Jacques Sigot, instituteur de son métier, est aussi, par vocation, archéologue, archiviste, chercheur, iconographe, conservateur, transmetteur de culture et d'histoire, auteur : en 1980, il est l' "inventeur" du plus important camp de rétention de "nomades" de 1940 à 1945.
Jacques Sigot vient d'être élevé au grade de Chevalier des Arts et Lettres.

Comme archéologue, Jacques Sigot est l' "inventeur" du site du camp d’internement des nomades de Montreuil-Bellay de 1940 à 1945. Il en fait découvrir l'existence dès 1980, parvient à faire acheter le site par la municipalité de Montreuil, et, enfin, réussit à le faire inscrire au titre des Monuments historiques en 2010. C’était le plus important camp de rétention des Gens du voyage de France (voir liens en fin de page).

Comme « archiviste », il mène un travail exemplaire aussi bien auprès des archives départementales que nationales.

Comme « chercheur », il enquête auprès des derniers témoins rescapés du camp, restitue leurs paroles et, comme iconographe, il collecte un ensemble de documents photographiques portant un témoignage unique de la vie quotidienne des nomades.

Comme « médiateur culturel », il restitue la culture des voyageurs et leurs réactions spécifiques à l'incarcération. 

Comme « conservateur », depuis trente ans, il protège un site dont il ne reste que quelques soubassements, six escaliers, des amorces de colonnades et une cave-cachot.

Comme « transmetteur de cultures et d'histoire », il montre l'invisible à ceux qui veulent l'entendre.

Comme auteur,  il publie nombre d'articles et une dizaine d'ouvrages sur cette thématique de l'environnement du camp et de sa teneur culturelle. En particulier, son ouvrage "Un camp pour les tsiganes.." est augmenté et réédité régulièrement au gré de l'apparition, de nouveaux documents depuis 1983. C'est, à ce jour, l'ouvrage qui, rassemblant témoignages écrits, oraux et iconographiques, est la plus forte et complète restitution de la vie quotidienne d'une  culture sous le joug et le mélange des responsabilités politiques, sociales et religieuses.

La culture s'attache particulièrement à la transmission de la mémoire et ne se réduit pas à sa dimension artistique mais englobe tout ce qui permet aux individus d'appréhender le monde et les rapports sociaux, d'y agir individuellement et collectivement et de se situer par rapport à une mémoire partagée. 

Le devoir de mémoire doit passer par la reconnaissance des traditions, de l'histoire et par la mise en valeur des lieux mémoriels.

L'action de Jacques Sigot, historien local, s'inscrit parfaitement dans ce cadre.

 

Il est l’auteur de : « Des barbelés que découvre l’histoire – Un camp pour les tsiganes… et les autres ». 2011. Editions Wallada.

 

http://camp-montreuil-bellay.eklablog.com/historique-du-camp-1940-1946-c500396

http://jacquessigot-histoire.blogspot.fr/2016/05/camp-de-concentration-de-montreuil.html

http://www.memoireducamp.com/