Marcel Cuvelier vient de disparaître.

La richesse et la diversité de sa carrière, commencée dans les années 1950, laisse une trace particulière. Grand homme de théâtre, de cinéma et de télévision, il a marqué les spectateurs français par ses interprétations autant que par ses mises en scène.

D’abord acteur et metteur en scène de théâtre, il a adapté, mis en scène et interprète Oblomov au Studio des Champs-Élysées. Il a également joué et mis en scéne plusieurs pièces d'Eugène Ionesco, au Théâtre de Poche puis au Théâtre de la Huchette, dont il fut le pilier, la Cantatrice chauve et La Leçon, notamment. On se souvient aussi de ses mises en scène de "Demain une fenêtre sur rue" de Jean-Claude Grumberg, et de "L'Augmentation" de Georges Pérect.

Son interprétation magistrale dans la pièce de Guitry "Mon père avait raison", pour un second rôle, lui avait valu en 2000 un Molière du meilleur comédien.

Il a également joué dans de nombreux films qui ont marqué l’histoire du cinéma français : Ascenseur pour l'échafaud de Louis Malle en 1958, La Vérité de Henri-Georges Clouzot en 1960, Le Doulos de Jean-Pierre Melville en 1962, La Guerre est finie d'Alain Resnais en 1966, L'Aveu de Costa-Gavras en 1970 et Stavisky d'Alain Resnais en 1974.

Il fut aussi un remarquable acteur de télévision dans Les Cinq Dernières Minutes, Vidocq, Les Enquêtes du commissaire Maigret ou Vipère au poing, qui le rendirent plus que jamais familier et aimé des spectateurs français.