Aurélie Filippetti, ministre de la Culture et de la Communication, décide
de placer sous le régime de l'instance de classement au titre des
monuments historiques, 18 immeubles formant le front sud de la rue
des Carmes, à Orléans (Loiret).

Les immeubles de la rue des Carmes
Les immeubles, construits du Moyen Âge au XVIIIe siècle, ont été repérés
comme quartier historique par la zone de protection du patrimoine
architectural, urbain et paysager (ZPPAUP) d'Orléans, approuvée en 2008.
Le règlement de la ZPPAUP les considère comme « un tissu homogène,
d'une très grande valeur d'ensemble », qui doit être protégé et mis en valeur.
Les façades, en pierre ou à pans de bois, dissimulées aujourd'hui sous
l'enduit, les cages d'escalier, les caves remontant à l'époque médiévale,
constituent d'authentiques et précieux témoins du patrimoine orléanais.

Par ailleurs, deux de ces immeubles, une maison à pans de bois du XVIe
siècle et un immeuble construit en 1794 par l'architecte orléanais Benoît
Lebrun, ont fait l'objet d'une proposition d'inscription au titre des monuments
historiques, en totalité, de la commission régionale du patrimoine et des sites
(CRPS), le 19 novembre 2011.

Le projet de démolition
La démolition de ces maisons a été envisagée dans le cadre du projet de
zone d'aménagement concerté (ZAC) « Carmes-Madeleine », qui concerne
la requalification du quartier ouest du centre-ville d'Orléans et prévoit un
élargissement de la rue pour y accueillir le tramway.

Après déclaration d'utilité publique de la ZAC par arrêté préfectoral, le 13
avril 2012, des demandes de permis de démolir ont été déposées pour les
immeubles de la rue des Carmes.