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Réponse n° 11

  Inventaire général du patrimoine culturel
édifice / site cathédrale puis église paroissiale Notre-Dame-de-l'Assomption
localisation Provence-Alpes-Côte d'Azur ; Alpes-de-Haute-Provence ; Senez
aire d'étude Pays Asses, Verdon, Vaïre, Var
adresse place de l'Eglise
dénomination cathédrale ; église paroissiale
parties non étudiées cadran solaire
objets mobiliers
époque de construction 4e quart 12e siècle ; 2e quart 13e siècle
siècle détail 14e siècle ; 16e siècle ; 4e quart 17e siècle ; 18e siècle ; 2e quart 19e siècle ; 20e siècle
auteur(s) Isnard Jean-Baptiste (maçon) ; Isnard François (maçon) ; Dufresne (entrepreneur) ; Rossi (architecte) ; Senés (architecte) ; Guéritte (architecte) ; Saunier Jean (architecte) ; Flavigny Francesco (architecte) ; Habitatancien (entrepreneur de maçonnerie) ; Rouvier (menuisier) ; Martin A.-M. (entrepreneur de maçonnerie)
historique Les historiens s'accordent à faire remonter l'édification de la cathédrale de Senez à la fin du 12e siècle. Sa construction n'aurait été entreprise qu'au mois de mai 1176, et sa consécration, aurait eu lieu le 22 octobre 1246. La première phase de construction concernerait l'abside. Celle de la nef, remonterait à la première moitié du 13e siècle ; la sacristie daterait de la fin du moyen âge. Le portail a été plaqué sur le mur roman au 14e siècle. L'édifice connaît ses premiers déboires en 1569, date à laquelle les huguenots d'Antoine de Mauvans brisent les colonnettes de marbre du portail. Le cloître et les bâtiments des chanoines furent également détruits. L'évêque Claude de Mouchy (1561-1587) , abbé du Thoronet, fit réaliser une charpente au-dessus de la voûte. En 1684, d'autres travaux importants sont réalisés : reprise des pignons, renforcement de la façade, les lézardes des murs sont bouchées, les parements et les contreforts sont refaits. Les délibérations du chapitre mentionnent le 24 juin 1713, la "construction du clocher pour la somme de 340 livres". En 1751, la petite porte du bras nord du faux transept qui permettait aux chanoines de se rendre à l'office est refaite. Le 4 juillet 1835, la voûte s'écroule. Des travaux (de 1837 à 1840) dirigés par l'architecte Rossi, sont confiés à l'entrepreneur Honoré Dufresne : reconstruction totale des voûtes des deux premières travées qui s'étaient effondrées et reprise des contreforts et des angles de l'édifice. En 1913, l'architecte Senés propose des travaux dont seule une tranche sera exécutée. Elle concerne la façade et les contreforts. Le 8 février 1922, l'architecte Guéritte propose la reprise des parties supérieures des murs de la nef, du transept et du choeur, des angles nord-est et sud-est des croisillons du transept, et la restauration des toitures. Ces travaux ne seront achevés qu'en 1930. En 1960-1961, Jean Saunier, architecte en chef des Monuments Historiques, fait remplacer la charpente en bois par une charpente en béton. En 1971, le mur nord, dont une partie s'était écroulée, est repris. De 1986 à 1993, des travaux de couverture sont exécutés. La sacristie est restaurée en 1998 (entreprise de maçonnerie Habitatancien, Sarl Rouvier pour la menuiserie et entreprise Coulet pour l'électricité) et le pignon occidental en 1999 (entreprise A.-M. Martin Frères, Avignon). Le cadran solaire est restauré par l'atelier Tournesol à Grenoble en 1999. L'ancienne cathédrale de Senez a été classée à deux reprises : une première fois dans les années 1840, puis à nouveau le 26 octobre 1910 (elle fut déclassée entre deux, par un arrêté daté du 28 octobre 1886). Le petit clocher en arcade avec sa croix sommitale qui abrite une cloche de 1643 (IM04001510) , date de 1847 (Jubillée de 1847).
description L'édifice présente un plan allongé et se compose d'une vaste nef unique de quatre travées, d'une courte travée de choeur suivie d'une abside semi-circulaire. L'extrémité de la nef est flanquée de deux chapelles formant transept bas. Chaque chapelle s'achève par une abside en hémicycle précédée d'une travée droite. La sacristie surmontée de la salle capitulaire et le clocher massif ont été ajoutés dans l'angle rentrant entre la nef et le bras sud du transept. L'église est couverte d'un toit à longs pans en tuiles en écaille et d'un toit en bâtière pour le clocher. L'église est bâtie dans un beau calcaire local, élevé en moyen appareil à joints fins soignés. Les parties pleines des murs gouttereaux sont en gros moellons assisés, très soignés. La façade occidentale est étayée aux angles par deux contreforts enveloppants. Le portail en cintre brisé comporte quelques éléments de sculpture. Au-dessus, des restes d'un porche voûté sont visibles. Encore au-dessus, est percée une baie en plein cintre haute et étroite. Un cadran solaire se trouve également sur ce pignon. Les murs de la nef sont percés de petites fenêtres très hautes et des contreforts sont établis au droit des doubleaux. Du côté sud, le clocher est une tour épaisse dont le sommet a été refait et se termine par un clocher-arcade. L'angle nord-est du chevet montre une reprise d'appareil très soignée, dans une pierre différente de celle de la pierre d'origine. A l'intérieur, le grand berceau brisé qui couvre la nef prend appui sur un cordon mouluré. La voûte n'est soulagée que par trois doubleaux de profil carré reçus par de simples culots. Un petit oculus percé dans le pignon oriental complète l'éclairage donné par les baies du vaisseau. Dans la seconde travée, une petite porte mène au clocher et dans la dernière travée la transition entre l'extrémité de la nef et le transept est marquée par deux arcades en cintre brisé, à double rouleau. Dans le bras sud, une baie en plein cintre apporte de la lumière et une petite porte donne accès à la sacristie. Depuis la sacristie, les étages sont desservis par un escalier en vis, couvert d’une voûte en berceau en moellons. Deux baies en plein cintre éclairent le bras nord. Au bas de la baie située à l’ouest se trouve la porte qui sert aujourd’hui d’accès principal à l’édifice. Le choeur est un peu plus étroit que la nef. Il est également couvert d’une voûte en berceau brisé. L’abside est surmontée d’un cul-de-four. Trois baies en plein cintre lui apportent de la lumière. Les structures originelles sont scandées par des colonnes engagées au droit des arcades du transept et du choeur, avec de puissantes bases moulurées et des chapiteaux cubiques, dépourvus de tailloirs.
plan plan allongé
élévation élévation à travées
étages 1 vaisseau
gros-oeuvre pierre de taille (calcaire) ; moyen appareil ; moellon
couverture (type) toit à longs pans ; toit en bâtière
couverture (matériau) tuile en écaille
couvrement voûte en berceau brisé ; cul-de-four
décor sculpture ; peinture
représentation atlante ; feuillage ; homme ; animal ; coquille ; feston ; croix ; couronne de laurier
  Le linteau situé au-dessus du portail en arc brisé est soutenu par deux corbeaux sculptés de feuillages et de figures d'atlante. Du côté gauche, un bas-relief sculpté représente un homme (chasseur ?) , qui tient une peau de veau (?). Le chasseur s’empare des pattes et de la tête de l'animal. Il marche pieds nus (deux pieds gauches) , a un épieu à la main gauche et sans doute un arc. La porte du bras nord est surmontée d'une coquille sculptée. Le chevet présente un décor de festons. L'intérieur de l'édifice est ponctué de motifs de croix de consécration entourées d'une couronne de lauriers.
état restauré
propriété propriété de la commune
protection MH 1910/10/26 : classé MH
  Classement par arrêté du 26 octobre 1910.
type d'étude inventaire topographique
rédacteur(s) Papin-Drastik Ivonne
référence IA04001093
  © Inventaire général, Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
enquête 2008
date versement 2009/01/09
date mise à jour 2011/07/22
crédits photo Papin-Drastik, Ivonne - © Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
 
service producteur Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Direction Culture et Patrimoine - Service de l'Inventaire général du patrimoine culturel
Grand Horizon, 11-13 boulevard de Dunkerque, 13002 Marseille - 04 88 10 76 66
autre dossier dossier de protection
 
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Requête ((cathédrale) :DENO )
Relations Synonymes=1 Spécifiques=9 Génériques=0