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Réponse n° 66

  Monuments historiques
technique armurerie ; fonderie
désignation canon : petite bouche à feu dite canon des ostensoirs
localisation Limousin ; Haute-Vienne ; Saint-Léonard-de-Noblat
édifice église de la collégiale Saint-Léonard
notice édifice
dénomination canon
matériaux bronze : fondu, gravé
description Petite bouche à feu en bronze d'environ 1 m de long, calibre 28mm, pesant près de 20 kg et présentant un écu. La culasse manque. Il est fort probable que cette lacune résulte d'un accident lors du dernier tir de la pièce. Au niveau de l'ouverture arrière du tube on remarque les traces d'un filetage moderne. Ce détail témoigne d'une probable réparation ancienne du tube ou d'une modification destinée à faciliter le chargement de la pièce par l'arrière lors des tirs. L'affût destiné au transport de cette pièce a disparu. Cette bouche à feu présente une morphologie caractéristique des pièces d'artillerie de la fin du 16e siècle ou du tout début 17e siècle avec un premier renfort à pans coupés décoré d'un écu et une volée lisse ornée d'initiales en relief. Elle est à rapprocher du fauconneau en bronze daté de 1574 et découvert au château de Murols en 1985 ou du petit canon en bronze conservé au musée de Saint-Vic à Saint-Amand-Montron, daté du début 17e siècle.
dimensions l = 100 ; pds = 20 kg ; d = 2,8
iconographie écu ; saint Léonard de Noblat ; diacre ; portant ; livre ; chaîne ; épaule ; signe alphabétique
commentaire iconographique Sur le premier renfort se trouve un écu portant une représentation gravée de saint Léonard, vêtu apparemment en diacre, un livre dans la main droite et une entrave sur l'épaule gauche, encadré des lettres S et L.
état manque ; modifications
précision état Manque : la culasse ; modifications : La culasse a été bricolée et modifiée à la fin du 19e siècle (trous filetés), probablement pour permettre un chargement par arrière : on a dû monter une culasse mobile à vis avec des éléments métalliques ferreux, modification qui l'a fragilisée, cassure caractéristique d'explosion.
inscription dédicace ; inscription concernant le commanditaire
précision inscription Inscription concernant le commanditaire au-dessus de l'écu : L NICARD en lettres gothiques ; motif décoratif des lettres en relief S et L répétées sur toute la longueur de la volée.
personnalité(s) Nicard L. (commanditaire, donateur, ?)
siècle 4e quart 16e siècle ; 1er quart 17e siècle
historique Selon Patrick Brissard, cette représentation de l'entrave sur l'épaule du saint est une particularité assez rare : deux autres représentations de ce type repérées tels le vitrail de l'église de Stoke d'Abernon (Surrey), fait en Flandre au 16e siècle, et le retable d'Armillis (Amalfi) vers la fin du 15e siècle. Il semblerait que cette gravure assez sommaire ait été réalisée après la fonte du canon en remplacement d'armoiries aujourd'hui disparues ; la modification d'éléments décoratifs est une pratique peu courante mais elle permet d'éviter la fabrication (toujours coûteuse) d'une nouvelle pièce. Cette dédicace à un saint est très rare : outre le célèbre canon de saint Paul conservé dans les collections du musée du Bargello à Florence et fondu par Cenni, le canon de sainte Barbe conservé au musée maritime de Malte à La Valette, le canon portant un relief de saint Jacques en cavalier des collections du musée de l'Armée, il n'existe pas d'autres canons de ce type connus à ce jour. Au-dessus de l'écu se trouve l'inscription L NICARD en lettres gothiques et la qualité de cette gravure indique qu'elle vient de fonderie, c'est-à-dire qu'elle a été réalisée en même temps que la bouche à feu. Cette inscription renvoie probablement au commanditaire de l'oeuvre et non au fondeur selon l'usage largement répandu à l'époque. Le nom du fondeur était généralement plus discret (initiales à l'arrière sur la plate-bande de la culasse). Motif décoratif des lettres en relief S et L répétées sur toute la longueur de la volée. Ces dernières peuvent faire référence à saint Léonard mais sur les canons de cette période conservés dans les collections publiques les initiales se trouvant sur la volée sont généralement celles du souverain ou celles du commanditaire de la pièce. Ce canon a été donné en 2009 à la confrérie de Saint-Léonard par Mme Charpentier née Mariaud : il était entré dans la famille Mariaud en 1860 en dot du mariage de Flavie d'Augères avec Sicaire Mariaud. Il est connu dans ces deux familles pour avoir tiré à l'occasion de l'ouverture des ostensions de Saint-Léonard ou lors d'évènements familiaux (naissances). Mais aucun document connu n'évoque de coups de canon lors d'ostensions, il s'agit uniquement d'une tradition orale. Le nom NICARD renvoie au nom de l'archi consul de Saint-Léonard-de-Noblat au début du 17e siècle, sieur Nicars archi consul, qui accompagna le prieur de Saint-Léonard pour remettre le 20 avril 1638 à la reine Anne d'Autriche une relique de saint Léonard. Avant 1550, les bouches à feu étaient la propriété personnelle du roi et portaient ses armes et son emblème personnel. A partir de 1550, elles deviennent la propriété de la Couronne et portent les armes de France. Cette petite bouche à feu de la confrérie des ostensions de Saint-Léonard est une pièce très intéressante en raison de son ancienneté car très peu de canons en bronze de cette époque ont été conservés. Le cuivre étant un matériau stratégique en raison de son extrême rareté, les pièces en bronze étaient depuis le Moyen-Age régulièrement refondues pour permettre la fabrication de nouveaux canons.
protection MH 2013/07/10 : inscrit au titre objet
  2012/12/20 : CDOM ; l'arrêté de protection date cette pièce du 4e quart du 16e siècle.
propriété propriété privée
bibliographie Oroux, abbé, Histoire de saint Léonard et de son culte, 1760.
sources Adeline Rabaté (conservateur des Monuments Historiques, Limousin) ; Sylvie Leluc
type d'étude liste objets inscrits MH
copyright © Monuments historiques
date versement 2014/01/23
référence PM87001790
crédits photo Rabaté, Adeline - © Monuments historiques
 
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Requête ((commanditaire) :PERS )
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