La revue Transeuropéennes, la fondation euro-méditerranéenne Anna Lindh pour le dialogue entre les cultures et une quinzaine de partenaires ont mené de 2010 à 2011 une recherche internationale afin d’analyser les flux de traduction dans la région euro-méditerranéenne.

Cette étude tient compte de tous les mouvements de traduction, non seulement du nord au sud, mais également du sud au nord, d’ouest en est et d’est en ouest, sur les 25 dernières années (1985-2010); elle s’est traduite par la commande de 69 études par paires de langues portant sur les sciences humaines et sociales, la littérature et le théâtre, et appréhende toute la « chaîne de la traduction » c’est-à-dire l’ensemble des acteurs engagés dans le processus : auteurs, traducteurs, éditeurs, libraires, bibliothécaires, critiques, organismes de soutien. Elle se fonde sur des analyses quantitatives, avec des données chiffrées jusque-là inexistantes, et qualitatives.

Cette recherche, soutenue par le ministère de la Culture et de la Communication, et notamment par la délégation générale à la langue française et aux langues de France, a donné lieu à un ouvrage, l’Etat des lieux de la traduction en Méditerranée, rédigé par Ghislaine Glasson Deschaumes, directrice de Transeuropéennes, et publié au printemps 2012. Ce document, ainsi que les autres matériaux issus de cette recherche inédite, sont accessibles en plusieurs langues sur le site www.transeuropeennes.eu.