Discours de Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture et de laCommunication, prononcé à l'occasion de la remise des insignes deChevalier dans l'ordre des Arts et des Lettres à Taambati Abdou,Michel Charpentier, Mikidache, Cécile Pelourdeau

C’est une occasion très spéciale qui nous réunit ce soir : la célébration de
l’Année des Outre-mer, d’une part, et l’accession de Mayotte, enfin, au
statut de département français. C’est donc plus que jamais l’occasion de
rendre hommage à des acteurs majeurs de la vie culturelle mahoraise, car
c’est avec vous que nous pourrons construire, ensemble, une politique
culturelle plus visible, dont Mayotte a tant besoin.

Chère Taambati Abdou,
À Bouéni, sur la côte ouest de la Grande-Terre, où j’espère pouvoir me
rendre un jour, on trouve de belles plages, des makis apprivoisés, un
maquis de tôles ondulées au milieu des minarets. Et puis il y a aussi celle
qui fut la première femme taxi-brousse de Mayotte, pour conduire ses
clients jusqu’à Mamoudzou, ou pour assurer en ville le transport scolaire.
Les gens de Bouéni n’ont pas oublié, et vous êtes considérée comme l’une
des grandes figures de la ville, avec vos chambres d’hôtes aussi, et votre
activisme associatif hors du commun. Pour Mayotte, vous jouez un rôle
majeur pour la promotion de la condition féminine et de la culture
mahoraise.

Sans doute le fait d’avoir beaucoup voyagé n’est-il pas étranger à ce
souci, chez vous, de faire connaître à l’extérieur des pratiques
quotidiennes qui relèvent d’une intimité insulaire. Pendant votre enfance,
vous connaissez la Grande Comore ; plus tard, par votre mari militaire,
vous vivez en métropole, à Castres, ainsi qu’à La Réunion.

Formée à l’artisanat et très tôt sensibilisée au développement social en
milieu rural, c’est en 1988 que votre amie Hossoymati vous confie les clefs
de « Ussarouma », une association dédiée aux femmes, plus
particulièrement celles qui ne sont pas allées à l’école et qui ne travaillent
pas. Vous vous fixez comme objectif de leur apprendre à produire et à
vendre, afin qu’elle puisse vivre de leur artisanat. C’est le début, pour
vous, d’un très fort engagement associatif. En 1997, vous créez
« Msindzano » (santal en mahorais), dans le même esprit, en incluant
également dans les activités de l’association la vannerie et la broderie. En
2004, enfin, c’est « Ouzouri Mwa’Troumché », la « beauté de la femme » -
un très beau nom pour une association -, qui voit le jour. C’est à la tête de
ce précieux tissu associatif que vous oeuvrez, en parallèle de votre activité
de chambres d’hôtes, à la sauvegarde de la culture et des traditions
mahoraises, sous toutes ses formes : la cosmétique, le chant, la musique
et la danse, la gastronomie, dans l’objectif de mieux les faire connaître à
l’extérieur.

Je choisirai ce soir de mettre l’accent sur l’une de vos activités : l’art du
miongo, ce bâtonnet de feuille de cocotier enduit de kaolin, qui est
l’instrument du maquillage.

À l’heure des produits de beauté mondialisés, on oublierait à bon compte
que dans la très grande diversité géoculturelle de la cosmétique, les règles
quotidiennes de la pudeur et de la beauté peuvent recéler un savoir-faire et
une créativité extraordinaires. C’est le cas, à coup sûr, du masque de
beauté de tradition comorienne, et son univers créatif marqué par une
profonde connaissance des plantes, des onguents et des décoctions, où
l’on frotte le santal acheté sur le marché de Mamoudzou, où l’on ajoute
parfois le curcuma, l’avocat et la grenade, le tout au service de la parure,
de la foi et de la fête. Mayotte est au coeur d’une espace culturel où le
maquillage joue une fonction sociale et esthétique essentielle, de Djibouti
et la Somalie à Madagascar, au Mozambique aussi, et quelles que soient
les confessions. On se maquille au quotidien pour sortir, pour protéger sa
peau et la parfumer, pour l’embellir. L’art du masque de beauté prend une
dimension exceptionnelle pour les événements les plus importants de la
vie : les deuils, la puberté, le mariage. Pour ce dernier, le masque se doit
bien sûr d’être unique.

Et s’il y a les masques pour plaire, il y a aussi les masques de la foi.
Chaque semaine, les femmes mahoraises se réunissent pour le debah,
cette cérémonie féminine où l’on récite les principaux épisodes de la vie du
prophète. Dans cet islam vivant, le maquillage au kaolin est un élément
tout aussi essentiel que les bijoux et les vêtements, la musique et le
rythme. Hier après-midi, à Paris, on pouvait écouter un debah mahorais à
la Cité de la Musique. Cette meilleure connaissance de la culture de
Mayotte, en métropole comme à l’étranger, c’est justement ce à quoi vous
dédiez aussi, chère Taambati Abdou, votre énergie.

Il y a dans votre conception de la cosmétique quelque chose qui relève de
l’étymologie du terme, et donc d’une vision du monde. Vous faites le pari
qu’il y a pour ces pratiques un espace possible pour une commercialisation
de l’artisanat qui leur est associé : la fabrication des poudres et des
masques. À une époque où la pure consommation de nos sociétés
développée fait de plus en plus sentir un besoin de renouer avec des
pratiques qui font sens, je suis tout à fait prêt à croire que votre pari est le
bon.

Mais il y a aussi une dimension patrimoniale à votre engagement associatif
que j’aimerais souligner ce soir : face à la fragilité des cultures
immatérielles, vous partez du principe que les faire connaître, c’est le
meilleur moyen de les sauver. C’est une leçon de dynamisme et
d’ouverture qu’ainsi vous donnez à tous les acteurs de la culture et de
l’artisanat mahorais.

Chère Taambati Abdou, au nom de la République Française, nous vous
faisons Chevalier dans l’Ordre des Arts et des Lettres.

Cher Michel Charpentier,
La revue « Univers Maoré », la « lettre naturaliste », le projet de musée
des traditions populaires, l’éco-musée de la vanille et de l’ylang-ylang… À
Mayotte, il est difficile de trouver un projet ou une réalisation à vocation
environnementale et culturelle auquel votre nom ne serait pas associé.

Avec vous aussi, on peut mesurer l’importance que revêt la vie associative
pour la préservation et la promotion d’environnements naturels et culturels
fragiles.

Né en métropole, vous êtes néanmoins un familier de l’Outre-mer pour
avoir « bourlingué », selon l’expression de Cendrars, de la Guyane à la
Nouvelle Calédonie, avant de vous fixer à Mayotte. Votre attachement pour
cette dernière se caractérise par un investissement toujours renouvelé
dans les différents domaines que vous investissez.

Votre casquette de professeur agrégé d’histoire et de géographie fait de
vous un gardien du patrimoine historique et culturel en même temps
qu’écologique. Vous vous illustrez d’abord dans vos fonctions
pédagogiques d’enseignant puis de conseiller chargé de mission
d’inspection à Mayotte à partir de 2005, avant d’être chargé du service
éducatif des Archives départementales. Les qualités que vous mettez au
service de vos fonctions ainsi que votre engagement sans faille sont
remarquées et vous valent d’être fait chevalier des Palmes académiques.

Votre formation d’historien vous conduit à prendre un poste de conseiller
scientifique aux Archives départementales depuis 2008. Vous êtes engagé
dans le projet de déménagement de ces archives dont j’aurai le plaisir de
visiter le chantier demain. Ce travail considérable, vivement encouragé par
l’Etat, est l’un des symboles de l’accession de Mayotte au statut de
département français, et je tiens à vous rappeler que mon ministère prête
une attention toute particulière à l’accompagnement des initiatives des
collectivités territoriales de ce type.

Les Archives départementales pourront ainsi recueillir la mémoire et la
culture mahoraises dans un souci de transmission et de conservation. Je
sais combien cette volonté est également la vôtre. Vous n’avez de cesse
d’organiser des actions et des événements notamment grâce à votre
travail au Conseil de la Culture, de l’éducation et de l’environnement de
Mayotte.

Parallèlement, vous oeuvrez à la protection de la faune et de la flore
mahoraises, parmi les plus riches de l’Océan Indien. Votre fonction de
président des Naturalistes de Mayotte, association à laquelle vous êtes lié
dès sa création en 1999, vous amène à développer une réflexion de fond
sur les moyens de concilier le développement de l’île et la préservation de
son environnement exceptionnel. Votre association a pour vocation
d’encourager la recherche dans les domaines culturels et
environnementaux, dans une perspective de protection et d’éducation.

L’éducation et la sensibilisation, tels sont aussi les maîtres mots de votre
action. Outre les sorties de découverte de l’île, vous multipliez les
conférences et les interventions écrites entre histoire et écologie, et vous
éditez la Revue des Naturalistes de Mayotte, Univers Maoré.

L’organisation de concours destinés à la jeunesse, en liaison avec la
direction des affaires culturelles de la préfecture, sur les thèmes de la
préservation du patrimoine culturel et naturel mahorais comme le rallye du
patrimoine et les clubs naturalistes juniors, sont au coeur de votre
démarche de sensibilisation de la jeunesse – un encouragement à la prise
de conscience d’autant plus important que l’on connaît la jeunesse de la
population de Mayotte. Si Mayotte peut continuer à être un des hauts lieux
de la biodiversité dans l’Océan indien, c’est aussi grâce à des
engagements comme le vôtre – comme en témoigne la gestion, par
l’association, de l’ilôt Mbouzi, la première réserve nationale de Mayotte.

Cette action que vous portez depuis plusieurs années déjà, dans laquelle
vous investissez votre savoir-faire et votre force de conviction, vous l’avez
également matérialisée avec l’éco-musée de la vanille et de l’ylang-ylang,
ouvert depuis 2001, dans l’objectif aussi, de mieux mettre en valeur le site
de Jimawéni. Ce musée contribue depuis lors à la promotion et à la
valorisation du patrimoine mahorais. Pour vous, il s’agit de porter les
valeurs culturelles de l’île, en même temps que de rappeler la fragilité de
son écosystème.

Vous avez mesuré combien les enjeux de la culture mahoraise, au-delà de
la seule préservation du patrimoine historique, doivent s’inscrire dans une
perspective environnementale tournée vers l’avenir. Le projet porté par le
musée de l’ylang et des plantes à parfum vient d’ailleurs d’être retenu dans
le cadre du Pôle d’Excellence Rurale : vos efforts n’ont pas été vains, et
votre action a sans conteste joué un rôle crucial dans cet aboutissement.

On retrouve votre ainsi empreinte dans plusieurs des grands projets mis en
place par Mayotte. La Préfecture vous a ainsi invité récemment à lancer
avec votre association une réflexion prospective sur ce que pourrait être un
musée de tradition populaire à Mayotte, et vous animez depuis un groupe
de travail en ce sens. Homme de conviction, vous jouez un rôle majeur
dans la réflexion et la mobilisation qu’appellent les délicats arbitrages de la
protection et de la mise en valeur du patrimoine mahorais, tant naturel que
culturel, auquel vous avez toujours manifesté un attachement personnel et
profond.

Cher Michel Charpentier, au nom de la République Française, nous vous
faisons Chevalier dans l’Ordre des Arts et des Lettres.

Cher Mikidache,
Qui est celui qui se cache derrière ce surnom qui signifie « quelqu’un de
bien » ? Comment devient-on l’un des plus grands talents des musiques
d’outre-mer ?

Né d’un père indépendantiste, vous n’avez que 6 ans quand vous quittez
Mamoudzou. L’affrontement de 1974 entre ceux qu’on appelait alors les
« sorodats » et les « serrez-la-main » ne laisse guère le choix à votre
famille, qui part s’installer sur la Grande Comore, à Moroni. C’est là qu’à
l’adolescence vous apprenez la guitare en autodidacte, sur l’instrument
d’un diplomate sénégalais conseiller du président comorien. Après avoir
fondé votre premier groupe, Sy, que vous rebaptiserez Ylang-ylang, vous
tentez l’aventure parisienne en 1986, à l’âge de 17 ans. Les rencontres
avec le milieu artistique africain s’avèrent fructueuses et débouchent sur
un premier enregistrement. Mais tout cela vient un peu tôt, diront vos
parents, qui vous imposent le fameux « passe ton bac d’abord ». Vous
revenez donc en 1989 à Moroni, où vous passez votre baccalauréat, avant
de visiter votre île natale, Mayotte, sur laquelle vous posez enfin votre
premier regard d’adulte.
De retour en France en 1995, la débrouille des débuts s’avère gagnante.
Un peu de « sciences éco » à Aix-en-Provence, un « petit boulot » dans un
fast food pour gagner un peu d’argent, puis de retour à Paris – qui mérite
décidemment sa réputation comme étant l’une des capitales des musiques
africaines -, c’est Jules Bikoko, le contrebassiste camerounais qui vous
met le pied à l’étrier, avec la complicité du compositeur Armand Amar, de
Fabrice Thompson à la batterie et de Pascal Pallisco à l’accordéon. Vous
lancez votre premier album deux ans plus tard, « Kauli » (1997) – avec des
textes en mahorais et en français, pour lequel vous obtenez le prestigieux
Prix Découverte de RFI en 1999, avec un jury présidé par Manu Katché.

C’est la révélation : les portes du New Morning et du Bataclan vous sont
ouvertes. Celles de l’Allemagne aussi, de la Suisse, et du Fespam, le
grand festival panafricain de musique de Brazzaville.

Après avoir pris le temps de la maturation, vous sortez en 2004 votre
second album, « Hima », qui signifie « debout, lève-toi » : la
reconnaissance critique est immédiate pour cet opus où vous vous
appuyez sur votre fidèle équipe, en accueillant au passage quelques
grandes stars parisiennes comme Régis Gizavo, l’accordéoniste
malgache, ou encore Magic Malik à la flûte. Vous participez alors au
Donia, le festival de Nosy Bé à Madagascar – pas très loin d’ici - puis aux
Francofolies de La Rochelle de 2005, avec les autres lauréats du concours
« 9 semaines et 1 jour » organisé par RFO. Avec M’godro Gori, votre
troisième album chanté en mahorais et en malgache avec la participation
de très grands noms de la musique de la Grande Île, vous affirmez plus
clairement ces racines malgaches que vous partagez avec une grande
partie des mahorais. C’est sur cette base que vous partez à la conquête
des publics du Solidays, de Musiques Métisses, ou encore d’Africolor
2006, avant de prendre la route de Madagascar et du festival Sakifo de La
Réunion.

Alors que vous chantez en duo avec votre ami M’Toro Chamou, à la fin de
l’année 2007, après 12 ans passés en métropole, vous choisissez de partir
vous installer à Mayotte, où vous n’aviez jamais vécu depuis votre petite
enfance. C’est un choix de vie et un engagement que vous manifestez,
dans l’idée de contribuer à redynamiser la scène musicale mahoraise. De
cette scène, celui que l’on surnomme souvent « la voix d’or des Comores »
est désormais l’une des plus grandes fiertés.

Car Mikidache, c’est une rythmique que l’on reconnaît entre toutes, celle
d’un guitariste hors pair, aux accords libres et aux paroles qui portent le
message du relèvement, de la liberté et du respect. Je pense à ce que loin
d’ici, Edouard Glissant, dans un univers ultramarin différent, appelait la
« poétique de la relation » : vous nous offrez une musique marquée par les
perceptions plurielles de la diaspora, par les allers-retours qui créent le
décentrement du regard - le regard sur l’autre, le regard de l’autre, que l’on
croise lors des rondes de pleine lune.

Cher Mikidache, au nom de la République Française, nous vous faisons
Chevalier dans l’Ordre des Arts et des Lettres.
Chère Cécile Pélourdeau,
La directrice de l’école de musique de Mamoudzou que vous êtes s’est
toujours investie simultanément, depuis son adolescence, dans deux
passions : la musique d’un côté, la mode et l’habillement de l’autre.

Ancienne élève du conservatoire national de région de Nancy, vous faites
votre lycée à Amiens puis à Paris, et passez vos brevets de technicien
dans l’habillement et la haute couture. Votre passion pour la musique vous
donne parallèlement la volonté de transmettre, et dès les années 1980,
vous donnez des cours particuliers de solfège et de violon.

Lors d’un premier séjour à Mayotte, vous vient l’idée d’y créer un atelier de
confection. Cet investissement personnel ultramarin n’aura de cesse de se
rappeler à vous pendant votre vie professionnelle dans la mode en
métropole – particulièrement, j’imagine, les jours de grisaille parisienne.

Dans les années 1990, vous vous installez finalement à Mamoudzou, où
vous vous décidez de mener de front vos deux domaines de compétence :
ce sera d’un côté l’école de musique Rapsodie Mayotte, où vous donnez
des cours de solfège et de violon en 1er et 2e cycle ; de l’autre, l’atelier de
confection pour enfants Wana Watu, et la création d’une formation pour un
CAP de couture.

Vous transformez l’essai en créant vos deux associations : « Musique à
Mayotte », dont le dixième anniversaire en 2008 a donné lieu à
l’enregistrement d’une « Symphonie au Soleil Levant de l’Afrique » - à
laquelle Mikidache a d’ailleurs participé. « Musique à Mayotte » vous
donne le cadre qui vous permet de créer l’école de musique, d’en recruter
les professeurs, d’en établir le cadre pédagogique et la programmation.

Le défi est de taille et vous partez de loin, au vu de l’absence de toute
formation musicale à Mayotte, particulièrement au niveau des
établissements scolaires. Il s’agissait de pallier un vide et de répondre à
une demande. Il était naturel que l’Etat et les collectivités locales vinssent
vous soutenir dans ce projet d’envergure, qui s’est également mué en un
lieu d’ouverture, à la rencontre des musiques d’ailleurs. Dans cette scène
musicale mahoraise en quête d’assurance, vous jouez un rôle essentiel.

C’est d’ailleurs tout naturellement que vous êtes ici le relais de la SACEM
pour sa délégation régionale Océan Indien. Aujourd’hui à Mayotte,
s’inscrire à la SACEM pour toucher des droits d’auteurs n’est plus une
pratique exotique, et à cela, vous avez également contribué.

Votre autre association, c’est « Ouhayati » (« ce qui vit », en mahorais),
que vous créez en 1999 afin d’établir un centre de productions artisanales,
d’expositions et de rencontres artistiques à Mamoudzou. Vous vous
donnez alors pour objectif d’aider les jeunes artistes et artisans mahorais à
gagner leur vie, à travers une structure qui fonctionne comme une
entreprise d’insertion, en valorisant le travail, le devoir et les engagements
réciproques. Les 400 m2 d’ateliers et leurs boutiques matérialisent
désormais une ressource non négligeable pour les artisans qui s’y
associent.

Votre double engagement en faveur de la formation musicale et de
l’artisanat fait de vous l’une des figures qui oeuvrent le plus à la
structuration et la professionnalisation dont la vie culturelle mahoraise a
besoin.

Chère Cécile Pélourdeau, au nom de la République Française, nous vous
faisons Chevalier dans l’Ordre des Arts et des Lettres.