C'est avec une profonde émotion que j'ai appris la mort d'Hervé Ghesquière, journaliste à France Télévisions,  ce mercredi, à l'âge de 54 ans. Homme de conviction et de terrain, Hervé Ghesquière  incarnait la figure du journaliste engagé.

Né à Lille en 1963, il a vécu sa jeunesse à Marcq-en-Baroeul. Passionné de rugby, il a travaillé à Fréquence Nord et a été enseignant à l'Université de Valenciennes et à l’École Supérieure de Journalisme de Lille mais aussi en Ouzbékistan et au Tadjikistan (fondation George Soros), au Vietnam et au Cambodge.

Voyageur inlassable, les journaux et magazines de France Télévisions lui doivent beaucoup : il avait  réalisé de nombreux grands reportages, couvrant notamment les conflits en Croatie, en Bosnie ou au Rwanda. Otage d’un groupe taliban en Afghanistan avec son confrère  Stéphane Taponier entre 2009 et 2011, il avait, avec courage, relaté cette  captivité dans un ouvrage intitulé « 547 jours ».

Il était également l'auteur de "La blessure : Sarajevo, la vie après la guerre" paru en 2016.

Depuis 2012, il était journaliste pour le magazine "Envoyé spécial" et s'impliquait sans relâche dans la défense des otages français à l’étranger.

Mes pensées vont à sa femme, à sa famille et à ses proches.