Par ce déplacement, Frédéric Mitterrand tient à exprimer au nom du Gouvernement la solidarité de la France pour un pays en convalescence après le séisme du 11 mars 2011. Il manifeste ainsi également sa confiance dans l’avenir du Japon et sa volonté d’être aux côtés des Japonais dans la reconstruction du Tohoku.

Le Ministre rencontrera son homologue japonais à Tokyo, ainsi que les principales autorités des régions touchées par le séisme en se rendant dans la préfecture de Fukushima et sur certains sites touchés par le tsunami. Il participera ainsi à la cérémonie du 14 juillet organisée par l’Ambassade de France à la préfecture de Fukushima.

Frédéric Mitterrand souhaite, au-delà du geste symbolique, montrer sa volonté à intensifier les relations culturelles entre la France et le Japon. En témoignage de la solidarité et de l’amitié de la France, le ministre fera à l’université du Tohoku une lecture de textes d’auteurs français ayant écrit sur le Japon et d’auteurs japonais ayant écrit sur la France.

Le Ministre a pour ambition de développer avec son homologue japonais les échanges dans plusieurs domaines prioritaires :
- Le cinéma. Les dispositifs mis en place par les autorités françaises et japonaises ouvrent des perspectives nouvelles de développement des co-productions entre la France et le Japon. La coopération en matière de formation des professionnels du cinéma constitue un autre domaine de coopération fructueux ;
- Le livre et l’édition. Le ministre informera les autorités japonaises de la décision du Salon du Livre de Paris d’associer le Japon comme invité d’honneur en 2012, afin de renforcer la dynamique positive de ce secteur de notre coopération ;
- L’art contemporain. Au vu de la qualité et de la densité des échanges entre les grandes institutions muséales des deux pays, les deux ministres entendent explorer des possibilités nouvelles de collaboration en matière de création contemporaine.

Frédéric Mitterrand présentera également à ses interlocuteurs japonais les enjeux du sommet ministériel du G8/G20 sur les droits d'auteur à l'ère numérique afin que le Japon, qui pourrait contribuer activement au succès de cette réunion, puisse y être étroitement associé.