J'adresse mes chaleureuses félicitations à Marc Lambron, qui vient d'être élu à l'Académie française au fauteuil de François Jacob, prix Nobel de médecine.

 

Les Immortels ont exprimé leur désir d'accueillir une personnalité fascinante parce que multiple : à la fois énarque, conseiller d'Etat et agrégé de lettres ; à la fois passionné de littérature et de rock ; à la fois écrivain, critique littéraire au Point et chroniqueur à Madame Figaro et membre du Conseil des Arts et des Lettres.

 

Mais c'est sans doute au romancier que sont allés leurs suffrages.

Depuis ses débuts éclatants, à l'âge de trente ans, avec « L'impromptu de Madrid », où l'on retrouve un ton proche de celui de Paul Morand, il nous a donné de nombreux romans, comme « 1941 » ou « Les menteurs ». Et c'est sans doute aussi à son dernier, bouleversant récit de deuil, « Tu n'as pas tellement changé », que les Immortels ont pensé.