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Réponse n° 1

  Inventaire général du patrimoine culturel
édifice / site ville
localisation Centre ; Loiret ; Beaugency
aire d'étude Beaugency
dénomination ville
époque de construction Haut-Empire ; Haut Moyen Age ; Milieu du Moyen Age ; Fin du Moyen Age ; Temps modernes ; Epoque contemporaine
historique Pellieux signale vers 1800 des "médailles en bronze des 1ers empereurs romains trouvées en différents endroits [de la ville]" qui attestent la présence d'un habitat local durant la période gallo-romaine. Il faut ensuite remonter au 9e ou au début du 10e s. pour avoir de nouveaux indices d'une présence humaine. Plusieurs pièces de monnaies d'un atelier monétaire balgentien du temps de Charles le Simple désignent le lieu comme un castrum ou un castellum. Il y avait donc là une demeure fortifiée autour de laquelle se maintenait un habitat. De cette époque rien ne subsiste. Il faut attendre le 11e s. pour voir s'édifier entre 1015 et 1030 une partie du donjon (IA45000141). C'est peut-être à cette époque que fut élevée la 1ère enceinte de la ville dont ne sont conservés que la porte de l'Horloge et des vestiges de mur (IA45000174). L'église du Saint-Sépulcre, actuelle église Saint-Etienne, remonte au milieu du 11e s. (IA45000164). L'ancienne église paroisiale Saint-Firmin, détruite lors de la Révolution, est signalée en 1080 (IA45000173). A l'ouest du logis seigneurial du château sont conservés d'imposants vestiges d'un bâtiment roman (IA45000134). Des traces de baies romanes sont visibles sur la façade sur cour du logis de Dunois (IA45000136) et une baie de la même période sur ce qui reste de l'ancien logis de Jean-d'Orléans-Longueville (IA45000137). Entre 1118 et 1130 fut élevée la seconde enceinte de la ville. L'église collégiale Notre-Dame remonte aux années 1140 (IA45000139). Dans la ville, à l'intérieur de la 1ère enceinte, se dresse la maison romane dite des Templiers du milieu du 12e s. (IA45000133). Sur une peinture de 1924, on relève la présence, 5 rue des Querres, d'une importante fenêtre gothique d'un bâtiment maintenant détruit qui pourrait avoir appartenu aux Templiers (voir doc. 124, 125 et 194). On recense également 8 portes à coussinets du 13e ou du 14e s. (IA45001367) , dont 3 à l'intérieur de la 1ère enceinte et 5 entre cette dernière et la seconde enceinte, l'une d'elles étant associée à une fenêtre contemporaine (voir tableau et cartes de localisation des maisons de Beaugency comportant des éléments décoratifs du 12e au 16e s.). Deux caves gothiques sont sises impasses de la Sourcière (IA45000195) et de la Cave d'Igoire (IA45000198). Au 2 rue Collinet-Rousseau se dresse une maison à pignon sur rue transformé qui présente 1 porte jumelée en arc brisé. Du dernier tiers du 15e s. jusqu'au milieu du 16e s. ont été recensés un peu moins de 200 lieux sous la forme de constructions entières, portes et fenêtres ou de simples vestiges encore en place. Ceci conforte matériellement la lente reprise économique qui fit suite à la fin de la guerre de Cent Ans qui vit se créer la paroisse Saint-Nicolas en 1471. En 1567 ou 1568, les protestants brûlèrent tous les édifices religieux de la ville. L'hôtel Tarat qui remonte à 1555/1556 (IA45000132) apparaît comme la dernière construction importante édifiée avant les guerres de Religion. Au 17e s., l'énergie des habitants s'est essentiellement concentrée sur la reconstruction des églises et chapelles ainsi que de l'abbaye Notre-Dame sans oublier l'édification, intra muros, de l'imposant couvent des Ursulines (IA45000142). Le 18e s. vit s'élever quelques constructions et se modifier des rez-de-chaussée médiévaux. Durant le 3e quart du 18e s., le percement d'une route entre Orléans et Blois, sur la rive droite de la Loire, modifia quelques peu le nord de la ville (IA45001363). Peu après 1780 fut réalisé un port, en aval du pont, à l'ouest de l'abbaye. Une carte de 1787 montre qu'en dehors de la seconde enceinte il y avait peu de constructions. C'est principalement au 19e s. que s'est urbanisé le faubourg nord-ouest tandis que l'intérieur du bourg vit de nombreuses maison modifiées ou construites durant ce siècle. Une petite partie de la ville fut détruite en juin 1944 au nord-est. A cette occasion on perça, à travers l'espace libéré, une large voie pour raccorder les deux branches de la RN 152 et faciliter la circulation qui empruntait primitivement des rues anciennes. La seconde moitié du 20e s. vit la ville s'étendre par des lotissements pavillonnaires et des immeubles sur les Hauts-de-Lutz, au sud-ouest, ainsi qu'à Garambault et aux Chaussées au nord-ouest. La double voie qui joint Beaugency à Vernon est également parsemée de pavillons et une partie des Marais s'urbanise. Une importante zone industrielle s'étend de part et d'autre de la ville, entre la RN 152 et la voie ferrée, zone qui se poursuit sur la commune de Tavers.
propriété propriété privée ; propriété de la commune
type d'étude inventaire topographique
rédacteur(s) Bontemps Daniel
référence IA45000188
  © Inventaire général
enquête 2005
date versement 2008/08/26
date mise à jour 2011/09/26
crédits photo Henrard - © Inventaire général, ADAGP
 
dossier en ligne
Contact service producteur
service producteur Conseil régional du Centre - Service chargé de l'inventaire
6, rue de la Manufacture 45000 Orléans - 02.38.78.85.21
 
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Requête ((IA45000188) :REF )
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