Hommage d'Aurélie Filippetti, ministre de la Culture et de la
Communication, à Ray Bradbury

Avec Ray Bradbury, c'est un géant de la littérature mondiale qui disparaît. Un
romancier véritablement visionnaire qui a donné ses lettres de noblesse à la
science-fiction, qu'il considérait comme « une description de la réalité » par
opposition au fantastique, « une description de l'irréel ».

En 1954, son recueil Chroniques martiennes sera le premier numéro de la
collection Présence du futur, collection d'ouvrages de science-fiction, des
éditions Denoël.

Fahrenheit 451 et Chroniques martiennes, ses romans cultes, sont de ceux
qui traversent les siècles en bouleversant et en enflammant l'imagination de
leurs lecteurs. Nous avons tous été marqués par Fahrenheit 451, cette fable
inspirée des autodafés nazis de livres, adaptée au cinéma par François
Truffaut en 1966. Peu d'oeuvres ont aussi bien dénoncé les grands maux de
notre siècle : la censure et le totalitarisme, les dangers de la modernité, la
société de consommation.

Bradbury était un humaniste, inquiet de la survie spirituelle de l'humanité.
Cette inquiétude l'a poussé à écrire frénétiquement depuis l'âge de 17 ans,
en autodidacte, dans toutes les formes d'écritures : cinq cents nouvelles,
trente romans, pièces de théâtre, scénarios. C'était sa façon à lui de « vivre
pour toujours ».