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Réponse n° 1

  Inventaire général du patrimoine culturel
édifice / site Phare du Chenal du Four (Etablissement de signalisation maritime n° 619/000)
localisation Bretagne ; Finistère ; Porspoder
aire d'étude Subdivision de Brest
lieu-dit Four (côté est de l'entrée du chenal du)
dénomination phare
époque de construction 3e quart 19e siècle
année 1868
auteur(s) Planchat (ingénieur) ; Fenoux (ingénieur)
historique Cet écueil forme la pointe avancée d'une chaussée que les navires doivent contourner avant d'entrer dans le chenal du Four. Ce chenal était très fréquenté au XIXème siècle et au début du XXème siècle par une flottille nombreuse de caboteurs et de bateaux de pêche lesquels gagnaient un à deux jours de mer en passant au plus près de la côte plutôt que de naviguer au large d'Ouessant et de la chaussée de Sein où les fonds sont importants mais la mer toujours plus formée aussi. Ce gain de temps représentait aussi de graves dangers car la route dans la partie Nord du chenal passait par des fonds de moins de 6 mètres entre la Valbelle et les Platresses et dans la partie Sud entre la Grande-Vinotière jusqu'aux abords des Vieux-Moines ; d'autre part la route suivait un parcours sinueux, dangereux en raison de la force des courants. Les marins de l'époque ne se satisfont pas des seuls feux alors en place, ceux de Saint-Mathieu et de Kermorvan, donnant l'alignement dans la partie Nord du chenal jugé bien insuffisant et réclament l'érection de deux phares aux extrémités du chenal. Il convenait de signaler plus précisément au Nord les roches d'Argenton et les roches de Portsall et au Sud la chaussée des Pierres-Noires. La Marine militaire se fait de plus en plus pressante et la Commission des phares approuve finalement le projet pour la construction des deux phares. Le 3 juin 1862 la première descente est effectuée sur la roche du Four pour des travaux de reconnaissance et de mesures. Armand Rousseau, ingénieur ordinaire à Brest, présente ses premiers dessins, en fait la copie conforme du phare des Triagoz alors en construction au large de Lannion. Cette tour carrée est dans un premier temps admise pour ne pas la confondre avec la tour ronde à construire sur la roche du Diamant dans la chaussée des Pierres-Noires. Le 21 janvier 1863 une D.M. renvoie le projet et demande la forme circulaire. En fait un projet identique à celui du phare des Pierres-Noires présenté par les ingénieurs Planchat et Fenoux et le chantier commence. Il s'avère beaucoup plus difficile que prévu car il est impossible d'accoster la roche dès que la mer est un peu houleuse. Des lames de fond déferlent avec une telle violence qu'elles s'élèvent parfois à 20 mètres au dessus du caillou. D'ailleurs aucun entrepreneur ne prend le risque de se lancer dans cette aventure si bien que le phare est construit en régie. En juillet 1868 ont lieu les premiers accostages de préparation : nettoyage de la roche à l'acide chlorhydrique, taille d'une embase circulaire pour recevoir les premières assises de pierres de taille, percement des trous de scellement et d'organeaux d'amarrage... En 1869 la roche est accostée en juin 27 fois pour 171 heures de travail ; en juillet 20 fois pour 141 heures ; en août 24 fois pour 163 heures et 5 fois en septembre pour 25 heures sous la direction du conducteur Bouillon. Le programme est à peu près respecté car d'après les estimations les plus pessimistes des ingénieurs il était prévu de descendre sur la roche au moins une centaine de fois par campagne ! Au cours de l'année 1870 les maçons sont encore plus efficaces car du 15 mai au 7 septembre ils restent 750 heures sur Le Four malgré un premier grave accident le 5 juin alors que, par une mer absolument calme, le canot de service est renversé par une lame. Malgré la guerre, la construction continue en août et septembre 1871. En 1872 les maçonneries en pierres de taille de Kersanton pour le parement et en granite de l'Aber pour les moellons de remplissage, sont achevées, le parapet est posé le 6 août et la lanterne est fixée le 16 août sous la conduite du conducteur parisien Bertin. Une trompette à vapeur Lissajoux est installée à la même époque. Au cours de l'année 1873 les derniers travaux intérieurs de carrelages, menuiserie, serrurerie, sont achevés mais au prix d'un drame. Le 27 avril le canot de service menés par Hervé Jézéquel et François Leborgne arrive au phare avec le contremaître Le Brelivet, du matériel et des vivres. Le bâtiment mouille auprès du phare sur sa bouée d'amarrage quand une lame le prend par le travers, le soulève et le renverse. Les trois hommes sont projetés à la mer et meurent noyés. Le feu est pourtant allumé.
description - Description architecturale :
Hauteur au dessus de la mer : 28 m.
Taille générale : 27, 10 m.
Hauteur de la focale : 25 m.
Description : Tour tronconique en maçonnerie de pierre de taille apparente. Fût terminé par une console assemblée par des plates-bandes supportant une balustrade à dés.
- Description technique :
1ère optique : 15 mars 1874 : feu alternativement fixe et à 8 éclats pendant des intervalles de 30 secondes de 3ème ordre dioptrique de focale 0, 50 m.
Autres optiques :
- 19 août 1913 : feu à 5 éclats blancs groupés toutes les 15 secondes optique de 5 panneaux au 1/7.
Cuve à mercure : 1913.
Combustibles :
Huile minérale : 1874.
Vapeur pétrole : vers 1905.
Electrification : 1990.
Automatisation : 1993.
- Etat actuel : Lanterne.
Optique de 5 panneaux au 1/7 de focale 0, 50 m en verre taillé sur cuve à mercure.
Lampe de 250w. Feu blanc à 5 éclats groupés 15secondes. Portée 24, 5 milles.
Aide sonore Vibrateur ELAC-ELAU 2200 : 3=2 sons toutes les 60 secondes.
propriété propriété de l'Etat
type d'étude inventaire des phares
rédacteur(s) Dreyer Francis ; Fichou Jean-Christophe
référence IA29000455
  © Ministère de l'équipement, Bureau des phares et balises ; © Ministère de la culture, Inventaire général
enquête 2001
date versement 2003/12/12
date mise à jour 2005/09/05
crédits photo Dreyer, Francis - © Francis Dreyer ; © Ministère de l'équipement, Bureau des phares et balises ; © Ministère de la culture
 
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Requête ((IA29000455) :REF )
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