Liste des réponses  Affiner la recherche Autre recherche
Réponse n° 47

  Inventaire général du patrimoine culturel
édifice / site hôpital Sainte-Reine
localisation Bourgogne ; Côte-d'Or ; Alise-Sainte-Reine
aire d'étude Bourgogne
destinations successives hôpital local
dénomination hôpital
objets mobiliers
époque de construction 3e quart 17e siècle ; 4e quart 17e siècle ; 1er quart 18e siècle ; 3e quart 18e siècle ; 4e quart 18e siècle ; 1er quart 19e siècle
année 1659 ; 1664 ; 1683 ; 1689 ; 1716 ; 1765 ; 1775 ; 1784 ; 1825
auteur(s) Lestre Jean (maître maçon) ; Chevillard Quentin (charpentier) ; Oudet Jean (maçon)
historique Au 17e siècle, le pèlerinage suscité par la source miraculeuse de Sainte Reine s'était considérablement développé. L'afflux des pèlerins et leur détresse suscitèrent la fondation, en 1659, d'un "hospital" qui leur était exclusivement réservé : il accueillait les pèlerins malades (sauf les pestiférés) et les pèlerins fatigués. Les Règlements et statuts de l'hôpital, fondé grâce au soutien de saint Vincent de Paul, de la puissante Compagnie du Saint-Sacrement, et de l'évêque d'Autun, en mentionnent les "premiers autheurs et fondateurs" : le prêtre Anne d'Alençon, trois bourgeois de Paris (Pierre Blondel, Jean Desnoyers, Jean Arnoullet) et Elizée de Grignon, seigneur des Renardières. La composition du conseil d'administration, constitué de parisiens et de bourguignons, suscita une double gestion qui sera source de litiges. Louis XIV signa les lettres patentes le 23 mars 1659. L'hôpital bénéficia du soutien d'Anne d'Autriche qui lui accorda une rente et lui donna un fragment des reliques de sainte Reine provenant de l'abbaye de Flavigny. Le terrain fut acheté le 22 mai suivant, et dès le 8 juin, marché était passé avec le maître maçon Jean Lestre, puis avec le charpentier Quentin Chevillard. Pendant les travaux, les pèlerins furent hébergés dans un bâtiment actuellement dit "les granges". Le plan initial de l'hôpital (en H avec chapelle centrale à abside circulaire) a été conservé : il porte plusieurs signatures dont celle de J. Desnoyers et J. Lestre. Deux salles de malades, en L et L inversé, avaient été prévues de part et d'autre de la chapelle mais sans communication avec elle de sorte que chaque salle disposait de son propre autel. Ce plan ne sera que partiellement réalisé. En 1659-1663 furent édifiées l'aile droite (en retour d'équerre sur la cour antérieure) , la chapelle, la salle Sainte-Anne pour les femmes (8 lits) , et, plus vaste, la salle Saint-Jean pour les hommes (14 lits). Lorsque la chapelle fut bénie le 14 mai 1663, seul le choeur (abside à trois pans) était voûté (voûte d'ogives) : la nef et le transept furent couverts de voûtes d'arêtes en 1695-1697, par le maçon Jean Oudet. L'aile droite et les chambres au dessus des salles de malades hébergeaient les administrateurs, le chapelain et, dans un premier temps, les laïques qui soignèrent les pèlerins jusqu'à l'arrivée, en 1666, de cinq soeurs de la congrégation des Filles de la Charité. Cette aile abritait également une cuisine, distincte de celle des malades. L'aile gauche ne sera jamais construite. En 1664 commença la construction, à la limite nord de la basse cour, d'un bâtiment dit "hôpital Saint-Louis" destiné aux pèlerins, non fièvreux, souffrant d'"incommodités" qu'ils soignaient "en se baignant et se lavant des eaux de Sainte-Reine" (les femmes au rez-de-chaussée et les hommes à l'étage). En 1672, la confrérie Sainte-Reine de la chapelle de l'hôpital, fut associée à celle de l'église Sainte-Eustache (Paris). En 1683-1684 fut construit, derrière la chapelle, un corps de logis à un étage, destiné aux soeurs hospitalières, jusqu'alors fort mal logées. A la même époque on édifia diverses dépendances dans la basse cour. Depuis toujours l'hôpital manquait d'eau : en 1686, Louis XIV l'autorisa à faire venir l'eau d'une source située à Grésigny, ultérieurement baptisée "fontaine des Dartreux". En raison de ses propriétés détersives, cette eau convenait aux lessives et au traitement des maladies de peau : en 1689-1690, un bâtiment de bains pour les pauvres et les personnes de qualité (3 bains séparés) fut construit à côté du réservoir de la source des Dartreux et du lavoir (au nord-ouest de la basse cour). En raison du succès remporté par les bains, notamment auprès des gens de cour, il sera décidé, en 1775, de construire, en retour d'équerre et sur le lavoir, un deuxième bâtiment de bains réservé à la clientèle aisée : à l'extérieur on aménagea un bassin pour laver les teigneux et les galeux. En 1706 fut construite une petite salle p our les femmes malades, proche de la salle des hommes. En 1716, l'escalier intérieur qui, depuis la première salle des femmes, desservait la "chambre dessus" fut supprimé et remplacé par un escalier hors-oeuvre, en façade sur la cour antérieure. En 1765, le logis des hospitalières fut agrandi "sur la buanderie" et au dessus de leur cuisine : à cette occasion, l'apothicairerie (initialement à l'étage puis transférée, avant 1740, dans un corps de bâtiment en retour d'équerre à l'angle nord-ouest du logis) fut à nouveau déplacée et installée dans l'ancien dortoir des soeurs, puis plafonnée "en plâtre" en 1768 et meublée d'"une boiserie propre à recevoir les vases et des armoires au bas". En 1770-1771, l'hôpital fut contraint d'aménager des loges pour les "fous et les mauvais sujets", dans l'hôpital Saint-Louis : à cette date, l'hôpital soignait les maladies de peau et accueillait les pauvres malades de la région, car il n'était plus question de pèlerinage. Cette "maison de force" ferma en 1777 à la suite de divers problèmes. En 1776, la sacristie fut garnie de boiseries et meubles bas, par un menuisier de Flavigny, Royol. En 1784-1785 fut bâtie une troisième salle pour les femmes (à gauche de la chapelle) , communiquant avec la salle du 17e siècle. En 1825-1826, on édifia un nouveau bâtiment pour les bains et les douches, face aux anciens bains devenus aujourd'hui buanderie et lingerie. En 1975-1977, les bâtiments qui bordaient l'ancienne basse cour, dont l'aile Saint-Joseph, furent démolis pour permettre la construction de bâtiments d'hospitalisation (architecte Jean Balme). Les bâtiments conservés firent l'objet de travaux d'humanisation qui ont considérablement modifié l'intérieur, épargnant, à l'étage, les salles proches de la chapelle : à droite, la salle du conseil, le cabinet des archives, et une salle garnie de boiseries (bibliothèque depuis 1978) ; à gauche, une grande chambre qui bénéficiait d'une large baie donnant sur le choeur et d'un accès direct à la tribune de la chapelle et à la salle du conseil. Dans les années 1970, les vantaux en bois du portail de la cour d'honneur (portes cochère et piétonnes) furent remplacés par des vantaux en fer forgé.
description L'hôpital se compose d'une cour antérieure, ouvrant sur la rue de l'Hôpital (porte d'entrée flanquée de deux pavillons) : cette cour est entièrement fermée, à l'est, par une aile qui la sépare d'une cour latérale, dite des cuisines, par laquelle on accède à divers bâtiments, notamment la boulangerie. La cour antérieure est bordée, à l'ouest, par des jardins qui se prolongent au nord jusqu'aux anciens bâtiments des bains.
plan plan régulier
élévation élévation à travées
étages sous-sol ; étage de soubassement ; rez-de-chaussée ; rez-de-chaussée surélevé ; 1 étage carré ; étage de comble
escaliers escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours, en maçonnerie
gros-oeuvre calcaire ; moellon ; enduit
couverture (type) toit à longs pans ; toit en pavillon ; croupe polygonale ; bulbe
couverture (matériau) tuile plate ; ardoise
couvrement voûte d'ogives ; voûte d'arêtes
propriété propriété d'un établissement public
protection MH 1976/08/20 : classé MH partiellement ; 1976/08/20 : inscrit MH partiellement
  Façades et toitures des bâtiments anciens (à l'exclusion de l'aile Saint-Joseph) , du bâtiment des bains et de la grange (cad. AD 285, 290, 291, 293) : inscription par arrêté du 20 août 1976 ; Chapelle, pharmacie, sacristie (cad. AD 291) : classement par arrêté du 20 août 1976.
type d'étude enquête thématique régionale (patrimoine hospitalier)
rédacteur(s) Hugonnet-Berger Claudine
référence IA21000551
  © Inventaire général
enquête 2002
date versement 2006/11/06
crédits photo Thierry, Michel - © Inventaire général, ADAGP
 
Contact service producteur
service producteur Conseil régional de Bourgogne - Service Patrimoine et Inventaire
17, bd de la Trémouille BP 23502 - 21035 Dijon cedex - 03.80.44.40.55
autre dossier dossier de protection
 
Protection des droits des auteurs de la base Mérimée, des notices et des images :
Aucune exploitation, notamment la diffusion et la reproduction, intégrale ou par extrait, autre que celle prévue à l'article L.122-5 du Code de la propriété intellectuelle, de la base de données, des notices et des images de ce site ne peut être réalisée sans autorisation préalable du ministre chargé de la culture ou, le cas échéant, du titulaire des droits d'auteur s'il est distinct de lui, sous peine de poursuites pour contrefaçon en application de l'article L.335-3 du Code de la propriété intellectuelle.
[1-100] [101-200] [201-300] [301-400] [401-451]

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 39 40 41 42 43 44 45 46 47 48 49 50 51 52 53 54 55 56 57 58 59 60 61 62 63 64 65 66 67 68 69 70 71 72 73 74 75 76 77 78 79 80 81 82 83 84 85 86 87 88 89 90 91 92 93 94 95 96 97 98 99 100

Requête ((maître maçon) :AUTR )
Relations Synonymes=1 Spécifiques=9 Génériques=0