La troisième édition de l’Été culturel renforce son soutien aux jeunes artistes récemment sortis des écoles de culture, en leur offrant la possibilité de partager leur travail et de se lancer dans la vie artistique.

Cette année encore, sur l’ensemble du territoire, de nombreux jeunes artistes iront à la rencontre de tous les publics. Résidences, programmes dédiés, ateliers participatifs, médiations… les formats sont nombreux et valorisent tous les champs de la création.

L’art en PACA

La DRAC Provence-Alpes-Côte d’Azur, en partenariat avec les écoles d’art de la région*, a souhaité mobiliser à cette occasion les jeunes artistes diplômés. Ils seront accueillis pendant tout l’été pour des résidences de deux semaines dans diverses structures d’accueil, et partageront leur temps entre leur création personnelle et des moments de transmission et d’échanges.
Une centaine de jeunes artistes iront ainsi présenter leur travail et partager leur processus de création avec les habitants ou vacanciers de la région, dans des centres de loisirs, villages de vacances, centres sociaux, maisons de retraites, crèches, centres d’hébergement, centres de soins. 
* L'École nationale supérieure de la photographie d’Arles, la Villa Arson à Nice, l'École d’art d’Avignon, l'École d’Art de Marseille, l'École d’art d’Aix-en-Provence, l'École d’architecture de Marseille.

Workshops au Palais de Tokyo

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Le Palais de Tokyo poursuit son programme Y·A·C·M·É (Young Artistes Créateurs Médiateurs Étudiants) pour l’édition 2022 de l’Été culturel. Ce dispositif met en lien de jeunes créateurs et artistes issus des différents champs de la création (arts visuels, spectacle vivant, arts plastiques, nouveaux médias et numérique, BD, architecture, etc.) et les publics pour qu’ils vivent ensemble une aventure humaine et créative hors du commun. Après un appel à candidature sur le thème « Prendre soin », le Palais de Tokyo a retenu dix projets d’artistes de divers horizons créatifs et territoriaux. Cette programmation de workshops s’adresse plus spécifiquement aux structures actives sur le temps périscolaire qui accompagnent les élèves en difficulté, à celles œuvrant pour une meilleure insertion sociale des jeunes adultes en situation de précarité, et enfin aux unités médicales et aux structures accueillant des personnes handicapées. Avec Y·A·C·M·É, le Palais de Tokyo accompagne au plus près de jeunes créateurs, en leur proposant à la fois un tremplin à leur carrière, un soutien financier et une aide au développement de leur réseau. 

« Transat », le festival d’été des résidences d’artistes 

Les Ateliers Médicis présentent une nouvelle édition du festival « Transat » partout en France et dans des lieux divers – bibliothèques, Ehpad, centres de loisirs, centres d’hébergement. Les résidences artistiques proposées durent trois à six semaines. La moitié du temps de la résidence est consacrée à la création personnelle de l’artiste in situ, l’autre moitié à la transmission, la co-création avec le public de la structure accueillante et la mise en commun. Cet été, plus de 150 artistes partiront à la rencontre des habitants, pour partager leurs projets de création, transmettre leur passion et leurs savoir-faire. Pour en savoir plus sur le festival « Transat » des Ateliers Médicis, c’est par là !

Cap à l’Est avec les résidences des « Jeunes ESTivants »

Dans la région Grand Est, plus de 400 jeunes artistes, diplômés de l’enseignement supérieur de la culture, représentant toutes les disciplines, installent pendant quelques semaines leur atelier dans une centaine de communes en zone rurale ou dans les quartiers péri-urbains. Ces artistes en devenir bénéficient ainsi d’une première expérience professionnelle combinant des temps de création partagée et de médiation, des rencontres et des expérimentations avec les habitants du territoire. Ce programme de 116 résidences est coordonné par l’association Scènes et territoires. En 2021, les résidences des « Jeunes ESTivants » ont permis la présentation de 63 projets artistiques tous domaines confondus (architecture, arts visuels, théâtre, musique, audiovisuel, photographie, arts de la marionnette, arts du cirque, conte, écriture, danse et arts plastiques) dans 60 lieux (lieux culturels, tiers-lieux, fabriques artistiques, collectivités, centres sociaux, établissements scolaires et hospitaliers, sites patrimoniaux, bibliothèques, centre de loisirs.)

3 questions à Héloïse Desrivières, écrivaine et metteuse en scène, résidente « Jeunes ESTivants » 2021 et 2022

Comment s’est déroulée votre résidence l’année dernière ?

Héloïse Desrivières : Notre projet Les étincelles été, à destination du jeune public croisait le conte et le théâtre. Pendant trois semaines, nous avons travaillé le jeu et la mise en scène à la Maison de Courcelles. La « pédagogie de la liberté » qui y était pratiquée nous a permis de proposer aux enfants d’être au cœur du processus créatif et de collaborer avec l’équipe des animateurs comme des artistes à part entière. En septembre, en partenariat avec la Ligue de l’enseignement de la Haute-Marne, nous avons testé la proposition scénique lors de nombreuses rencontres avec des écoles de la Région.

Cette résidence vous a-t-elle aidée dans vos projets professionnels ?

H. D. Absolument. Nous avions mené en préalable l’écriture des textes avec les Ateliers Médicis et leur dispositif « Création en cours ». Le dispositif « Jeunes ESTivants » 2021 nous a permis de lancer le travail du plateau : jeu, scénographie, mise en scène. Grâce à cela, des soutiens en production et en diffusion ont pu être mobilisés. Nous avons répété pendant dix mois et la pièce a été lancée le 25 avril 2022 : en deux mois, nous avons joué 25 représentations. Les étincelles d’été est ainsi notre première pièce totalement professionnelle. Artistiquement, nous avons pu consolider notre univers et inventer de nouveaux protocoles de création.

Que présentez-vous cette année ?

H. D. Déesses, je me maquille pour ne pas pleurer est l’histoire Astrid, une jeune maman solo étudiante et Youtubeuse beauté. Seule dans sa salle de bain, elle se confie à ses fleurs, ses abonnées, et renoue avec son corps chamboulé par l’accouchement. Avec un humour mordant et une sincérité crue, Astrid explore son propre choc esthétique.