L’exposition « Tromelin, l’île aux esclaves oubliés » relate les résultats des recherches historiques et archéologiques menées sur cet îlot corallien d’1 km² entre 2006 et 2013 par le GRAN et l’Inrap. Les fouilles ont retrouvé l’épave de l’Utile qui y fit naufrage en 1761 et ont mis au jour les vestiges liés à la survie des 80 esclaves abandonnés pendant 15 ans.

Cette exposition, reconnue d’intérêt national par le ministère de la Culture est une coproduction du Château-Musée de Nantes et de l’Inrap, Max Guérout (GRAN) et Thomas Romon (Inrap) en ont assuré le commissariat scientifique.

 

Inaugurée à Nantes en 2016, l’exposition a voyagé de Lorient à Bordeaux, de Bayonne à l’île de Tatihou et au Musée de l'Homme à Paris pour la métropole avec une version qui a circulé dans les Antilles et en Guyane.

À La Réunion, elle a été présentée au Musée Stella Matutina en 2016. Une adaptation légère de l’exposition a été créée et traduite en anglais et en portugais pour pouvoir circuler dans la zone océan Indien.

Cette version est déployée à la bibliothèque universitaire de La Réunion du 24 octobre au 13 décembre, augmentée de vitrines qui présentent des objets archéologiques encore jamais exposés. Ceci a été rendu possible grâce à un partenariat entre les TAAF et l’université et avec le concours de la DAC de La Réunion qui conserve les objets de Tromelin au sein du centre de stockage des biens archéologiques de La Providence.

 

Le président du conseil académique de l’université, la préfète des TAAF et la directrice des affaires culturelles ont inauguré le 4 novembre cette exposition à l’occasion d’un vernissage qui a permis aux étudiants de découvrir la scénographie en avant première et de poser leurs questions directement à la préfète des TAAF et aux archéologues de la DAC de La Réunion, d’abord en salle puis lors d’une visite guidée de l’exposition.

 

 

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