Histoire en bref...

L'ethnologie est apparue au sein du ministère de la Culture avec la volonté d'élargir la notion de patrimoine à des éléments de la vie quotidienne ainsi que l'engouement pour le recueil des traces de modes de vie en voie de disparition, notamment dans le milieu rural. En 1980 sont créés un Conseil du patrimoine ethnologique et une Mission du patrimoine ethnologique.

Au sein des directions régionales des affaires culturelles, les conseillers à l'ethnologie se font le relais de la Mission du patrimoine ethnologique. De nombreux programmes de recherche autour des savoir-faire, de la parenté ou encore de l'ethnologie en milieu urbain et industriel sont alors mis en oeuvre.

Au cours des décennies suivantes, l'appréhension du concept de patrimoine ethnologique ainsi que le rapport entre les agents du ministère et les populations « enquêtées » va évoluer.
Plus que de sauvegarde ou de conservation, une attention particulière est portée aux processus de mise en patrimoine en tenant compte de la pluralité des acteurs et des engagements dans ce que l'on peut appeler une co-production des patrimoines. Cette approche permet d'accompagner le changement de regard sur un environnement ou un objet qui revêt la qualification de patrimonial, en tenant compte des différents enjeux qui le traversent (économiques, politiques, écologiques, etc.).

Aujourd'hui, les problématiques développées par les ethnologues au sein du ministère de la Culture ont dépassé le domaine patrimonial proprement dit pour toucher de façons très large les mutations de la société française. La question de la mémoire à travers les modalités de présence et d'évocation du passé occupe une place importante.