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Réponse n° 35
Dossier Grands documents de l'histoire de France ; Florilège
N° notice 04003
Fonds Musée
Série armoire de fer et Musée; musée des documents français
Cote AE/II/944
Cote origine G/7/541a/pl.1
Analyse Lettre autographe de Françoise d'Aubigné, signée marquise de Maintenon, adressée à Nicolas Desmaretz, intendant des finances, le 8 octobre [1714], intercédant en la faveur de Jean-Claude de la Poype de Vertrieu, évêque de Poitiers.
Dates document 1714/10/08
Accès original non accessible (conservé en réserve du musée)
Reproduction tirage photographique; fichier numérique
Support papier
Taille 16,5 x 11 cm
Technique manuscrit;encre
Type de document document écrit ; lettre
Noms de personnes Aubigné, Françoise d' (1635-1719) (marquise de Maintenon) ; Desmaretz, Nicolas dit Desmarets (1648-1721) (Contrôleur général des finances) -- père de Jean-Baptiste Desmarets, maréchal de Maillebois ; La Poype de Vertrieu, Jean-Claude de (1655-1732) (évêque de Poitiers -- 1702-1732)
Noms de lieux Poitiers, évêché de (France) -- XVIIIe siècle
Mots clés France ; France -- XVIIIe siècle ; Ancien Régime ; règne de Louis XIV (1643-1715) ; personnalité de l'Ancien Régime ; lettre autographe ; bois ; revenus ; évêque
Notes Françoise d'Aubigné (1635-1719), marquise de Maintenon, recommande Jean-Claude de la Poype de Vertrieu, évêque de Poitiers depuis 1702, auprès de Nicolas Desmaretz, contrôleur général des finances. L'épouse morganatique de Louis XIV s'adresse au neveu de Colbert, seigneur de Maillebois, nommé ministre d'Etat en 1709. La marquise sollicite les faveurs du trésorier des ordres du roi depuis novembre 1713 pour l'ancien chanoine du chapitre de l'église de Lyon. Ce dernier demande "une somme de deux mil livres de la coupe de quelques balivaux pour mestre sa maison en seureté." La marquise note bien que "les règles sont contre luy". Effectivement, la coupe de ce jeune bois souhaitée par l'évêque est contraire aux prescriptions de l'ordonnance sur les eaux et forêts de 1669 (cf. Archives nationales, Contrôle général des finances, G/7/566 dr.3 (mars 1708)). Les ecclésiastiques avaient longtemps abusé de leurs exploitations et encouraient maintenant pour cela des amendes.
Desmaretz agissait devant la nécessité de financer la guerre (cf. AE/II/931) dans des circonstances climatiques désastreuses. Il arrivait après le grand hiver 1708-1709 et les inondations de 1709-1712. Le contexte économique et monétaire était très défavorable (cf. Archives nationales, Contrôle général des finances, G/7/541a/pl.2 (14 juillet 1710)). Sous l'influence des écrits de Vauban, de Boisguilbert et de Pottier de la Hestroye, le contrôleur général des finances établit au mois de septembre 1710 un nouvel impôt, le dixième des revenus. Sur le plan extérieur, la signature, en avril 1713, de la paix avec l'Angleterre, la Hollande et la Prusse, ne mit pas un terme aux hostilités avec l'Autriche mais permit à Desmaretz de songer à assainir les finances (cf Archives nationales, Contôle général des finances, G/7/590 (24 décembre 1713)). Il se décide surtout à frapper les rentes dont les arrérages n'avaient plus été régulièrement payés depuis la crise de 1709.
La lettre, pliée en six, n'est pas millésimée. Elle ne peut pas dater de 1715. A cette date, Nicolas Desmaretz n'est plus à son poste. La mort de Louis XIV, en septembre 1715, n'avait pas permis à Desmaretz d'appliquer ses idées financières pour liquider les dépenses de la guerres (cf. Archives nationales, Contrôle général des finances, G/7/543c/pl.5 (1er février 1714)). Il est disgracié par Philippe d'Orléans (1674-1723), régent de France. La marquise, qui signe ici "Maintenon", titre reçu du roi depuis 1675, s'était retiré de Versailles quelques jours avant la mort du roi en 1715. Elle meurt à Saint-Cyr dans la Maison royale de Saint-Louis, fondée en 1686. La suscription de sa main indique: "A Monsieur, Monsieur de Maretz". ****Cette enveloppe et le cachet rouge aux armes de la marquise qui fermait ce billet n'ont pas été numérisés.
Ce billet était anciennement archivé sous la cote G7 aux Archives nationales dans les anciens papiers du Contrôle général des finances (cf. Arthur-Michel de Boislisle, Correspondance des contrôleurs généraux des finances avec les intendants des provinces, Paris, 1874-1897).

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