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Réponse n° 66

technique peinture
désignation chemin de croix : 14 stations
localisation Champagne-Ardenne ; Marne ; Reims
édifice église Saint-Nicaise
notice édifice
dénomination chemin de croix
matériaux ciment (support) : peinture à l'huile
description 14 panneaux peints à l'huile sur fibro-ciment.
dimensions h = 70 ; la = 70
iconographie chemin de croix
commentaire iconographique 14 stations représentant le chemin de croix.
état oeuvre restaurée
précision état Oeuvre restaurée en 1952 par Jean Berque, auteur des panneaux.
auteur(s) Berque Jean (peintre)
personnalité(s) Charbonneaux Georges (commanditaire)
siècle 1er quart 20e siècle
date(s) 1924
historique L'église Saint-Nicaise est située dans la cité-jardin du Chemin Vert dans le sud de l'agglomération rémoise, cité créée après 1918 par le Foyer Rémois, fondé en 1912 par l'industriel Georges Charbonneaux. Cette église possède une valeur particulière à Reims car la ville a été rasée à 90% lors de la Première Guerre Mondiale. Il s'agit d'un monument emblématique de la Reconstruction qui prend place au sein d'une cité, sorte de cité radieuse, assez exceptionnelle où domine la végétation. L'église a été édifiée à partir de 1923, et sa décoration intérieure achevée en 1935. Les peintures murales on été réalisées par Maurice Denis. Gustave-Louis Jaulmes, artiste français né à Lausanne, a réalisé le reste du décor. Le travail en verre moulé est de René Lalique. Dès l'inauguration de l'église les contemporains ont salué une décoration d'art moderne religieux très homogène et d'une grande qualité. Ce décor a été conçu avec l'ensemble des objets mobiliers par Georges Charbonneaux, le fondateur du Foyer Rémois. A la lueur des archives, il apparaît qu'il s'est énormément investi non seulement pour la construction de l'église mais aussi pour sa décoration (à l'heure actuelle, le Foyer Rémois est toujours propriétaire des objets mobiliers et mène une politique active de restauration). L'industriel Georges Charbonneaux était aussi un amateur d'art et un collectionneur. C'est lui qui effectua le choix des artistes, en s'opposant parfois assez fortement à Jean-Marcel Auburtin. Ce dernier imaginait une décoration plus marquée par l'influence néo-byzantine, dans la droite ligne de l'architecture qu'il avait conçue. Toute la décoration, les peintures murales et les objets, forment un pur produit des Ateliers d'Art Sacré fondés en 1912 en réaction contre le style Saint-Sulpicien et l'académisme, en prêchant un art chrétien à la fois moderne et accessible à tous. Ces Ateliers ont contribué à renouveler l'art et la pensée chrétienne après le trouble de la guerre de 1914. On distingue des personnalités importantes, de premier plan, notamment Maurice Denis qui est le fondateur des Ateliers d'Art Sacré avec Valentine Reyre et Roger de Villiers (1887-1958), maître sculpteur dans les Ateliers. Les verres moulés des baies sont dus à René Lalique (1860-1945) qui a aussi réalisé l'ensemble des luminaires du plafond de l'église avec des fils et un système de montage très discrets. Les quatorze stations du chemin de croix sont dues à Jean Berque (1896-1954), artiste local moins connu, peintre et illustrateur rémois, qui a beaucoup travaillé sur des nus et des paysages. Il était membre de l'Union rémoise des Arts décoratifs, qui tentait de redonner une place aux arts dans la ville détruite, et dans les projets de reconstruction. Jean Berque a été formé par Maurice Denis et par Paul Sérusier. En 1924, il expose à Paris avec eux et avec Félix Vallotton, dans le cadre de l'exposition Premier groupe. Au moment de ce chantier, c'est un jeune artiste de 27 ans, au début de sa carrière. Charbonneaux lui commande la réalisation des quatorze stations du chemin de croix, peintes à l'huile sur des panneaux de fibro-ciment, technique assez originale et peu rencontrée. Ces panneaux sont complètement indépendants de l'église, parce qu'ils sont tenus par des pattes scellées, et que dès leur pose, on avait pris soin de laisser un vide, pour les isoler du mur, car on avait constaté des problèmes d'humidité. Les différentes scènes sont assez épurées, avec des formes géométriques et de larges à plats de couleurs. L'artiste ne situe pas l'action, avec un fond toujours neutre et une légère influence cubiste revendiquée par Berque. La réalisation de ce projet est bien documentée. Jean Berque souhaitait des oeuvres beaucoup plus monumentales, et qui occupent plus de places dans l'église. Cela a conduit a de nombreuses tensions avec l'architecte, qui voulait au contraire en limiter l'importance. Ce chemin de croix a été reçu très positivement par la critique en France et à l'étranger, au moment de l'inauguration de l'église. On a trouvé des articles aux Pays-Bas louant un traitement inhabituel d'un thème pour le moins connu. Un an et demi a été nécessaire pour la réalisation de ce chemin de croix, avec une grande liberté de travail, et toujours le soutien actif de M. Charbonneaux auprès de ce jeune artiste. Jean Berque est intervenu à nouveau en 1952 sur ce chemin de croix pour effectuer une restauration. (Sources : Jonathan Truillet).
protection MH 2013/09/19 : classé au titre objet
  Arrêté n° 057. CNMH du 16/06/2011. CDOM du 27/06/2002.
propriété propriété privée
sources Service de conservation des antiquités et objets d'art de la Marne
type d'étude liste objets classés MH
copyright © Monuments historiques
date versement 2014/03/11
référence PM51001800
Contact service producteur
 
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Requête ((peintre) :AUTR )
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