Roland May, directeur du Centre interdisciplinaire de conservation et de restauration du patrimoine (CICRP)

Roland May est conservateur en chef et dirige le CICRP depuis 2007. Nommé chef du département conservation préventive au Centre de recherche des musées de France en 2000 pour mettre en place le département, il a accompagné de très nombreux projets de musées territoriaux et nationaux. Il fut conseiller musée à la DRAC Rhône-Alpes (1992-2000) après divers postes de directions d’établissements.
Ses dernières publications portent sur la conservation préventive dont La conservation préventive, une démarche évolutive 1990-2010 (avec Denis Guillemard, Paris I). Il assure la coordination de formations de l’Institut national du patrimoine sur ces questions : chantier des collections, projets de réserves, plan d’urgence ...
Il est membre du comité français de normalisation pour la conservation des biens culturels. Il a coordonné les deux normes françaises sur « Pôle de conservation » et « Vitrines » et poursuivi ce travail à l’échelle européenne.

Le Centre Interdisciplinaire de Conservation et de Restauration du Patrimoine (CICRP) a été créé en 2002 sous forme de groupe d’intérêt public réunissant le ministère de la Culture et de la Communication, la Ville de Marseille, le Conseil régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur et le Conseil général des Bouches-du-Rhône. Il assure des missions d’assistance et de conseil en conservation préventive et en conservation-restauration, conduit et participe à des programmes de recherches portant essentiellement sur l’altération des matériaux, et assure une politique de diffusion. Il compte vingt-huit permanents dont vingt-deux fonctionnaires d’État, aux compétences diversifiées (conservateurs, scientifiques, photographes radiologues, …) et est installé dans près de 7 000m² dont 2 500 consacrés à l’accueil d’œuvres en restauration. Il mène une politique transversale musée de France, monuments historiques, fonds patrimoniaux de bibliothèque, archives… avec des compétences particulières en art contemporain, peinture sur tout support, patrimoine écrit, conservation préventive, pierre et autres.

Cette institution unique en France de par son statut, ses missions et ses modalités de fonctionnement peut en effet se caractériser à bien des niveaux par une « mutualisation multiple » :

1/ Une interdisciplinarité induite par le domaine de la conservation-restauration impliquant un responsable de collections scientifiques en général et du patrimoine en particulier – propriétaires, restaurateurs, artistes, voire autres…

2/ La transversalité musée-monuments historiques-patrimoine écrit… avec une approche par matériaux ou domaine et non par « cloisonnement administratif » et une ouverture, en raison de cette approche matériaux, à des collaborations et mutualisations avec d’autres domaines que le patrimoine.

3/ Enfin une mutualisation de moyens État-collectivités territoriales dans un objectif de préservation et de conservation dans une géométrie croisée de territorialité et de compétence.