulurés, zoomorphes ou anthropomorphes

Les chapelles absidiales sont plus tardives. Sur la corniche, qui repose sur les murs gouttereaux, on peut admirer les chéneaux en pierre à gargouilles, complétées au XVIe siècle.

Il a été décidé de restaurer dans l'état du XIXe siècle. La couverture en ardoise (photo de gauche ci-dessous) a été remplacée par des tuiles plates non vernissées de grandes dimensions, résistantes au gel et offrant un bon recouvrement.

Détail des interventions

- les couvertures du déambulatoire et des chapelles sont désormais recouvertes de tuiles plates en terre cuite ;

- les chéneaux ont été habillés de plomb ;

- l'ensemble des charpentes bois ont été restaurées, ainsi que les éléments de charpente en acier du XIXe ;

- l'ensemble des arases, parements et contreforts en pierre ainsi que les sculptures ont été restaurés et confortés ;

- les vitraux (baies hautes du chœur) ont également été révisés ;

- les plafonds, murs et sol du triforium ont été rénovés.

Cathédrale de Langres : déambulatoire nord et contreforts après restauration

Les entreprises

Entreprise Charpentier PM : échafaudages /maçonnerie / pierre de taille
Entreprise Tollis : sculptures
Entreprise Art et technique du bois : charpente
Entreprise Coanus : lot couverture
Entreprise Art vitrail : vitraux
Entreprise ACE BTP  : coordonnateur SPS
Économistes : Écovi - Philippe Votruba

Cathédrale de Langres, contreforts Nord-Est et vue sur les arcs boutants Nord, avant et après restauration

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