Histoire de la rénovation d'un des rares tours-monastères fortifiés, classé monument historique.

 

Haut lieu de l'histoire du monachisme en Europe occidentale, l'île Sainte abrite une communauté religieuse, propriétaire depuis son retour au XIXème siècle et recèle également les vestiges de l'occupation militaire puisque l’île fût à plusieurs reprises une place forte frontalière.

Les protections sont multiples sur l’île : classement au titre des monuments historiques (Monastère fortifié Saint-Honorat, chapelles de la Trinité et Saint-Sauveur, fours à boulets pointe Est et pointe Ouest de l'île), site classé, zone Natura 2000 et d'intérêt faunistique et floristique.

 

Le monastère est un des rares exemples de tour-monastère fortifié encore quasiment intact avec un cloître à niveaux superposés.

Après les études et travaux de restauration aidés par le ministère de la culture à hauteur de 50 % de la chapelle Saint-Sauveur, l’ancien monastère fortifié a fait l’objet d’étude et d’une première phase de travaux sur la même base.

Le Plan de Relance concerne la seconde tranche de travaux de restauration et de mise en sécurité du monastère, et comprend aussi un suivi archéologique et des fouilles localisées. L'opération en cours actuellement consiste d'une part à stabiliser le monument en lui redonnant le clos-couvert et d'autre part à pérenniser l'ouverture au public et l'usage culturel et cultuel dans un paysage exceptionnel.
Du point de vue technique, une prouesse particulière et remarquable de ce projet est de restituer une toiture à la double nef du « noyau A », parfaitement intégrée, ce qui rendra praticable et utilisable cet espace aujourd'hui visité dans son état de ruine.

Le plan France Relance va apporter une aide de 930 000 euros pour contribuer à des travaux de rénovation estimés à 1 860 000 € pour cette deuxième tranche. Les travaux sont  en cours.

 

Cette phase de travaux bénéficie également d’une opération de mécénat de la part de la Fondation du patrimoine (34 864 €).