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Réponse n° 1

domaines Inventaire général du patrimoine culturel
édifice / site hôtel de Vitrimont puis de Fontenoy actuellement tribunal administratif d'appel
localisation Lorraine ; Meurthe-et-Moselle ; Nancy
aire d'étude Nancy
adresse 4, 6 rue du Haut-Bourgeois
destinations successives tribunal administratif d'appel
dénomination hôtel
parties constituantes jardin ; fontaine
parties non étudiées cour ; écurie ; remise
partie(s) étudiée(s)
objets mobiliers
éléments protégés MH élévation ; fontaine
époque de construction 1er quart 18e siècle
siècle détail 3e quart 19e siècle
année 1722 ; 1723 ; 1855
auteur(s) Boffrand Germain (?, architecte)
personnalité(s) Vitrimont Pierre-Georges Le Preudh'omme, comte de (commanditaire) ; Fontenoy Louis Le Preudh'omme, comte de (habitant célèbre) ; Bourcier de Montureux, comte de (habitant célèbre) ; Villeneuve-Trans Louis François, marquis de (habitant célèbre) ; Frégeville Charles Louis, marquis de (habitant célèbre)
historique Construit entre 1722 (date par source) et 1723 (date portée sur le balcon) lors de l'aménagement du quartier du Bourget pour les proches du duc Léopold, l'hôtel porte le nom de son commanditaire, Pierre-Georges Le Preudh'omme (ou Prudhomme) comte de Vitrimont (et de son épouse Constance-Françoise des Armoises) mais plus usuellement celui du second de ses propriétaires, Louis Le Preudh'omme, comte de Fontenoy. Il occupe une parcelle assez vaste enserrée entre la rue du Haut-Bourgeois et le fossé de l'ancien rempart de la citadelle. Il est attribué à Germain Boffrand (1667-1754), qui a choisi un parti semblable à celui des hôtels nancéiens de Ferraris et de Custine, avec un corps principal en front de rue s'ouvrant sur une cour bordée de deux ailes et fermée par un corps de communs ; derrière eux, se trouvait une seconde cour de service (disparue) puis un chenil (disparu). La place disponible permit un parti assez inhabituel avec la réalisation d'un jardin dans la partie est ; clos de murs, ce jardin comprenait six parterres disposés de façon régulière de part et d'autre d'une allée centrale. Ainsi, l'une des ailes (à droite) profitait de la disposition enviée mais assez rare en Lorraine des hôtels entre cour et jardin. Au 19e siècle, l’hôtel a été habité par le comte de Bourcier de Montureux, puis le vicomte de Villeneuve-Trans, historien de saint Louis et de René d’Anjou. Sous le Second Empire, le marquis Charles Louis Albert de Frégeville y fait réaliser d’importants travaux : suppression du corps de bâtiment contenant les communs, reconstruits en fond de cour (entre 1855, date d’achat de l’immeuble et 1865, date du cadastre ancien sur lequel figure la modification) ; adjonction d’un corps de bâtiment (D) prolongeant l’aile sur le jardin ; aggiornamento des décors de l’escalier (cf. monogramme CF entre des branches de laurier et de chêne, IM54010164), du porche, des salons du 1er étage (aujourd’hui bibliothèque : dessus-de-porte et adoucissement dans le goût rocaille, IM54010169, IM5410171). En 1934, le percement de la rue des Frères Henry ampute la partie est du jardin séparant le décor du mur du fond du reste de l'édifice ; ce qui reste du jardin est aménagé en square public (IA54002245). Propriété de la ville de Nancy depuis 1922, l'hôtel de Fontenoy abrite depuis 1989 la Cour d'Appel administrative.
description L'hôtel se compose de 3 corps de bâtiment disposés en U autour d'une cour qui s'achève sur un corps de bâtiment abritant des communs : deux remises encadrant une fontaine (IA54002634). Il y a discontinuité entre les ailes et les communs. Le corps principal construit en front de rue (A) compte 9 travées ; son élévation est ordonnancée selon un parti de symétrie axé sur la travée centrale traitée avec force par le recours à la pierre de taille, l'usage d'un ordre superposé (ionique au 1er niveau et composite au 2nd), le choix d'une ouverture en plein cintre - comme à l'hôtel de Mahuet (Nancy) ou dans les hôtels de Seignelay et de Torcy (à Paris) - avec décors de trophées d'armes. Les 2 ailes latérales comptent 5 travées. Celle de droite (C) est accostée d'un corps (D) plus bas (2 niveaux) construit en retrait et couvert en terrasse (fermée par un garde-corps en pierre ajourée) et dont l'unique travée est reliée au reste du bâtiment par un corps d'angle à pans coupés et pierre de taille. Située entre cour et jardin, actuellement square Bichat (IA54002245), elle possède un statut d'aile quasi "principale", traitée de manière presque identique au corps sur rue, selon un parti rigoureusement symétrique de part et d'autre de la travée centrale soulignée par une agrafe sculptée et un balcon à la ferronnerie soignée. A droite du porche, un escalier monumental à l'italienne (IM54010162), mène à l'étage noble dont une vaste salle de réception donnant sur le jardin (actuellement bibliothèque, pièce 1.C1 : décor étudié dans la base Palissy IM5410169). Ailleurs l'austérité règne sur les façades dont les 3 niveaux sont séparés par un bandeau et percées de baies à linteau segmentaire, enrichies de crossettes du côté rue et jardin. L'intérieur a gardé une partie de la distribution d'origine, et une partie du décor -lambris d'appui, plafond, porte, cheminée- (étudié dans la base Palissy IM5410161, IM5410165 à IM5410179, IM5410181). Deux escaliers secondaires rampe sur rampe sont disposés à l'extrémité des ailes latérales et un ascenseur est installé dans l'aile B.
plan plan symétrique en U
élévation élévation ordonnancée
étages rez-de-chaussée ; 2 étages carrés ; sous-sol
escaliers escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour, en maçonnerie ; ascenseur ; escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours sans jour, en maçonnerie
gros-oeuvre calcaire ; pierre de taille ; moellon ; enduit
couverture (type) toit à longs pans ; croupe ; terrasse
couverture (matériau) ardoise
décor sculpture ; sculpture (étudiée dans la base Palissy) ; ferronnerie ; menuiserie (étudiée dans la base Palissy)
représentation ordre ionique ; ordre composite ; ove ; chute ; fleur ; rose ; ornement à forme végétale ; laurier ; volute ; bouclier ; carquois ; flèche ; sabre ; torche ; mascaron ; acanthe ; armoiries
  Encadrement de la porte sur rue sculpté de deux trophées d'armes inversés : bouclier sur lequel repose une chute de laurier, gourdin, flèches et flambeau à droite ; bouclier, sabre à tête de lion et carquois avec flèches à gauche. Mascaron à tête féminine : agrafe de l'arcade du porche côté cour ; guirlande de fleur dont des roses sur l'extrados de l'arc sous le porche, côté est (vers le grand escalier) ; feuille d'acanthe : corbeau du balcon (corps C) ; volute : ferronnerie du garde-corps du balcon (corps C) ; ove et fleur : chapiteaux ioniques du porche et des communs ; chute végétale : chapiteaux encadrant le portail sur rue ; armoiries au-dessus de la fontaine : famille de Frégeville
état restauré
propriété propriété de la commune
protection MH 1944/04/13 : inscrit MH partiellement
  façades et toiture : inscription par arrêté du 13 avril 1944
site protégé secteur sauvegardé
observations Hôtel attribué (par sources historiques et comparaison stylistique) à Germain Boffrand, faisant partie d'un ensemble d'hôtels particuliers édifiés à proximité du Palais Ducal sous le règne du Duc Léopold.
type d'étude opération ponctuelle
rédacteur(s) Tronquart Martine ; Bouvet Mireille-Bénédicte
référence IA54002251
  © Région Lorraine - Inventaire général
date d'enquête 2006
date versement 2011/10/18
date mise à jour 2017/03/10
crédits photo Drapier, Bertrand - © Région Lorraine - Inventaire général
 
Contact service producteur
dossier consultable Conseil régional de Lorraine - service régional de l'inventaire général
Hôtel Ferraris - 29, rue du Haut Bourgeois 54000 Nancy - 03.83.32.90.63
autre dossier dossier de protection
 


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  Requête : ((NANCY) :LOCA ET ((hôtel de Vitrimont puis de Fontenoy actuellement tribunal administratif d''appel) :TICO ))
Relations : Synonymes=1 Spécifiques=9 Génériques=0