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Réponse n° 1

  Inventaire général du patrimoine culturel
édifice / site ancien jardin d'agrément du château de Reynerie, actuellement parc public
localisation Midi-Pyrénées ; Haute-Garonne ; Toulouse
aire d'étude Toulouse
lieu-dit Reynerie (quartier de la)
adresse 160 chemin de l'Estang
hydrographie Garonne (la)
destinations successives parc
dénomination jardin d'agrément
édifice contenant demeure
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parties non étudiées clôture de jardin ; bassin ; nymphée ; pièce d'eau ; rivière artificielle ; fabrique de jardin
jardin bosquet ; arbre isolé ; groupe d'arbres ; pelouse
époque de construction 18e siècle ; limite 18e siècle 19e siècle ; 4e quart 20e siècle
année 1781
auteur(s) Dubarry Guillaumme (auteur commanditaire)
personnalité(s) Dubarry Guillaunme (commanditaire)
historique Le château de Reynerie et son parc appartiennent à cette ceinture de châteaux implantés aux 17e et 18e siècles sur le rebord de la première terrasse occidentale de la Garonne par quelques riches familles terriennes toulousaines. Le domaine couvrait à l'époque 40 ha. Le plan du jardin inférieur fait référence au style régulier, encore bien implanté au milieu du 18e siècle. La disposition à deux niveaux de terrasses, l'axe de perspective central avec son miroir d'eau, le canal et son ancien vivier, le puits, l'abside à concrétions et le bassin octogonal, pourraient remonter à cette période. Bien que les archives ne livrent pas d'informations claires sur une recréation de jardin par la famille Dubarry, des aménagements importants de style néoclassique (escalier, ancienne orangerie, nymphée) paraissent relever du dernier quart du 18e siècle. De plus, la présence d'essences rares d'importation exotique, l'aménagement de la pièce d'eau avec sa serpentine, sur la terrasse supérieure et sur les allées du jardin inférieur, traduisent une intervention dans le style paysager romantique datable de la fin du 18e siècle ou du début du 19e siècle. La serre serait plus récente (19e siècle) ainsi que les sculptures (lions couchés) de l'escalier qui évoquent une production Virebent. Une modification spécifique a été opérée sur la partie ouest de la terrasse supérieure durant la deuxième moitié du 20e siècle (rond-point central, laurières, parterres symétriques à massifs de roses) par les services municipaux. De cette période également datent les plantations de palmiers et les plate-bandes de style exotique qui ont orné les abords du miroir d'eau central.
description L'ensemble du jardin actuel couvre 3 ha et son plan correspond approximativement à un vaste rectangle. Sur le plan topographique, il présente deux niveaux distincts. Sur le tiers sud du premier niveau (terrasse supérieure) se tient un jardin irrégulier de conception paysagère, dit "à l'anglaise", d'ambiance romantique. Un plan d'eau, peu visible, donne naissance à une "serpentine" qui descend vers le jardin inférieur. Un axe de symétrie arbitraire, de conception moderne, y détermine deux parterres symétriques en trapèzes, plantés de laurières et de rosiers rouges. Des plantations serrées forment transition avec le château. Celui-ci détermine une deuxième entité paysagère qui occupe les deux autres tiers de la terrasse supérieure. Côté ouest du château, une esplanade engazonnée de forme ovale est entourée d'une allée de ceinture et bordée sur les côtés par des arbres imposants, dont certains sont d'origine : cet aménagement évoque l'esprit néo-classique. Un bâtiment allongé (ancienne orangerie) ferme une partie du côté nord de ce niveau. Côté est de la "folie", la terrasse est soutenue sur toute sa longueur par un mur maçonné, interrompu au centre par l'escalier qui descend de la demeure, et sur le versant sud, par la rigole aujourd'hui bétonnée de la serpentine. Sous la terrasse, une large allée borde le mur et passe au pied de l'escalier. Sur le niveau inférieur est implanté le jardin régulier. De plan presque carré, il se caractérise par un système d'allées perpendiculaires dessinant un damier. Les carrés du damier sont desservis par des allées bordées de buis. Ces carrés sont engazonnée ou plantés d'arbustes ornementaux. La grande allée axiale, d'ouest en est, assure la perspective et la mise en valeur réciproque du jardin depuis la demeure et de la demeure depuis le jardin. Quelques tulipiers de Virginie anciens, cantonnent cette perspective. Au croisement des deux allées principales se trouve un vaste bassin circulaire (rondeau). Dans l'angle nord-ouest s'élèvent une orangerie-serre et un ancien nymphée. De plan rectangulaire, ce dernier présente une façade néo-grecque de temple, à fronton triangulaire. A l'intérieur, il est occupé par un bassin rectangulaire central et prolongé par une abside ornée de concrétions rocheuses de différentes couleurs. Devant la façade du nymphée, un petit bassin octogonal donne naissance à un canal qui entoure le jardin inférieur sur trois côtés. Le bras nord du canal, plus large, a pu servir de vivier. Les bras est et sud font plutôt référence à la conception du "haha", large fossé en eau qui permettait d'ouvrir les perspectives sur le paysage agreste environnant, en se protégeant des animaux. L'ancienne orangerie a été agrandie, elle est aujourd'hui habitée. Les essences, d'importation pour un grand nombre, témoignent d'un engouement pour les arbres rares (févier d'Amérique, tulipiers de Virginie...). A l'origine totalement isolé en milieu rural, les jardins de la Reynerie sont actuellement cernés sur trois côtés par les ensembles urbains. La mitoyenneté avec le parc public paysager du lac de Reynerie crée une ouverture conséquente sur le côté ouest.
plan jardin mixte
élévation jardin de niveau ; jardin en terrasses
escaliers escalier de distribution extérieur : escalier droit, en maçonnerie
gros-oeuvre brique ; maçonnerie
décor sculpture
représentation lion ; vase ; balustre
  L'escalier qui mène du château au jardin régulier inférieur est cantonné, en partie haute, par deux piédestaux de brique surmontés par deux vases en terre cuite, et en partie basse par deux piédestaux plus importants surmontés par deux lions en terre cuite tournés vers le jardin inférieur. Entre les piédestaux, courre une rampe en pierre à balustres.
typologie jardin régulier ; parc paysager
propriété propriété de la commune
protection MH 1963/03/18 : classé MH
  château et parc en totalité
visite fermé au public ; ouvert au public
type d'étude jardins remarquables
rédacteur(s) Fournier Claire
référence IA31010106
  © Inventaire général Région Midi-Pyrénées
enquête 2006
date versement 2003/07/07
date mise à jour 2016/08/24
 
dossier en ligne
autre dossier dossier de protection
 
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Requête ((IA31010106) :REF )
Relations Synonymes=1 Spécifiques=9 Génériques=0