Vendredi 24 mars, suivez en direct à partir de 11h la conférence de presse des Rencontres internationales de la photographie d’Arles 2017. Les Rencontres se tiendront entre le 3 juillet et le 24 septembre.

Plus que jamais, l’édition 2017 des Rencontres internationales de la photographie d’Arles va se placer sous le double signe de la diversité et de l’ouverture. « Si l’aventure arlésienne de la photographie est si belle et si forte, c’est parce qu’elle a su accueillir et montrer toutes les photographies, toutes les esthétiques en encourageant avec force cette diversité », observe la ministre de la Culture et de la Communication.

Les Rencontres d'Arles, un rendez-vous ouvert sur un monde qui change (Audrey Azoulay)

Montrer toutes les esthétiques

Diversité, parce que, fidèle à son identité, le festival va présenter des propositions aux esthétiques variées, de Joël Meyerowitz à Kate Barry, en passant par Mathieu Pernot, le grand artiste Jean Dubuffet aux clichés inattendus ou les photographes d’une expérience demeurée mythique, celle de la mission photographique de la Datar destinée à documenter le paysage français dans les années 1980. « Aujourd’hui, nous avons besoin des artistes et de leur réappropriation du temps juste, ils participent au décryptage, à la contextualisation, à l’émergence d’écritures nouvelles  », explique Sam Stourdzé, directeur artistique des Rencontres d’Arles, qui revendique pour les photographes une véritable « politique des auteurs ».

 

Voir le monde

Ouverture, ensuite, parce que les Rencontres d’Arles sont, selon Audrey Azoulay, « un rendez-vous ouvert sur un monde qui change ». « Du local au global », c’est ainsi que Sam Stourdzé résume l’édition 2017 du festival. De la Colombie – l’année France-Colombie, oblige – à la Perse d’aujourd’hui, des rives du Bosphore à la frontière syrienne, en passant par les différents pays d’Amérique latine ou la singularité haute en couleur de la scène madrilène, le festival permettra de porter un autre regard sur notre planète. « Les Rencontres amplifient les voix [des photographes], retranscrivent leur programme ambitieux, simple et efficace : voir le monde tel qu’il est, tel qu’il pourrait être, tel qu’il devrait être », ajoute Sam Stourdzé.

 

Audrey Azoulay : "Un véritable écosystème de la photographie"

Avec 104 000 visiteurs l’an dernier, dont 1 100 000 d’entrées, les Rencontres d’Arles se sont imposées, au fil des années, comme « un rendez-vous majeur et incontournable pour les photographes comme pour les passionnés du monde entier », relève Audrey Azoulay. Autour de la colonne vertébrale des Rencontres, c’est la ville d’Arles tout entière qui est en train de devenir un véritable écosystème de la photographie, comme en témoignent l’école nationale supérieure de la photographie, dont le nouveau bâtiment est signé de l’architecte Marc Barani, et la fondation pour la photographie, dont l’architecture est due à l’Américain Franck Gehry. « C’est aussi parce qu’Arles a toujours su s’ouvrir à la jeunesse, à travers des actions d’éducation à l’image ou en accompagnant la création et la formation », ajoute la ministre de la Culture et de la Communication.