Sous le haut patronage de la ministre de la Culture et de la Communication, Arnaud Littardi, directeur régional des affaires culturelles d'Aquitaine – Limousin - Poitou-Charentes et Monseigneur Hervé Gosselin, évêque d’Angoulême, inaugureront le Trésor de la cathédrale Saint-Pierre d’Angoulême, en présence de Xavier Bonnefond, maire d’Angoulême, et du sculpteur Jean-Michel Othoniel, le vendredi 30 septembre 2016 à 11h30. La visite guidée du Trésor devrait être ouverte au public à partir des fêtes de la Toussaint.

Le projet de la mise en valeur du Trésor de la cathédrale d’Angoulême a été initié dès 2008. Puis en 2010, l’État en a confié la scénographie au sculpteur Jean-Michel Othoniel, dans le cadre d'une commande publique artistique, soutenue par le mécénat d'Engie.

Le Trésor occupe la chapelle gothique Saint-Thibaud, située le long du mur oriental du transept sud de la cathédrale, ainsi que deux salles au premier étage de cette chapelle.

Le parcours s"effectue donc en "3 stations", dont l'artiste a entièrement transformé l'espace. On pourra y découvrir, notamment, près de 150 objets d'art sacré restaurés.

  • La première salle au rez-de-chaussée est dédiée au Lapidaire, récupéré par Abadie lors de la première restauration de la cathédrale au 19e siècle.
  • La seconde salle à l'étage est consacrée à l’Engagement et est dédiée à la figure du prêtre et aux rituels qui l'accompagnent dans sa foi (avec un mobilier orné de perles noires en verre soufflé de Murano, inspirées des chapelets de prière).
  • La troisième salle à l'étage (dite Le Merveilleux) est une explosion d’or et de couleurs avec nombre de vitraux à fond bleu, réalisés par les ateliers Loire (Chartres). Les murs sont ornés d’une tapisserie à motif or et bleu (faite à la main par l’atelier Offard de Tours). Symboliquement, les lignes du sol, des murs et des vitraux convergent au centre de la croix du grand vitrail. Enfin, devant ce dernier est apposé un reliquaire, créé par l'artiste, destiné à abriter une relique de saint Pierre Aumaître, prêtre charentais mort, en 1866, en martyr en Corée et canonisé en 1984.

Cette inauguration s'inscrit, cependant, dans un projet plus large (engagé dès 2007 par la Direction régionale des affaires cultures/Conservation régionale des Monuments historiques), visant à restaurer l'état néo-roman de la cathédrale, fortement remanié au 19e siècle.

La restauration de la cathédrale d’Angoulême et la mise en scène de son Trésor, témoignent ainsi de la constance que l’Etat déploie dans la valorisation de son patrimoine sur l’ensemble du territoire national.