Avec Thierry Jonquet, le roman policier perd l’un de ses auteurs les plus brillants mais aussi les plus sombres.

Avant de se lancer dans l’aventure littéraire, pour gagner sa vie, Thierry Jonquet avait connu bien des « petits métiers ». Il avait travaillé ensuite en milieu hospitalier, dans des services particulièrement éprouvants. Une somme d’expériences au contact de l’humanité souffrante qui lui sera évidemment très précieuse lorsqu’il prendra la plume.
Cet auteur au ton et à l'inspiration si souvent désespérés aura eu pourtant la joie de voir vite son talent reconnu: c'est l'un de ses premiers romans, « La belle et la bête », qui avait été choisi pour être édité sous le numéro 2000 de la Série noire.
Thierry Jonquet était un homme engagé qui défendait avec beaucoup de conviction, de ferveur, les idées qui lui étaient chères. Cet engagement n'aura pas nui, comme cela arrive, à l'écrivain. Plume en main, le militant était d'abord romancier.