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Réponse n° 14

  Inventaire général du patrimoine culturel
édifice / site chapelle Notre-Dame-du-Roc
localisation Provence-Alpes-Côte d'Azur ; Alpes-de-Haute-Provence ; Castellane
aire d'étude Pays Asses, Verdon, Vaïre, Var
lieu-dit Roc (le)
dénomination chapelle
objets mobiliers
époque de construction 12e siècle ; 13e siècle ; 16e siècle ; 18e siècle
siècle détail 19e siècle ; 20e siècle
auteur(s) Feraud Joseph (architecte) ; Audibert François (maître maçon) ; Chauvin Gaston (maître maçon)
personnalité(s) Laurensi (commanditaire)
historique Selon les historiens, la chapelle Notre-Dame-du-Roc remonterait tantôt au 9e siècle, tantôt au 11e siècle, mais les parties les plus anciennes de la chapelle actuelle dateraient au plus tôt du 12e siècle. Elle aurait été en tout cas associée au château d’Aldebert Ier et aurait été réservée à l’usage du baron et des habitants du château fort, le service religieux étant fait par un moine de l'abbaye Saint-Victor de Marseille. On ne sait, si en 1483, lorsque le roi Louis XI décréta la démolition du château fort, l’église fut maintenue ou si elle fut alors détruite. Certains historiens affirment que la chapelle fut conservée et érigée en bénéfice au titre de commende, tandis que d'autres émettent l’hypothèse de sa destruction. La chapelle aurait été rebâtie en 1590, après les dévastations occasionnées par les Hugenots qui laissèrent subsister une partie de l’abside et presque toute la muraille méridionale. Le 3 janvier 1663, on fonda dans l’église Notre-Dame-du-Roc le couvent des pères de la Merci. Mais dès 1672, ces religieux se sentant trop isolés, firent construire leur nouvelle habitation plus bas, sur les remparts de la ville. La chapelle ne résista cependant pas plus d’un siècle et retomba en ruine en 1703. Sa reconstruction fut décidée. C’est Joseph Feraud, membre d’une lignée d’architectes connus de Castellane, qui était chargé de la reconstruction. Un prix-fait du 22 octobre 1775, passé entre le prieur Laurensi et les maîtres maçons François Audibert et Gaspard Chauvin, atteste des travaux effectués : il s’agit essentiellement de travaux de réparations de l’abside (relèvement des murailles) , de travaux dans la sacristie et de travaux de couverture. La chapelle fut rebâtie une fois de plus en 1861. Un projet pour un nouveau clocher, datant de 1866, n’a semble-t-il pas abouti. Le clocher-mur existant encore aujourd’hui n’a en effet pas la même forme que celui figurant sur ces dessins. Deux oeuvres d'art datées de 1870, permettent de penser que le clocher-mur actuel a été réalisé à cette date ou peu après : un tableau conservé à l'intérieur de l'église montrant une scène de procession dans laquelle la chapelle est encore représentée sans clocher (Référence dans la base Palissy : IM04001528) et la statue de la Vierge à l'Enfant surmontant toujours le clocher-mur. La façade occidentale a dû être remaniée à la même époque. Deux cartes postales datées, permettent de situer entre 1908 et 19010, la construction de l’auvent accolé à la sacristie, ainsi que l’appentis, dont il ne subsiste aujourd’hui que des ruines.
description La chapelle Notre-Dame-du-Roc est située sur une plate-forme rocheuse à légère déclivité, à l’est de la ville et à 903 mètres d’altitude, non loin des ruines du bourg castral de Petra Castellana. Elle présente un plan allongé et se compose d’une nef unique à trois travées s’achevant par une abside. La nef est flanquée, côté sud, d’une sacristie à laquelle est accolé un auvent du côté ouest, et un mur, seul reste d’un appentis, du côté est. Elle est couverte par un toit à long pans couvert de tuiles creuses mécaniques avec double génoise, alors qu'une génoise à une seule rangée souligne l’abside. Seule la façade sud conserve trace d’un bel appareil en pierre de taille calcaire remontant probablement au 12e ou au 13e siècle. Ce mur était monté en moyen appareil à joints très minces avec un effet de polychromie, obtenu grâce à l’utilisation de pierres en tuf, alternant avec du calcaire gris, situé ici autour des deux baies en plein cintre qui possèdent chacune un arc de décharge. A deux endroits, l’appareil présente des manques qui dessinent un arc en plein cintre, dans la partie basse. Au-dessus des baies, le mur porte la trace de reprises probablement dues à une surélévation : l’appareil y est de qualité nettement inférieure et s’achève par du moellon en partie haute. L’élévation sud était percée d’une troisième baie en plein cintre, plus étroite que les précédentes, encore visible aujourd’hui dans les combles de la sacristie. Elle ne possède pas de décor polychrome. La sacristie, sans doute postérieure, est en moellons recouverts d’un enduit au ciment. Trois baies rectangulaires sont percées dans le mur sud de la sacristie. L'auvent est constitué de deux piliers en moellons avec joints au ciment, sur lesquels prend appui une charpente en bois qui reçoit des tôles ondulées couvertes de tuiles creuses. Sous l'auvent, une porte donne accès à la sacristie depuis l’extérieur. L’unique mur de l’appentis encore debout est également en moellons avec joints au ciment, couvert de tuiles creuses disposées en couvre-joint. L’abside conserve également un appareillage en pierre calcaire de belle qualité sur une hauteur de 3 mètres environ. L’élévation porte ensuite les traces de reprises plus ou moins heureuses. Le côté sud de l’abside est percé d'un oculus dans la partie basse et d’une baie en plein cintre dans la partie haute. Un puits de lumière a également été créé au niveau du toit. Dans l’axe, une porte étroite en arc brisé a été percée. Les piédroits et le linteau, reposant sur des consoles moulurées en cavet, sont en pierre de taille (tuf). La façade nord, plus tardive que la façade sud, est homogène : elle est constituée de moellons de pierre calcaire avec joints au ciment. Près de l’abside et à 2, 50 mètres environ du sol, se trouve à nouveau une ancienne baie rebouchée. La façade ouest a été entièrement remaniée : on y trouve de la pierre de taille calcaire grossièrement équarrie avec un joint au ciment, puis une alternance de rangées de pierre calcaire grise et de pierre en tuf. Le portail en arc brisé est en pierre de taille calcaire, avec un tympan plein en ciment et une porte à deux vantaux. On y accède par deux marches. Le linteau repose sur des consoles légèrement en relief. Au-dessus du portail est percé un oculus. Encore au-dessus, un clocher-mur de section rectangulaire offre une baie en plein cintre abritant une cloche. Le clocher-mur sert également de base à une statue disposée sur un socle galbé. La nef est voûtée d’un berceau fortement brisé qui repose sur des colonnes engagées à chapiteau orné. Elle est soulagée par trois doubleaux de section carrée. L’abside est en léger retrait par rapport à la nef. Elle est couverte d’un cul-de-four ovoïde. Son entrée est marquée par un arc triomphal assez massif retombant sur de gros piliers. L’intérieur de la nef est éclairé par les deux baies du côté sud et par l’oculus percé dans le pignon ouest. Le sol est couvert d’un pavement de carreaux de ciment. Dans la troi sième travée, un petite porte du côté sud, donne accès à la sacristie. Celle-ci est constituée de deux pièces séparées par une cloison dans laquelle est aménagée une porte. La seconde pièce dispose d’une baie rectangulaire et d’un accès à des combles à l’aide d’un escalier droit en charpente. Les combles sont éclairés par deux baies rectangulaires : l’une, située sur la façade sud ; l’autre située sur la façade nord. La sacristie à proprement parler, est éclairée par une baie rectangulaire. Une seconde ouverture y est aménagée avec un escalier droit en maçonnerie donnant accès en contrebas à une crypte située en-dessous du choeur. Cette crypte est elle-même éclairée par un oculus percé dans la face sud de l’abside et comporte une porte donnant accès à l’extérieur. Sacristie et crypte sont également pavées de carreaux de ciment.
plan plan allongé
élévation élévation à travées
étages 1 vaisseau
escaliers escalier intérieur : escalier droit, en charpente ; escalier intérieur : escalier droit, en maçonnerie
gros-oeuvre pierre de taille (calcaire) ; moyen appareil ; tuf ; moellon ; enduit partiel (ciment)
couverture (type) toit à longs pans
couverture (matériau) tuile creuse mécanique ; tôle ondulée
couvrement voûte en berceau brisé ; cul-de-four
décor sculpture
représentation Vierge à l'Enfant
  Statue de la Vierge à l'Enfant au sommet du clocher-mur.
dimensions l = 1615 ; la = 789
état remanié
propriété propriété de la commune
type d'étude inventaire topographique
rédacteur(s) Papin-Drastik Ivonne
référence IA04001169
  © Inventaire général, Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
enquête 2008
date versement 2010/03/26
date mise à jour 2011/07/22
service producteur Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Direction Culture et Patrimoine - Service de l'Inventaire général du patrimoine culturel
Grand Horizon, 11-13 boulevard de Dunkerque, 13002 Marseille - 04 88 10 76 66
 
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Requête ((maître maçon) :AUTR )
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