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Ars-sur-Formans
Basilique
Un monument unique
C'est à Ars, aujourd'hui Ars-sur-Formans, qu'en 1818 fut nommé chapelain un certain Jean-Marie-Baptiste Vianney. Rapidement, la réputation de sainteté du nouveau desservant se répandit, si bien que, du vivant même de son curé, Ars devint un lieu de pèlerinage. Devant cette affluence, le curé entreprit dédifier une vaste église en lhonneur de sainte Philomène. Il approuva les plans de l'architecte lyonnais Pierre-Marie Bossan, celui-là même qui, quelques années plus tard, se vit confier la construction, à Lyon, de la basilique de Fourvière. La construction commença le 1er mai 1862. Toutefois, en raison de l'opposition des paroissiens fidèles à l'ancienne église, le projet de Bossan ne fut pas réalisé en totalité ; c'est son successeur, Sainte-Marie Perrin, qui, à partir de 1897, édifia le transept afin d'harmoniser la liaison entre la nef et le choeur, c'est-à-dire entre l'ancienne et la nouvelle église.
1998-2001 : quatre années de travaux pour un chantier exceptionnel
L Association pour la restauration du sanctuaire d'Ars (A.R.S.) sest inquiétée de la dégradation de l'édifice. Par ailleurs, lanalyse historique fait apparaître que la basilique d'Ars se trouve, pour l'essentiel, dans l'état qui fut le sien du vivant du "saint curé" (nef) ou à l'issue des travaux de Bossan et Perrin (choeur et transept). Dans un double objectif (restaurer la basilique et, en même temps, créer les conditions d'un suivi scientifique et technique de l'édifice) le projet présenté par Eric Pallot, architecte en chef des monuments historiques, envisage une restauration à l'identique et porte notamment sur la maçonnerie, les vitraux, la couverture, la charpente, les décors intérieurs, le chauffage.
La restauration de la basilique d'Ars nécessitera plusieurs tranches de travaux s'étendant sur quatre ans, de septembre 1998 à la fin de l'année 2001.
Ouvert tous les jours de lannée de 7h à 20h. Gratuit.
Informations : 04 74 00 36 32 / 04 74 08 17 17
Internet : http://www.musee-ars.org
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Izieu
Musée-mémorial des enfants d'Izieu
Le 6 avril 1944, la Gestapo de Lyon, sous le commandement de Klaus Barbie, arrête quarante-quatre enfants et leurs sept éducateurs, tous juifs, qui avaient trouvé refuge dans une maison à Izieu (Ain). Dans les semaines qui suivent, quarante-deux enfants et cinq adultes trouveront la mort dans le camp d'extermination d'Auschwitz-Birkenau. Deux adolescents et le directeur de la maison d'Izieu, Miron Zlatin, seront fusillés en Estonie. En déplacement dans le midi de la France, la directrice, Sabine Zlatin, échappe ce 6 avril 1944 à la rafle. De retour à Izieu, elle récupère les lettres et les dessins des enfants.
Inauguré en 1994, le Musée-mémorial des enfants d'Izieu donne aujourd'hui à voir ces lettres et ces dessins. Plusieurs pupitres ont également été retrouvés et réinstallés dans la salle de classe. Dans les dortoirs figurent les portraits de tous les enfants, pour ne pas oublier que c'est quarante-quatre fois un destin singulier et porteur d'espérance qui a été brisé.
En contrebas de la maison, la Grange, ancien bâtiment agricole, présente le contexte historique des événements. L'exposition permanente retrace l'itinéraire des familles des enfants d'Izieu, évoque le sort des onze mille enfants juifs déportés de France et de tous ceux qui furent assassinés par les nazis et leurs alliés. Un espace consacré à la notion de "crime contre l'humanité" et des extraits du procès de Klaus Barbie (Lyon, 1987) complètent la visite.
Ouvert toute l’année de 9h à 17h. Informations : Musée-mémorial des enfants d'Izieu
01300 Izieu - tél. : 04 79 87 21 05 / fax : 04 79 87 25 01
Internet : http://www.izieu.alma.fr
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Miribel
Carillon du Mas Rillier
Un des plus beaux carillons d'Europe : c'est ainsi que l'ont qualifié des dizaines de carillonneurs étrangers après l'avoir joué.
Placé sur un site élevé, il permet, quand on le joue, d'apercevoir le mont Blanc, le Vercors, les Alpes, les Monts du Lyonnais : il offre son beffroi, contenant les cinquante cloches du carillon, à la vue de tous. L'architecte Louis Mortamet, de Lyon, l'a conçu comme un facteur d'orgue conçoit un buffet d'orgue pour y loger deux ou trois mille tuyaux.
Le beffroi du Mas Rillier a ainsi été réalisé en 1946-1947, en fonction du nombre de cloches, de leur volume ; les claustras, les abat-sons ont été également étudiés de manière scientifique. Le résultat est que cet instrument est parfait à tous égards : la diffusion de la musique y est remarquable et le bâtiment, tel le buffet d'un orgue, offre toutes les qualités d'une enceinte acoustique. Pour ces diverses raisons, il est le seul carillon construit au XXème siècle classé "monument historique".
Après une restauration magistrale faite par André Voegele de Strasbourg, il a été le centre de concerts avec choeur et orchestre : au programme, Bernard Têtu (directeur des Choeurs et solistes de Lyon), 250 choristes de l'Ain, une trentaine de musiciens et un comédien. Il a également accueilli le premier Concours d'interprétation pour jeunes carillonneurs, remporté par l'Espagnole Anna-Maria Reverte, de Barcelone.
Ouvert chaque dimanche de juin à octobre, il permet au public d'accéder à la chambre du clavier, et de voir le carillonneur jouer, ainsi que le fonctionnement technique de l'instrument.
Ouvert du 15 juin au 15 août le dimanche à 16h45. Du 5 au 25 septembre, le dimanche à 16h30.
Information : Jean-Bernard Lemoine- carillonneur - 2, chemin des Chapelaines - 74940 Annecy-le-Vieux
Tél. : 04 50 66 17 37
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Saint-Cyr-sur-Menthon
La ferme des Planons, Musée de la Bresse
Située entre Bourg-en-Bresse et Mâcon, au coeur du bocage bressan, la ferme des Planons fut l'un des premiers ensembles ruraux à être classés "monuments historiques" (25 juin 1938).
Cette protection précoce a permis de préserver cet exceptionnel témoignage de l'architecture rurale traditionnelle en Bresse. Les divers bâtiments, dont la construction s'étend du XVe au XIXe siècle, résument l'évolution de cette architecture : toits en tuiles-canal reposant sur une charpente en chêne ; maçonnerie de pisé ; sols intérieurs en carrelage de terre cuite (pour les pièces nobles) ou en terre battue...De plus, l'intérêt de l'ensemble est rehaussé par la présence, sur les côtés est et ouest de la maison d'habitation, de galeries de circulation et de stockage à arcades, ainsi que par l'organisation du logis principal autour de la vaste pièce centrale où s'élève la "cheminée sarrasine", une cheminée à foyer central, "chauffant au large", qui se repère facilement au dehors par la mitre surmontant le toit.
En activité jusqu'en 1988, la ferme des Planons a été acquise depuis par le Département de l'Ain qui, avec le concours de l'Etat, y a installé le pôle bressan de son Musée départemental des pays de l'Ain : inauguré lors des Journées du patrimoine 1995, le musée de la Bresse avait accueilli en deux jours près de sept mille personnes venues découvrir, à travers une mise en scène de l'inventaire après décès du sieur Benoît Chaffol, régisseur du domaine, en 1784, les conditions de la vie quotidienne dans les campagnes bressanes à la fin de l'Ancien Régime. Depuis, le musée de la Bresse - qui ferme ses portes à la mauvaise saison, entre novembre et avril - a accueilli plusieurs dizaines de milliers de visiteurs.
Informations : Musée de la Bresse, Domaine des Planons - 01380 Saint-Cyr-sur-Menthon
Tél. : 03 85 36 31 22
www.ain.fr |
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Trévoux
Le château-fort
Ce château-fort du XIe siècle, classé "monument historique", est la propriété du Département de l'Ain depuis 1822.
Les sires de Villars ont, dès le XIe siècle, occupé le site dune tour de guet carolingienne. Vers 1300, un ensemble fossoyé justifiant le nom de château est attesté pour Trévoux. Au XVe siècle, le château est mieux connu. La Révolution népargne pas ce bâtiment devenu inoffensif et abaisse le donjon de deux étages en 1793. Après un état de complet abandon, il est partiellement restauré par l'administration des monuments historiques en 1959. En 1984, des sondages archéologiques sont effectués dans la cour afin de préciser les bâtiments intérieurs. Ces sondages ont livré des objets dépoque médiévale dont des carreaux et des pointes darbalète.
Situé au sommet du coteau, le château-fort domine la ville de ses trois tours parmi lesquelles simpose un donjon octogone qui apporte ici une note somptueuse par ses assises alternées de pierres blanches et dorées. Il se ferme sur une cour triangulaire, dont la tour octogone occupe la pointe Est ; une haute et élégante tour ronde occupe la pointe Sud, une tour en forme de fer à cheval prolonge la pointe Ouest. On y accède par une petite porte basse. Le donjon est privé de ses voûtes et planchers intérieurs mais on distingue parfaitement la trace des deux étages de salles avec leurs cheminées et leurs ouvertures caractéristiques. Un escalier à vis permet daccéder à un incomparable point de vue sur toute la vallée de la Saône.
Tél . 04.74.00.36.32
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Trévoux
Ancien Parlement de Dombes
Etabli au XVème siècle, le Parlement de Dombes siégeait à Lyon. Louis-Auguste de Bourbon, fils légitimé de Louis XIV, duc du Maine et prince de Dombes, ordonna en 1696 le transfert du Parlement de Lyon à Trévoux. Construit dans un " style simple mais noble ", le bâtiment offre des salles dont la plus belle est sans conteste celle où siégea la cour souveraine jusquen 1771, date de sa suppression. Les locaux accueillirent un temps la sous-préfecture et abritent aujourdhui le siège du tribunal dinstance. On peut y admirer la décoration de la salle daudience, notamment le plafond peint en 1698 par Pierre-Paul Sevin, de Tournon-en-Vivarais (1650-1710), peintre et dessinateur en Italie puis à Paris, où il travailla aux Tuileries et à Versailles. Le thème du décor peint sur le haut des murs et les poutres du plafond est celui de la justice et de la paix. Lensemble du décor a été classé "monument historique" en 1920. Dans la salle des huissiers, a été récemment découverte une peinture murale du XVIIIe siècle (?).
Informations : Office du Tourisme - 33, rue du Gouvernement de Dombes - 01600 Trévoux
tél. : 04 74 00 36 32
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Trévoux
Apothicairerie de lhôpital Montpensier
Il y avait un établissement hospitalier à Trévoux dès la fin du XIVe siècle. Lhôpital actuel fut construit en octobre 1686 par Mademoiselle de Montpensier et par Claude Cachet de Garnerans.
Construit dans un angle de lancienne ville, près des quais de la Saône, il prend appui sur une grosse tour ronde qui est un vestige des anciens remparts de la ville. Le bâtiment principal sordonne autour dune cour carrée avec deux éléments dans les angles un peu plus haut, en forme de tours carrées. Au sud-ouest, un jardin à la française est bordé de pavillons modernes. Lhôpital a été totalement rénové en 1986-1987.
La pharmacie est lélément le plus récent de lhôpital actuel. Cest une grande salle rectangulaire tapissée de boiseries datant peut-être seulement du XIXe siècle. Les rayonnages, exécutés sans recherche artistique, renferment une importante collection de pots remontant pour la plupart au XIXème siècle, mais dont quelques-uns semblent plus anciens. On compte ainsi : 59 pots avec petites poignées et couvercle, 5 pots semblables mais de plus grande taille, 14 grands pots à thériaques et produits semblables, 2 grands pots cylindriques, 8 pots cylindriques en porcelaine de la fin du XIXème siècle, 1 bouteille et deux chevrettes.
Informations : Office du tourisme
33, rue du Gouvernement de Dombes - 01600 Trévoux
Tél. : 04 74 00 36 32
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Ferney-Voltaire
Château de Ferney-Voltaire
En 1758, Voltaire acquiert, auprès du comte genevois Jacob de Budé, une maison forte située à "Fernex", aujourd'hui Ferney (Ain) ; les bâtiments médiévaux, assez délabrés, sont démolis pour faire place à une demeure dans le goût des résidences construites à l'époque dans la région de Genève. Très vite, le château devient trop petit pour accueillir les nombreux hôtes attirés par la réputation du "Patriarche" : Voltaire fait alors appel à Léonard Racle pour ajouter deux ailes à l'édifice. A l'intérieur, il fait aménager en particulier un cabinet des tableaux et la célèbre bibliothèque qu'après sa mort, la tsarine Catherine II fit transférer au château de l'Ermitage à Saint-Pétersbourg.
En véritable seigneur, Voltaire transforme Ferney en ville par la construction d'une centaine de bâtisses, l'installation de fabriques destinées aux horlogers genevois et l'aménagement des terres agricoles. Parallèlement, il justifie sa réputation de défenseur des droits de l'homme en luttant contre le servage des monts du haut Jura et en obtenant les franchises de Gex en 1775.
Si la façade principale du château, orientée au nord-est, nous est parvenue telle que l'a connue Voltaire, la façade opposée a été profondément remaniée au tournant du XIXe siècle ; de même, les intérieurs furent fortement repris par les propriétaires successifs. Néanmoins, le château ne cessa d'attirer les visiteurs et, parmi eux, des écrivains comme Alexandre Dumas, Gustave Flaubert ou Stendhal.
Le château de Voltaire a fait l'objet d'une procédure d'acquisition par l'Etat.
Informations : tél: 04 50 40 05 45
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