Le 2 octobre, Aurélie Filippetti, Daniel Percheron, Sénateur du Pas-de-Calais, Président du conseil régional Nord - Pas de Calais et Jean-Luc Martinez président-directeur du musée du Louvre ont signé le protocole relatif à la création du centre de réserves du musée du Louvre dans la région Nord-Pas de Calais.

Réserves. Après plusieurs mois de réflexion, Aurélie Filippetti a annoncé le 13 septembre au musée Guimet, lors de sa conférence de presse sur sa politique en faveur du Patrimoine, sa décision d’installer les réserves du musée du Louvre dans le voisinage du Louvre-Lens. Le 2 octobre, un protocole d'accord signé par Aurélie Filippetti, Daniel Percheron, Sénateur du Pas-de-Calais, Président du conseil régional Nord - Pas de Calais et Jean-Luc Martinez président-directeur du musée du Louvre a scellé le choix de la cité nordiste pour la construction d'un Centre de réserves du musée parisien. Rappelons que le musée du Louvre doit protéger ses réserves (8600 m2 de surface utile) des risques de crue exceptionnelle de la Seine. Peintures, sculptures et objets d’art sont aujourd’hui entreposés dans les sous-sols du musée, en zone inondable.

Comité de pilotage. Le protocole signé le 2 octobre prévoit la création d’un comité tripartite de pilotage, composé de membres du musée du Louvre, de représentants de l’État et des collectivités locales. Le comité devra notamment étudier et définir dans un délai d'un an les conditions techniques de réalisation de ce futur centre de réserves. Celui-ci s’étendra sur les 23.500 m2 d’un terrain gracieusement mis à la disposition du Louvre par la région Nord – Pas de Calais. Le Louvre compte environ 460 000 œuvres dont 200 à 220 000 réparties dans les réserves. Les collections du Louvre conservées dans les locaux loués par le ministère de la Culture et de la Communication à la Plaine Saint-Denis seront également concernées par ce transfert. Le projet, d’un coût d’environ 60 millions d'euros, sera financé à hauteur de 49% par la région du Nord-Pas-de-Calais et de 51% par le musée du Louvre.

Lieu « vivant ». Dans La voix du Nord du 20 septembre, Jean-Luc Martinez soulignait que le futur bâtiment de Lens «  ne sera pas qu’une simple aire de stockage ; ce sera aussi et surtout un lieu d’accueil pour les chercheurs, les professionnels des musées, peut-être le public. »
Par ailleurs, a tenu à préciser Jean-Luc Martinez, les réserves du Louvre parisien seront dans la proximité du Louvre-Lens mais ne dépendront pas du musée nordiste: « Elles forment une partie à part entière du Louvre à Paris qui vient s’installer à proximité du musée à Lens. [...] Évidemment, cette future proximité constitue un atout supplémentaire assez extraordinaire pour le Louvre-Lens. On pourra par exemple renouveler les expositions en permanence sans aucun souci important. Il s’agira aussi et surtout d’inventer toutes formes de partenariats. Qu’on se le dise encore une fois, l’ancrage du Louvre à Lens est absolu et définitif. »