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Réponse n° 1

domaines Inventaire général du patrimoine culturel
édifice / site ancienne mairie-école, actuellement mairie
localisation Corse ; Corse-du-Sud ; Rosazia
aire d'étude Cruzini-Cinarca
adresse Querciu
destinations successives mairie
dénomination mairie ; école
époque de construction 1er quart 20e siècle ; 2e quart 20e siècle
année 1903 ; 1933
auteur(s) Alzapiedi Dominique (entrepreneur de maçonnerie) ; Carboni Jean (agent voyer) ; Doucet Félix (agent voyer) ; Lambruschini François (agent voyer) ; Santamaria Pierre (architecte) ; Tavera Pierre (agent voyer)
historique Les difficultés rencontrées par la commune à trouver des locaux adéquats pour servir de salles d'école de garçons et de filles ainsi que de logements pour l'instituteur et l'institutrice, la conduisent à envisager la construction d'un groupe scolaire dès novembre 1896. Le projet, qui s'élève à la somme de 25000 francs, est confié à l'architecte Pierre Santamaria et approuvé par le conseil municipal le 13 août 1899. Il comprend notamment une salle de mairie en plus des deux salles d’école prévues pour contenir 43 garçons et 37 filles, nombre d'élèves en âge de fréquenter l'école entre 1896 et 1898. Le 20 mars 1900 il est validé par le Conseil départemental de l'Instruction publique. L'entrepreneur Dominique Alzapiedi est chargé des travaux qui débutent en novembre 1903. Le gros oeuvre est achevé en juin 1904 mais faute de ressources l'entrepreneur arrête le chantier au mois d’août, laissant le bâtiment sans couverture. Le 15 mars 1905, à la suite du décès de l'architecte, le conseil municipal désigne l'agent voyer Pierre Tavera pour diriger les travaux, décision confirmée par l'agent voyer en chef Jean-Dominique Castagnoni le 3 juin. Le 9 novembre 1908, suite à la démission de Tavera, le conseil municipal désigne l'agent voyer cantonal Jean Carboni pour lui succéder. Le 15 novembre 1909, suite à son départ pour les colonies (sic) , le conseil municipal décide de le remplacer par Félix Doucet, agent voyer à la retraite. Le 29 juillet 1910 le conseil municipal constate que "le montant total de la dépense est supérieur à la somme prévue au projet" : les travaux de terrassement ont été plus importants que ceux prévus initialement entraînant la construction d'un mur de soutènement ; une corniche, non prévue également, a été établie tout autour du bâtiment ; le changement d'architectes a occasionné une augmentation d'honoraires. Aussi demande t'il le versement du restant de la subvention allouée par l'Etat pour permettre à l'entrepreneur de poursuivre les travaux. Le 6 mai 1912, dans un rapport au préfet, le vice-recteur de Corse dénonce des irrégularités dans les travaux de construction laissés sans surveillance de la part du maire et de l'architecte : les matériaux employés sont d'une qualité inférieure à celle qu'exigeait le cahier des charges et l'entrepreneur s'est aménagé un logement dans le bâtiment inachevé. A cette date, "l'immeuble est dans un état lamentable" et les travaux sont interrompus depuis trois ans. Un an plus tard, le vice-recteur autorise le versement d'un acompte de 1000 francs pour permettre la reprise des travaux. Le 30 juin 1913, Doucet expose dans un rapport sur les travaux déjà effectués que l'emploi de briques de pays (sic) au lieu de briques creuses ne présente pas d’inconvénient, celles-ci formant "d'excellentes cloisons". De plus, il approuve le remplacement par l'entrepreneur des plafonds prévus en plâtre par des plafonds en bois de pin et la substitution des planchers prévus en bois de châtaignier par du bois de pin faute de pouvoir se procurer des planches ayant au moins un an de coupe. Le 14 décembre 1914, dans une lettre au préfet, le conseil municipal expose que l'entrepreneur est prêt à reprendre les travaux sur ordre de l'administration suivant les modifications apportées au projet par l'architecte. En mars 1916, le vice-recteur constate que les travaux n'ont toujours pas été repris : "la toiture abrite insuffisamment l'immeuble détrempé par la pluie ; les cloisons menacent de s'écrouler ; les fenêtres et les persiennes se dégradent chaque jour". L'entrepreneur promet de mettre le local dans un état convenable pour la rentrée des classes si l'administration consent à le payer mensuellement de manière "à nourrir sa nombreuse famille" (A.D.2A : 2 O 262/3). Ce rapport n'est pas suivi d'effets puisqu'en décembre 1923 la commune demande au service des Ponts et Chaussées une étude préliminaire à la restauration et l'achèvement du groupe scolaire. Ce lle-ci est réalisée en 1925 par l'agent voyer cantonal François Lambruschini (A.D.2A : 2 O 262/4). Le bâtiment est finalement achevé en 1933 comme le précise la matrice cadastrale (A.D.2A : 3 P 262/8).
description Edifice formé d'un avant-corps de deux travées couronné d'un fronton percé d'un oculus et de deux ailes de deux travées. Faux chaînage d'angle. Bandeau d'étage. Le rez-de-chaussée abritait la salle de classe des garçons et celle des filles. L'étage, desservi par un escalier intérieur, était réservé aux logements des instituteurs disposés de part et d'autre de la pièce abritant la mairie. Adjonction de deux corps de bâtiment en pendant.
élévation élévation à travées
étages rez-de-chaussée ; 1 étage carré
escaliers escalier intérieur
gros-oeuvre granite ; moellon
couverture (type) toit à longs pans brisés ; appentis
couverture (matériau) tuile creuse mécanique ; tuile mécanique
état remanié
propriété propriété de la commune
type d'étude inventaire préliminaire
rédacteur(s) Bernard Guillaume ; Fideli Marie-Antoinette
référence IA2A001857
  © Inventaire général ; © Collectivité Territoriale de Corse
date d'enquête 2009
date versement 2010/03/10
crédits photo Bernard, Guillaume - © Collectivité Territoriale de Corse
 
dossier consultable Collectivité Territoriale de Corse - Direction du Patrimoine - Service de l'Inventaire du Patrimoine
Villa Ripert - 1, cours Général Leclerc - 20000 Ajaccio - 04.95.10.98.22/04.95.10.98.23
 


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  Requête : ((Alzapiedi Dominique) :AUTR )
Relations : Synonymes=1 Spécifiques=1 Génériques=0