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Réponse n° 653
Domaine

horlogerie ; métrologie - instruments de mesure

Dénomination

réveil (à mouvement mécanique, animé)

Titre

Blanche-Neige et les Sept Nains

Auteur/exécutant

BAYARD ; SOCIETE DES ANCIENS ETABLISSEMENTS DUVERDREY & BLOQUEL (usine)

Précision auteur/exécutant

SOCIETE DES ANCIENS ETABLISSEMENTS DUVERDREY & BLOQUEL : ?, 1916 ; ?, 2eme moitié 20e siècle

Lieu création / utilisation

France, Haute-Normandie, Saint-Nicolas-d'Aliermont (lieu d'exécution)

Période création/exécution

2e quart 20e siècle

Millésime création/exécution

1940

Matériaux/techniques

tôle, embouti, galvanoplastie, vernis, chromé, nickelé ; carton

Description

Il s'agit d'un réveil Bayard animé de référence AA 131. Le mouvement mécanique est logé dans un boîtier circulaire en tôle emboutie vernie vert foncé de 11.2 cm de diamètre. La fine lunette circulaire est nickelée chromée et mesure 11.2 cm de diamètre. L'ensemble est posé sur une embase rectangulaire en tôle emboutie vernie vert foncé. Le cadran blanc comporte des chiffres arabes noirs et deux aiguilles noires en forme de branche d'arbre, supportant un oiseau doré chacune. Le cadran blanc est décoré Blanche-Neige et les Sept nains avec un oiseau bleu animé. Un cercle gradué divise les minutes. Autour de chaque chiffre figure un petit dessin. Aux chiffres "1", "5", "7", "11" correspondent des petits animaux de la forêt. Le chiffre "12" est décoré de la maison des nains. Les chiffres "2", "3", "4", "6", "8", "9", "10" sont respectivement accompagnés des nains suivants : Grincheux, Dormeur, Simplet, Timide, Atchoum, Joyeux et Prof

Dimensions

Longueur en cm 11.2 ; Epaisseur en cm 3.9 ; Hauteur en cm 12.5 ; Diamètre en cm 11.2

Inscriptions

marque de fabrique (français) ; inscription (anglais) ; inscription (français)

Précision inscriptions

marque de fabrique, En bas du cadran : BAYARD BLANCHE NEIGE ; inscription, En bas du cadran : MADE IN FRANCE ; inscription, En haut du cadran : Par autorisation WALT DISNEY

Utilisation/destination

mesure du temps

Précision utilisation/destination

En 1867, Albert Villon fonde son premier atelier d'horlogerie à Saint-Nicolas d'Aliermont, future maison Bayard. Il se spécialise dans la pendule de voyage et la montre de marine. D'abord associé à Dessiaux jusqu'en 1883, il se rapproche ensuite de Paul Duverdrey et Joseph Bloquel, collaborateurs puis successeurs en 1902. Afin d'assurer sa succession, Albert Villon fonde, en 1896, la société au nom collectif " Albert Villon, DUVERDREY & BLOQUEL ". A son départ en 1902, la société devient société en nom collectif " Duverdrey et Bloquel ". Le 2 décembre 1916, la société devient une Société anonyme nommée " Société des Anciens Etablissements Duverdrey-Bloquel " (dont la durée est fixée à 5 ans). Le nom subsiste jusque dans les années 1960. On retrouve ces évolutions dans les marques de fabrique, les platines des mouvements ou les boîtiers sont tout d'abord estampillés d'un petit lion passant depuis l'époque du fondateur Albert Villon. A partir de février 1907, DUVERDREY & BLOQUEL donnent l'appellation "réveils Bayard", et cela bien avant que la marque "Bayard" ne soit déposée en 1928. Progressivement, la société se spécialise dans la production de masse de réveille-matin. Les années de la première guerre mondiale sont déterminantes dans cette évolution. Sur le modèle américain, l'usine se modernise et des méthodes de travail rationnelles s'imposent avec le travail en série. Les Grands Réveils (Sonnfor, Tapageur, Bayard-Bayard) ont un énorme succès. D'autres calibres très appréciés connaissent une production intensive comme le réveil Bijou et plus tard dans les années 1930, le célèbre réveil animé. Sous la direction de Raphaël Hennion, à partir de 1947, se sont les années fastes de Bayard. Les 600 employés de l'entreprise fabriquent 4000 mouvements par jour, des réveils mécaniques comme le Bijou, le Viking, le Stentor mais aussi la Mignonnette, réveil de voyage et les mouvements dits " huitaine " qui équipent les pendules murales. À la fin des années 1950, l'usine référence désormais ses productions par des lettres. Par exemple, les réveils mécaniques 30 heures (calibre G) à répétition sont appelés GR (" R " pour répétition). Dans les années 1960, la société prend le nom de " Réveils Bayard " et c'est le passage à l'électronique avec Edmond Forest. En 1964, les établissements Bayard s'agrandissent en achetant l'usine de la Société Industrielle de Décolletage Automatique (au 120 rue robert Lefranc à Saint-Nicolas d'Aliermont), construite en 1939 sur requête de robert Duverdrey, patron de Bayard. Cette usine constitue le second site Bayard, et le lieu de fabrique des cadrans et aiguilles d'horlogerie en utilisant des peintures luminescentes à base de radium 226. La totalité des ateliers font près de 15 000 m² et la société compte environ 800 travailleurs. En 1967, Bayard fabrique 1 200 000 mouvements par an. La société éprouve ensuite des difficultés à se convertir à l'horlogerie électrique. La mévente des réveils à l'international et la concurrence entraînent une baisse de la production. Le mardi 24 janvier 1984, les 250 employés de l'entreprise sont avertis du dépôt de bilan de la Société des Réveils Bayard. Les deux tentatives de reprises par la Société nouvelle des Réveils Bayard en juin 1984, puis par la Centrale d'Horlogerie Bijouterie Laval en mars 1987, se soldent par un échec et la liquidation définitive des biens est prononcée le 13 mars 1989. La marque Bayard a été achetée dans les années 1990 par la société Spiero Horlogerie fondée en 1919 et qui fabrique notamment une gamme de réveils sous la marque Bayard

Sujet représenté

scène (Blanche-Neige, robe, cape, Les Sept Nains, barbe, bonnet, chaumière, lapin, oiseau, écureuil)

Précision sujet représenté

Blanche-Neige et les Sept nains est le premier long-métrage d'animation et " classique d'animation " des studios Disney, sorti le 21 décembre 1937 au Carthay Circle Theater de Hollywood. Le film est une adaptation du conte éponyme des frères Grimm paru en 1812, conte fortement ancré dans les traditions européennes. Blanche Neige est une princesse d'une très grande beauté, ce qui rend jalouse sa belle-mère. Celle-ci demande quotidiennement à son miroir magique de lui dire qu'elle est la plus belle ; mais un jour, le miroir affirme que la plus belle femme du royaume est Blanche Neige. La reine décide alors de la tuer mais le garde chargé de cette tâche ne trouve pas le courage et abandonne Blanche Neige dans la forêt. Perdue, à bout de force, elle échoue dans une maison où habitent sept nains

Lieu de conservation

Saint-Nicolas-d'Aliermont ; musée de l'Horlogerie Aliermontaise

Musée de France
au sens de la loi n°2002-5 du 4 janvier 2002

Statut juridique

propriété de la commune ; achat ; Saint-Nicolas-d'Aliermont ; musée de l'Horlogerie Aliermontaise

Date acquisition

2007

Anciennes appartenances

Béhague Alain

Numéro d'inventaire

207.08.141

Commentaires

Très populaires, ces réveils reflètent une époque marquée par le succès de Disney ainsi que des dessins animés diffusés en France. Le premier réveil animé fabriqué par Bayard est le réveil Mickey Mouse, mis en vente en 1930. Le deuxième est Blanche-Neige créé en 1938. Après le succès commercial des deux premiers, dix années s'écoulent à nouveau avant que paraissent les modèles suivants. C'est Pinocchio qui redémarre la série, Donald est le quatrième, imaginé sur le même concept que Mickey avec sa tête et ses bras mobiles. Par la suite, la production se diversifie, Bayard lance des réveils mettant en scène des personnages d'émissions pour enfants et une série " Villes et provinces de France " à partir des années 1950. Bayard produit même une gamme de réveils érotiques, les " Parisiennes " à partir de 1985, en collaboration avec le dessinateur Aslan (Rf. Communiqué sur le lancement de la nouvelle gamme " Les Parisiennes ", Boîte archive n°7.2). ; AA 131

Bibliographie

LANGLAIS Cyrielle, LOMBARDI Marianne, Réveils animés Bayard, le XXème siècle à travers la vie quotidienne, catalogue de l'exposition, juillet 2011,

Copyright notice

© Saint-Nicolas-d'Aliermont, musée de l'Horlogerie Aliermontaise, © Service des musées de France, 2012

Crédits photographiques

© Marianne Lombardi

 

demande de photographie et/ou de conditions d'utilisation

 

Renseignements sur le musée

 

Contact musée

 

07350000517

Notices :  

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