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Réponse n° 39
Dossier Grands documents de l'histoire de France ; Armoire de fer
N° notice AF-02929
Série armoire de fer
Cote AE/I/13/25
Analyse Lettre manuscrite signée du cardinal Fesch au comte de Montalivet, ministre de l'Intérieur, au sujet d'un règlement sur l'administration des séminaires diocésains proposé au Conseil d'Etat, écrite à Lyon, le 10 novembre 1813.
Tamponné "Archives du Royaume. S[ecti]on Ad[ministrati]ve"
Dates document 1813/11/10 -- 1813/11/24
Accès original non accessible (conservé en réserve du musée)
Reproduction tirage photographique; fichier numérique
Support papier
Taille 32 X 21 cm
Technique manuscrit;encre
Type de document document écrit ; lettre
Noms de personnes Fesch, Joseph (1763-1839) (archevêque de Lyon - cardinal) ; Montalivet, Jean-Pierre Bachasson de (1766-1823) (ministre de l'Intérieur) ; Pie VII (1742-1823) (pape)
Noms de lieux Lyon (Rhône) ; Rhône (Rhône-Alpes - département) ; Paris (France) ; France -- XIXe siècle ; Rhône-Alpes (France - région administrative) ; Lyon (diocèse) ; Ile-de-France (France - région administrative) --
Mots clés France ; XIX siècle ; règne de Napoléon Ier (1804-1814, 1815) ; séminaires diocésains ; règlement ; décret ; administration ; constitution civile ; épiscopal ; religion ; Constitution civile du clergé ; Conseil d'Etat ; préfet ; ministre ; pape ; évêque ; catholicisme ; gallicanisme ; Premier Empire ; Concordat ; Concordat de 1813 ; diocèse ; relations entre l'Eglise et l'Etat ; Eglise catholique
Notes Joseph Fesch est l'oncle maternel de Napoléon Bonaparte. Il rédige cette lettre depuis Lyon, siège de l'archevêché dont il a la charge depuis 1802. Comportant quelques râtures, elle est adressée au ministre de l'intérieur. Le cardinal, indigné et bien informé, tente de calmer ses craintes. Un décret, "sur le point de paraître", augmenterait, selon lui, l'emprise du préfet et du ministre des cultes sur les diocèses. Il s'agit aussi d'un réglement s'exerçant sur les séminaires diocésains: "l'évêque serait tenu de rendre compte sur le choix de ses élèves" au séminaire.
Bien que comblé d'honneurs, Fesch réprouve l'attitude de son neveu sans le citer: "dans ce moment où la consternation générale (...) excite chacun à se rendre compte des malheurs qui nous accablent; (...) une grande majorité des français indique pour cause, le dépouillement et la détention du Pape, le schisme qui s'opère dans trois diocèses (...)". Après l'annexion des Etats pontificaux par Napoléon Ier entraînant l'excommunication de l'empereur, Pie VII avait été emprisonné à Fontainebleau en 1812. En janvier 1813, il avait signé un concordat nettement plus gallican qu'il récusa aussitôt. Les relations entre pouvoir temporel et spirituel allaient en empirant. L'archevêque exprime d'ailleurs la montée d'un sentiment d'une réelle "persécution"; les évêques vont perdre "l'incontestable droit (...) d'être les seuls maîtres de la doctrine". Fesch se permet de demander la suspension du décret pour "nous éviter la honte de la défiance".
Malgré cela, en novembre 1813, plusieurs décrets ont porté sur l'administration des biens du clergé. Ces textes ont perduré jusqu'en 1905. Par la loi de séparation de l'Eglise et de l'Etat (cf. AE/II/2991), ils furent abrogés au même titre que le Concordat passé à Paris entre Pie VII et le Gouvernement français en 1801 (cf. AE/III/161).

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