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Réponse n° 1

  Inventaire général du patrimoine culturel
édifice / site hôtel, actuellement centre culturel allemand dit Goethe-Institut
localisation Lorraine ; Meurthe-et-Moselle ; Nancy
adresse 39 rue de la Ravinelle
destinations successives centre culturel
dénomination hôtel
parties étudiées jardin
parties non étudiées communs ; conciergerie
partie(s) étudiée(s)
objets mobiliers
époque de construction 3e quart 19e siècle
auteur(s) Melin Alexandre (architecte) ; Cuny Albert (architecte)
personnalité(s) Maure (commanditaire) ; Simon Léon (commanditaire) ; Vilgrain (habitant célèbre) ; Bertrand Pierre (habitant célèbre)
historique Hôtel particulier construit entre 1870 et 1873 (date par source). La construction est commencée par l'architecte Alexandre-Charles Melin (1818-1876) pour Monsieur Maure vers 1870 ; alors que le gros-oeuvre est à peine terminé, le bâtiment est acheté en l'état par Léon Simon qui confie le chantier à l'architecte Albert Cuny (1820-1905), Melin devant quitter son activité pour des raisons de santé. Léon Simon (1843-1913) fut un personnalité importante dans le domaine de l'horticulture : propriétaire et directeur de vastes pépinières et commerce de graines à Metz et Plantières-les-Metz (établissements Simon-Louis Frères), botaniste reconnu pour ses recherches sur les arbres fruitiers et les roses, il est un des fondateurs de la société d'horticulture de Nancy (1877) dont il est le 1er président durant 24 ans. Suite à l'Annexion de la Moselle en 1870, Léon Simon quitte Metz pour Nancy, installant sa famille et celle de son beau-père, Emile Bouchotte, dans cette demeure dont il prend en charge la fin des travaux et l'aménagement intérieur. Il y fait sculpter le monogramme familial sur les vases du portail (SB). A sa mort, l'hôtel passe entre les mains de la famille Vilgrain, liée pour raison économique et aussi par alliance à Léon Simon, Simon s'étant associé à son arrivée à Nancy à J.-B Vilgrain (ainsi qu'à E. Bouchotte et M. Duhamel) pour l'exploitation des moulins de Frouard (54, IA54001374) et de Nancy (IA54001369), et son fils ayant épousé une fille Vilgrain. Des aménagements intérieurs sont réalisés dans les années 1920 (tradition orale) : lambris et plafonds des vestibules, cheminée du grand salon, installation d'une cuisine au rez-de-chaussée, l'ancienne cuisine se trouvant au sous-sol, chauffage central, adjonction d'un jardin d'hiver prolongeant le grand salon. Entre 1940 et 1944, l'hôtel est occupé par des officiers alllemands, puis par l'Ecole Notre-Dame qui y installe des salles de classe entre 1945 et 1948. Il est ensuite loué puis acheté en1952 par Pierre Bertrand, professeur de médecine et chirurgien. En 1980 il devient propriété de la République Fédérale Allemande qui aménage l'ensemble en centre culturel dit Goethe-Institut : les chambres et la salle de bain de l'étage sont transformées en bureaux et salle de réunion, les grands salons du rez-de-chaussée en bibliothèque, le jardin d'hiver en salle de lecture, les communs en salles de cours. Construit lors d'une campagne homogène, l'ensemble des bâtiments comportant une monumentale maison de maître, des communs (anciennes écuries ?), un logement de gardien et un parc, est très représentatif des demeures bourgeoises élevées à Nancy dans la seconde moitié du 19e siècle selon un style éclectique, dont le 18e siècle est la référence architecturale essentielle, notamment dans ce quartier qui ne s'urbanise qu'après le percement de la ligne de chemin de fer en 1848-1852. Au sous-sol, se trouvait un chenil constitué de box, actuellement partiellement muré.
description L'hôtel s'élève sur une parcelle traversante entre la rue de la Ravinelle et et le quai Claude Le Lorrain, il compte 3 bâtiments dont une vaste maison de maître et deux bâtiments annexes de part et d'autre du portail : conciergerie à droite (servant toujours de logement de gardien), anciens communs à gauche (occupés par des salles de cours). Un jardin de type paysager est aménagé à l'arrière. On accède à la demeure par deux portails symétriques, accostés de portes piétonnes, fermés par une grille en fer et encadrés de 2 piles rectangulaires en pierre surmontés de vases carrés à couvercle sculptés d'une guirlande de fleurs et du monogramme du commanditaire SB (Simon-Bouchotte). Le bâtiment principal construit en retrait de la rue compte 7 travées sur 2 niveaux, son élévation antérieure est ordonnancée, marquée par un léger avant-corps central structuré par un ordre ionique à 4 pilastres. Dans l'axe, un escalier monumental hors-oeuvre à volée double et balustrade en pierre permet d'accèder au rez-de-chaussée surélevé sur un soubassement percé de soupiraux fermés par une ferronnerie portant le monogramme S. Les baies sont en arc segmentaire marqué par une agrafe portant un décor de coquilles, volutes, perles, palmettes, feuilles et chutes végétales, ornements décoratifs que l'on retrouve sur les corbeaux supportant un balcon central fermé par une ferronnerie au riche décor végétal. Le toit à lons pans brisés, couvert d'ardoise au crochet, est percé de lucarnes dont certaines (les plus petites) possèdent un encadrement en métal orné d'une agrafe végétale, de frises d'oves et de palmettes, de chutes et de volutes. Sur la façade postérieure s'élève un jardin d'hiver en stucture métallique. A l'intérieur, un escalier monumental en pierre (étudié dans la base Palissy IM54010371) avec rampe en fer forgé (étudié dans la base Palissy IM54010372) mène aux anciennes chambres à l'étage, alors qu'un escalier secondaire, en bois, situé à droite du grand vestibule et réservé aux anciens domestiques, dessert les chambres aménagées dans le comble ; on y accède par une porte de service percée dans la façade latérale droite. Conciergerie à un seul niveau et anciens communs à deux niveaux sont couverts de tuiles mécaniques, une fontaine en pierre et cuve circulaire est accolée à la façade antérieure des anciens communs.
élévation élévation ordonnancée ; élévation à travées
étages rez-de-chaussée ; 1 étage carré ; sous-sol
escaliers escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours, en maçonnerie ; escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours sans jour, en charpente ; escalier hors-oeuvre : escalier de type complexe, en maçonnerie
gros-oeuvre calcaire ; moellon ; enduit
couverture (type) toit à longs pans ; toit à longs pans brisés
couverture (matériau) ardoise ; tuile mécanique
décor sculpture ; sculpture (étudiée dans la base Palissy) ; ferronnerie ; menuiserie (étudiée dans la base Palissy)
représentation ordre ionique ; monogramme ; fleur ; ornement à forme végétale ; coquille ; perle ; palmette ; ove
  monogramme : S dans la ferronnerie des soupiraux ; monogramme : SB dans la sculpture des vases du portail ; guirlande de fleurs
propriété propriété d'un état étranger
type d'étude opération ponctuelle
rédacteur(s) Tronquart Martine
référence IA54002749
  © Région Lorraine - Inventaire général
enquête 2012
date versement 2012/06/22
crédits photo Gury, Ludovic - © Région Lorraine - Inventaire général
 
Contact service producteur
service producteur Conseil régional de Lorraine - service régional de l'inventaire général
Hôtel Ferraris - 29, rue du Haut Bourgeois 54000 Nancy - 03.83.32.90.63
 
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Requête ((IA54002749) :REF )
Relations Synonymes=1 Spécifiques=9 Génériques=0