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Réponse n° 1

  Inventaire général du patrimoine culturel
édifice / site hôtel Bouhier de Lantenay, actuellement préfecture de la Côte-d'Or et de la région de Bourgogne
localisation Bourgogne ; Côte-d'Or ; Dijon
aire d'étude Dijon centre
adresse rue de la Préfecture
destinations successives préfecture
dénomination hôtel
parties non étudiées cour ; jardin ; jardin potager
objets mobiliers
époque de construction 3e quart 18e siècle
siècle détail 4e quart 18e siècle ; limite 19e siècle 20e siècle
année 1756 ; 1785 ; 1787 ; 1899 ; 1909
auteur(s) Lenoir Nicolas, dit : le Romain (architecte) ; Le Jolivet Charles Joseph (architecte)
personnalité(s) Bouhier Bénigne (commanditaire)
historique Le constructeur de l'hôtel est Bénigne Bouhier, issu d'une puissante famille de noblesse de robe bourguignonne. Après avoir fait raser le vieil hôtel bâti sur le fonds qu'il venait d'acquérir, il confia les travaux à Nicolas Lenoir, dit le Romain et le chantier dura de 1756 à juillet 1760. Après la mort de Bénigne Bouhier, son fils chercha à vendre l'hôtel et parvint à ses fins en juillet 1781 en le cédant pour 150 000 livres aux Etats de Bourgogne qui en firent le siège de l'Intendance. L'aménagement intérieur fut confié à Charles-Joseph Le Jolivet et les travaux furent achevés en avril 1785. En 1787, les armoiries de la province remplacèrent celles des Bouhier au dessus du grand portail sur rue. Après la suppression de l'Intendance en 1790, l'hôtel connut diverses affectations puis devint préfecture en juin 1800. De nouveaux bâtiments furent ensuite édifiés au nord : une salle de réunion pour le Conseil Général en 1899-1902, puis une aile de bureaux en 1909-1912 s'inspirant du style Louis XVI et en alignement sur la rue de Préfecture avec un retour le long de l'ancienne rue James Demontry.
description L'hôtel comprend un corps de logis dont les ailes sont prolongées au rez-de-chaussée par des commun et par un puissant mur de clôture. Ces différents bâtiments sont répartis autour d'un cour d'honneur de plan concave communiquant avec la rue par un imposant portail, à l'instar de l'hôtel de Rohan-Soubise édifié peu de temps avant. Les communs comprenaient onze remises pour les carrosses et les voitures, des écuries avec un vingtaine de stalles, une chambre pour le portier à gauche du porche, des latrines et deux cours de service. Le tracé arrondi du jardin, vers l'ouest, conçu en même temps que l'hôtel, répond en symétrie au plan de la cour d'honneur. L'élévation sur cour du corps de logis, typique du néo-classicisme naissant, comprend un rez-de-chaussée surelevé limité en hauteur par un bandeau horizontal, un 1er étage, un étage attique puis un toit plat dissimulé par une balustrade, selon un schéma austère qui rappelle les palais romains que l'architecte a pu voir lors de son séjour à Rome. Même réduits, les éléments décoratifs subsistent, principalement dans le dessin des garde-corps en fer forgé. L'élévation de la façade sur jardin est identique à celle sur cour, mais en diffère par l'implantation d'un avant-corps central à pans arrondis et cantonné de pilastres ioniques. La forme ronde de cet avant-corps était complétée par un coupole aplatie supprimée au 19e siècle. Des mufles de lion animent sobrement l'ensemble. La distribution intérieure est conçue d'une façon tradionnnelle avec une succession de pièces communiquant entre elles. Le rez-de-chaussée comprend un vestibule qui a conservé sa structure en "manière de péristyle" et sur lequel s'ouvre l'escalier d'honneur constitué d'une première volée droite centrale et d'une volée double à montées parallèles et qui ne dessert que le 1er étage. Dans l'aile gauche, un escalier plus modeste dessert les niveaux supérieurs.
plan plan symétrique en U
élévation élévation ordonnancée
étages rez-de-chaussée surélevé ; 2 étages carrés
escaliers escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour, en maçonnerie
gros-oeuvre moellon (enduit) ; pierre de taille
couverture (type) terrasse
couverture (matériau) tuile plate
décor sculpture ; ferronnerie
représentation armoiries ; ornement à forme architecturale : ordre ionique ; ornement à forme animale : mufle : lion
propriété propriété du département
protection MH 1925/11/21 : inscrit MH ; 1937/04/24 : classé MH
  L'hôtel (à l'exception des parties classées) : inscription par arrêté du 21 novembre 1925 ; Façades et toitures : classement par arrêté du 24 avril 1937
type d'étude opération ponctuelle
rédacteur(s) Vignier Françoise ; Sonnet Bernard ; Inguenaud Virginie
référence IA21000221
  © Inventaire général
enquête 2000
date versement 2001/10/23
date mise à jour 2015/08/25
crédits photo Rosso, Michel - © Inventaire général, ADAGP
 
Contact service producteur
service producteur Conseil régional de Bourgogne - Service Patrimoine et Inventaire
17, bd de la Trémouille BP 23502 - 21035 Dijon cedex - 03.80.44.40.55
autre dossier dossier de protection
 
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Requête ((IA21000221) :REF )
Relations Synonymes=1 Spécifiques=9 Génériques=0