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Réponse n° 40
Dossier Grands documents de l'histoire de France ; AE/I : Armoire de fer
N° notice AF-ES000008
Série armoire de fer
Cote AE/I/7; AE/I/8
N° pièce 3
Analyse Dernière lettre de Marie-Antoinette - également appelée testament de Marie-Antoinette, adressée à sa belle-soeur Madame Elisabeth.
"Ce 16 [octo]bre [1793] à 4 heures du matin".
"C'est à vous, ma soeur, que j'écris pour la dernière fois, je viens d'être condamné non pas à une mort honteuse, elle ne l'est que pour les criminels, mais à aller rejoindre votre frère. Comme lui innocente, j'espère montré la même fermeté que lui dans ces derniers moment. Je suis calme comme on l'est quant la consience ne reproche rien. J'ai un profonde regret d'abandonner mes pauvres enfants, vous savez que je n'existoit que pour eux et vous, ma bonne et tendre soeur ; vous qui avoit par votre amitié tout sacrifié pour être avec nous, dans quelle position je vous laisse. J'ai appris par le plaidoyer même du procès que ma fille étoit séparée de vous. Hélas, la pauvre enfant, je n'ose pas lui écrire, elle ne receveroit pas ma lettre. Je ne sais même pas si celle-cy vous parviendra. Recevez pour eux deux, icy ma bénédiction. J'espère qu'un jour lorsqu'ils seront plus grands, ils pourront se réunir avec vous et jouire en entier de vos tendres soins. Qu'ils pensent tous deux à ce que je n'ai cessé de leurs inspirer : que les principes et l'execution exacte de ses devoirs sont la premiere baze de la vie [...]".
Contresigné par Guffroy, Massieu, Lecointre, Fouquier-Tinville et Leg[...] (Legot ?).
Dates document 1793/10/16
Accès original non accessible (conservé en réserve du Musée de l'histoire de France)
Reproduction photocopie de l'original interdite; microfilm, photographie ou impression d'image numérique
Support papier
Taille chaque page mesure 23,2 cm de hauteur et 18,7 cm de largeur
Couleur N
Technique manuscrit; encre
Type de document document écrit; lettre; testament
Noms de personnes Marie-Antoinette (1755-1793) (reine de France); Elisabeth de France, dite Madame Elisabeth -- soeur de Louis XVI; Louis-Charles de France (1785-1795) (dauphin de France) dit Louis XVII -- fils de Louis XVI ; Marie-Thérèse Charlotte de France, dite Madame Royale (duchesse d'Angoulême) -- fille de Louis XVI (roi de France); GUFFROY, Armand-Benoît-Joseph (député - membre du Comité de sûreté générale); LECOINTRE, Laurent (député); FOUQUIER-TINVILLE, Antoine-Quentin (accusateur public du Tribunal révolutionnaire) ; MASSIEU, Jean-Baptiste (évêque constitutionnel - député) ; LEGOT, Alexandre (député)
Noms de lieux FRANCE; FRANCE -- XVIIIe siècle; PARIS (France) -- Prison de la Conciergerie
Mots clés XVIIIe siècle; Révolution française (de 1789);Convention ; testament de la reine Marie-Antoinette; dernière lettre de la reine Marie-Antoinette ; condamnation; condamnation à mort; procès; procès politique; procès de la reine Marie-Antoinette; famille; famille royale ; conseil maternel ; bénédiction maternelle ; morale ; pardon; religion; religion catholique; confession; roi ; roi de France ;veuve; reine; reine de France; dauphin de France ; évêque; évêque constitutionnel ; député ; prêtre ; avocat au Parlement ; accusateur public du Tribunal révolutionnaire ; membre du Comité de sûreté générale ; duchesse ; duchesse d'Angoulême
Notes L'authenticité de ce document a parfois été mise en question : la dernière lettre de Marie-Antoinette a été écrite dans un français parfait, sans aucune rature, alors que la reine avait gardé toute sa vie une orthographe approximative. On a pu croire à un faux, forgé par le conventionnel Courtois, chez qui il a été retrouvé. On peut également penser à un texte réel, qui aurait été mis en forme par le ministre Decazes, soucieux d'en faire un "monument" à la gloire de la monarchie rétablie.
Armand-Benoît-Joseph Guffroy (10 novembre 1742 - 9 février 1801), avocat. Elu le 9 septembre 1792 par le Pas-de-Calais, membre de la Convention, membre du Comité de sûreté générale, il soutient la Montagne par son journal "Le Rougyff", avant de changer son orientation politique et de soutenir la réaction. Il vote la mort du roi.
Laurent Lecointre (1er février 1742 - 4 août 1805), négociant. Nommé lieutenant-colonel de la garde nationale de Versailles, élu le 6 septembre 1792 à la Convention, il vote la mort du roi et presse le procès de la reine.
Antoine-Quentin Fouquier-Tinville (12 juin 1746 - 2 mai 1795), nommé substitut de l'accusateur public du Tribunal révolutionnaire le 13 mars 1793, et le 22 prairial an II, accusateur public du même tribunal.
Jean-Baptiste Massieu (17 septembre 1743 - 6 juin 1818). Député du clergé aux Etats généraux, secrétaire de la Constituante (22 décembre 1789), prête le serment civique. Evêque constitutionnel et député de l'Oise à la Convention, il vote la mort du roi.

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