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Réponse n° 1

domaines Inventaire général du patrimoine culturel
édifice / site hospice de la Charité, actuellement maison de retraite des Sept Fontaines
localisation Bourgogne ; Saône-et-Loire ; Tournus
aire d'étude Bourgogne
adresse rue des Fossés
destinations successives maison de retraite
dénomination hospice
objets mobiliers
époque de construction 2e quart 18e siècle ; 3e quart 19e siècle ; 4e quart 19e siècle ; 1er quart 20e siècle
année 1860 ; 1906
auteur(s) Duther (architecte) ; Clerc (architecte voyer) ; Saintiny (maître maçon) ; Misme (architecte) ; Blanc (architecte) ; Chemeton (entrepreneur, architecte) : Plazanet (entrepreneur)
historique La création d'une société de charité à Tournus en 1675 répondait à un réglement de 1670 édicté par Mgr de Maupeau, évêque de Chalon, pour le soulagement des pauvres malades dans les paroisses de son diocèse. Mais l'établissement ne prit de l'ampleur qu'à partir de la fondation en 1716 du cardinal Fleury, ancien évêque de Fréjus et depuis peu abbé de Tournus, seigneur du lieu de 1715 à 1743. Approuvé par l'évêque de Chalon la même année, le réglement fut entériné par lettres patentes confirmatives de Louis XV, via le Régent, en 1719 et enregistré par le parlement de Paris en 1720. Fleury fit construire des bâtiments sur ses propres deniers en dehors de la ville, près des fossés. L'installation d'une filature de coton et d'une manufacture destinée à filer le chanvre, carder la laine, tisser des toiles, et fabriquer bas, bonnets et chaussons assuraient les revenus de l'établissement, grâce au travail des indigents valides et des orphelins. L'hospice abritait également une école ouverte en 1806 pour 40 enfants des deux sexes. Des religieuses gérèrent l'établissement de 1764 à 1792 : elles étaient membres de la congrégation des filles de la charité servantes des pauvres malades établies à Paris au faubourg Saint-Denis. Le service fut ensuite assuré par des soeurs hospitalières du Saint-Sacrement à partir de 1805 puis par des soeurs de Saint-Vincent-de-Paul à partir de 1853. Hormis l'entretien indispensable, plusieurs phases de travaux et / ou de construction sont à signaler dans le courant du 19ème siècle et au début du 20e siècle : - en 1840, travaux divers par Duther, architecte, - en 1842, on signale dans la chapelle un nouvel autel par Dumont, maire d'Ozenay, mais surtout propriétaire d'un atelier de marbrerie. En 1840, un particulier avait donné "des ornements d'église". - en 1860-1861, travaux de restauration et d'agrandissement (plans et devis dressés le 8 février 1860 par Clerc, architecte voyer, travaux adjugés le 15 ocotobre 1861 à Saintiny, maître mâçon) : construction d'une loge de concierge, prolongement du bâtiment nord-ouest ou alors murs des bâtiments élévés de 3, 40 m de manière à procurer un grand grenier sur toute la longueur, - en 1875, construction d'un four à pain, ajournement d'un projet de chapelle aux frais de la mère supérieure (Misme, architecte à Lyon, avait été sollicité) , - en 1879, proposition du curé Chaumont de construire à ses frais une chapelle à la Charité, - en 1883, projet pour la construction d'une nouvelle chapelle aux frais de la mère supérieure afin de transformer l'actuelle en nouvelle salle pour les hommes avec réfectoire (plans et devis dressés par Blanc, architecte des hospice, travaux réalisés par Jacques Chemeton, entrepreneur à Tournus) , - réfection de la toiture de la partie des bâtiments longeant la rue des fossés, nouvelle grille de clôture (dessins par Blanc, architecte à Tournus, le 14 nov. 1896). Plusieurs rapports rédigés en 1901 confirment le mauvais état de l'établissement composé alors d'un corps central et d'ailes en retour et possédant une capacité d'hébergement de 33 lits (16 pour les hommes, 14 pour les femmes et 3 pour l'infirmerie). Les hommes occupaient le rez-de-chaussée (leur salle n'était éclairée et aérée par des fenêtres que d'un seul côté) et les femmes logeaient au 1er étage (fenêtres des deux côtés). Un vieux bâtiment au fond du jardin est démoli peu après pour permettre le passage de la ligne de chemin de fer à voie étroite de Tournus à Louhans qui sera ouverte à l'exploitation en 1907 (mais déclassée en 1939). Une nouvelle construction prévue pour recevoir 40 vieillards, dont les plans et devis sont dus à l'architecte Chemeton en 1906 et la réalisation à Plazanet à partir de 1908, voit le jour en 1910, ainsi qu'un "pavillon des bains" et un "pavillon mortuaire". Les lieux abritent encore de nos jours une maison de retraite dont la capacité totale a été portée à 74 lits. 2006 a vu la rénovation de l'ensemble.
état remanié
propriété propriété publique
type d'étude enquête thématique régionale (patrimoine hospitalier)
rédacteur(s) Inguenaud Virginie
référence IA71001407
  © Inventaire général
date d'enquête 2002
date versement 2006/11/24
date mise à jour 2015/10/30
 
Contact service producteur
dossier consultable Conseil régional de Bourgogne - Service Patrimoine et Inventaire
17, bd de la Trémouille BP 23502 - 21035 Dijon cedex - 03.80.44.40.55
 


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  Requête : ((IA71001407) :REF )
Relations : Synonymes=1 Spécifiques=9 Génériques=0