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Réponse n° 11
Domaine

peinture

Dénomination

tableau

Titre

Adoration des Mages

Auteur/exécutant

COECKE VAN AELST Pieter (peintre, attribué à)

Précision auteur/exécutant

COECKE VAN AELST : Alost, 1502 ; Bruxelles, 1550 ; nationalité : Hollandaise

Ecole

Pays-Bas

Anciennes attributions

Attribuée à Peter Coecke van Aelst par M. J. Friedländer (Amsterdam, courrier du 24.IV.57) comme " une oeuvre significative et bien conservée "

Lieu création / utilisation

Bruxelles (lieu de création) ; Anvers (lieu de création)

Période création/exécution

1ère moitié 16e siècle

Historique

Ce tableau a été donné par G. Marlier à l'atelier de Bernard van Orley. Cette Adoration des Mages reprend une formule largement déclinée par Coecke van Aelst et son atelier à travers les versions du musée du Prado, du musée national de la Renaissance (Ecouen) ou de collections privées (Valencia, Bruxelles). Très souvent statique et contemplative, l'attitude des mages dans cet exemplaire s'avère beaucoup plus originale : si celle du mage âgé qui embrasse avec dévotion le pied de Jésus reprend le schéma de l'Adoration des Mages de Raphaël largement diffusée par la gravure (XIIIe Loge, façade orientale du palais de Nicolas III au Vatican), celle du mage se découvrant devant la Vierge est beaucoup plus dynamique tout comme celle de saint Joseph, en marche, dont le profil n'est pas sans rappeler celui de l'un des bergers de l'Adoration d'Hugo van der Goes (Gemälde Galerie, Berlin). Le costume du mage africain a toujours été richement traité chez Coecke pour exprimer un " exotisme " très renaissant : manches à bouffants et crevées, jeu lacets, chausses exubérantes, turban ou bandeau au noeud complexe, chaîne luxueuse, boucle d'oreille. Sa posture de dos avec le visage de profil est particulièrement audacieuse. Cette formule est reprise par l'artiste dans un Portement de croix (dessin à la plume, daté des années 1530-1550) du musée Boijmans van Beuningen. Nous retrouvons ici l'un des traits les plus caractéristiques de l'art des Primitifs flamands, celui de la " spatialité instable résultant de l'agencement ornemental des figures dans le champ. Encore au XVIe siècle, nombreux furent les peintres des anciens Pays-Bas qui continuèrent à disposer les figures dans l'image à l'instar des pièces d'un puzzle, malgré l'influence croissante exercée par la conception italienne de l'espace pictural : Bernard van Orley, Pierre Coeck d'Alost et Bruegel l'Ancien ". (Didier Martens). Si l'architecture de l'arrière-plan et les petits personnages qui l'animent, s'inscrit tout à fait dans la tradition picturale de Jan van Dornicke, celle du second plan appartient bien à Coecke avec ses piliers sculptés de cartouches empruntés à la renaissance italienne. L'aspect chiffonné des drapés est bien celui que l'on rencontre dans les oeuvres précoces de l'artiste comme celle du Prado ou d'Ecouen ainsi que certains détails comme la végétation qui pousse sur les arcs d'une ruine à l'arrière-plan. Les couleurs éclatantes (rouge vermillon, jaune vif, vert profond) des costumes évoquent celles des oeuvres du second quart du XVIe siècle (Entrée du Christ à Jérusalem, vers 1530-35, Bonnefantenmuseum, Maastricht) ; les plis décolorés des drapés témoignent quant à eux du maniérisme ambiant. Le musée Rolin possède dans ses collections une des multiples versions de La Cène attribuée à Coecke ou à son atelier (HV.413, dépôt MH 1964, vers 1535-1550) : ce tableau provient de la chapelle Sainte-Anne de la cathédrale Saint-Lazare d'Autun, fondée par Jean Millot, lieutenant au bailliage de Montcenis et Anne Vestu, sa femme. Restaurée avant 1957 : suppression de la végétation accrochée sur la colonnade en ruine, dégagement du lévrier devant le ponton ainsi que d'une branche au-dessus de la tête du mage se découvrant devant la Vierge ; Né le 14 août 1502 à Aelst (Flandres) et mort le 6 décembre 1550 à Bruxelles, peintre et architecte scénographe flamand. Il fait son apprentissage à Bruxelles sous la direction de Bernard van Orley. Il accomplit vraisemblablement un séjour en Italie entre 1521 et 1525 ; à son retour, il s'établit à Anvers, où il est reçu franc maître en 1527. II épouse la fille du peintre Jan Van Dornicke, Anna Mertens, et il travaille au sein de l'atelier de son beau-père ; à la mort de ce dernier, il en prend la direction. Coecke n'a signé aucun de ses tableaux, ils lui sont attribués par comparaison stylistique, par confrontation avec un certain nombre de gravures ou dessins portant son nom (Moeurs et Fachons des Turcs, 1533). Ses tableaux les plus an ciens (Adoration des Mages, Prado, Bruxelles, Musée royal des Beaux-Arts, Gênes, Gal. Di Palazzo Bianco ; Sainte Famille, musées de Louvain et de Tours ; la Dernière Cène (multiples exemplaires)) dénotent l'influence de Van Orley teintée du maniérisme anversois de Jan Van Dornicke (Maître de 1518). A son retour de Constantinople, Coecke adopte résolument le style de la Renaissance et s'appuie sur des oeuvres tardives de Raphaël et de ses disciples. A l'instar de Giulio Romano, ses figures sont empreintes d'une élégance maniérée pour la période 1533-1540, la Montée au Calvaire, musée de Bâle, le Jugement Dernier de l'Escorial, les Adieux du Christ à sa Mère, musée de Glasgow, le Christ au jardin des Oliviers de l'Ermitage, le triptyque de la Résurrection, musée de Kalsruhe, Saint Luc peignant la Vierge, musée de Nîmes. Les tapisseries dont il dessina les projets comptent parmi les plus remarquables de la Renaissance flamande (Vie de saint Paul, Histoire de Josué, Vienne Kunsthistorische Museum, les Péchés capitaux). Il réalisa également des projets de vitraux et ses traductions en flamand et en français de cinq des Livres d'architecture de Serlio, qu'il édita lui-même à Anvers à partir de 1539, eurent un énorme retentissement. Il épousa en seconde noces Mayken Verhulst, peintre de talent, dont il aura une fille qui épousera Peter Bruegel l'Ancien. Charles Quint le nomme peintre de la cour peu avant sa mort. A son époque, il est considéré comme une figure de tout premier plan, si l'on en croit les relations qu'il entretenait avec des humanistes et historiens de l'art presque contemporains, tels Guicciardini, Vasari, Lampsonius et Van Mander. En tant que chef d'atelier, Coecke est entouré de nombreux assistants d'où la production d'oeuvres parfois de qualité inégale. Il est toutefois considéré comme le chef de file de la Renaissance dans les Pays-bas méridionaux. Il a assuré le passage du Maniérisme de la Pré Renaissance ou " Maniérisme anversois " au Romanisme de la seconde moitié du siècle. Il ne reste que très peu d'oeuvres de sa main, car une partie d'entre elles a disparu sous les coups des iconoclastes calvinistes.

Matériaux/techniques

peinture à l'huile ; bois

Dimensions

Hauteur avec cadre en cm 94.3 ; Largeur avec cadre en cm 142 ; Hauteur en cm 81 ; Largeur en cm 130 ; Epaisseur en cm

Sujet représenté

scène biblique (Adoration des Mages, Mage)

Lieu de conservation

Autun ; musée Rolin

Statut juridique

propriété de la commune ; donation sous réserve d'usufruit ; Autun ; musée Rolin

Date acquisition

2014

Anciennes appartenances

Collection privée, DOUWES, 1957, Amsterdam, (Ancienne collection Douwes, Amsterdam en 1957) ; Collection privée, Paris, (Ancienne collection de Amédée Hus) ; Collection privée, Paris, (Collection Hus-Lafleur)

Numéro d'inventaire

2014.4.9

Bibliographie

Max J. Friedländer, Die altniederländische Malerei, Berlin, Cassirer et Cie, 1924-1930
Laclotte, Cuzin (s.l.d.), Dictionnaire de la peinture : la peinture occidentale du moyen âge à nos jours, Larousse, 1987 (tome 1, p. 358)
Les primitifs flamands et leur temps, ed. La renaissance du livre, Bruxelles, 1994 (Didier Martens, "L'Illusion du réel")
Danièle Séraphin, Jacques Lauprêtre, Le Testament des Ombres. Mise en Cène de Martin Luther par Pieter Coeck d'Alost, éd. d'Art Hermann, Paris, 2013

Copyright notice

© Autun, musée Rolin, © Service des musées de France, 2016

Crédits photographiques

© B.M.C.

 

Renseignements sur le musée

 

01610012056

Notices :  

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Requête :   ((Hollande) :ECOL )
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