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J.O. - L'église Sainte-Anne en totalité (cad. EH 326) : classement par arrêté du 28 février 2007, modifié par arrêté du 12 septembre 2007.
L'église ayant été inscrite en 2006, la présentation en a été faite pour cette année-là.
Voyez cette présentation…
J.O. - Les onze maisons anciennes du quartier Saint-Leu, à savoir : n° 23, quai Bélu (cad. AC 93) ; n° 43, rue d'Engoulvent (qui participe également de la même ossature que le n° 45) (cad. AD 94) ; n° 45, rue d'Engoulvent (cad. AD 95) ; n° 47, rue d'Engoulvent (qui participe également de la même ossature que le n° 45) (cad. AD 96) ; n° 41, rue du Hocquet (cad. AD 154) ; n° 44, rue du Hocquet (cad. AH 226) ; n° 13, rue Guidé (cad. BL 136) ; n° 15, rue Guidé et n° 12, boulevard du Jardin-des-Plantes (deux façades pour la même maison et la même ossature bois) (cad. BL 135, 105) ; n° 9, rue des Cannettes (cad. AH 146) ; n° 25, rue des Cannettes (cad. AH 140) ; n° 27, rue des Cannettes (cad. AH 139) : inscription par arrêté du 26 janvier 2007.
Le quartier Saint-Leu, qui doit son nom au vocable de son église paroissiale, se situe en contrebas de la cathédrale…
J.O. - La chapelle funéraire Maille-Lansorne et son monument, situés dans le vieux cimetière (cad. AD 173) : inscription par arrêté du 26 janvier 2007.
Cette chapelle funéraire de la famille Maille-Lansorne, située dans le cimetière de Doullens, est intéressante à plus d'un titre. C'est l'un des monuments les plus anciens de ce cimetière, puisqu'il a été édifié à la fin des années 1830.
La chapelle abrite une sépulture monumentale dont le point fort est sans conteste le remarquable ensemble sculpté qui l'orne et dont l'auteur est Louis Duthoit, l'un des célèbres et talentueux frères Duthoit. Ce travail a été réalisé entre 1838 et 1842.
L'entretien de la chapelle a été assuré jusqu'en octobre 1996 par le Centre hospitalier de Doullens, à la faveur d'un legs de Charles Lansorne, médecin-chef de l'hôpital de Doullens, décédé le 19 février 1837 et enterré ici avec sa femme et les parents de celles-ci.
Depuis 1996, le monument n'est plus entrenu et se dégrade peu à peu, surtout à l'intérieur. Deux angelots en marbre blanc ont disparu. Cette situation a motivé la demande de protection.
J.O. - Le monument commémoratif de l'ancienne Assemblée du Désert des Protestants situé à La Boîte à Cailloux, la parcelle où il est construit et son chemin d'accès (cad. ZB 35) : inscription par arrêté du 7 mai 2007.
La Boîte à Cailloux est le berceau des Eglises de culte protestant du secteur situé entre Saint-Quentin et les villages du nord-est de la Somme. Ces Eglises ont été fondées par le pasteur Jean Gardien Givry à la fin du XVIIe siècle, au moment où débutent les persécutions à l'encontre des adeptes de Religion Prétendue Réformée. Le culte fut célébré dans cet asile naturel pendant cent ans, de la Révocation de l'Edit de Nantes en 1685 jusqu'à la Révolution française, lorsque la liberté de culte fut rétablie.
Ce vallon resserré, ancienne carrière de pierre, long de 60 mètres, était autrefois couronné de forêts. Seul un monument commémoratif inauguré en 1934 témoigne de l'histoire de ce lieu où se tenaient « les assemblées du désert ».
Si ce monument ne présente pas d'intérêt du point de vue architectural, il est symbolique de tout un pan de l'histoire de la France, longtemps occulté ou ignoré, en particulier dans certains secteurs où la Religion Prétendue Réformée s'implanta vigoureusement. C'est le cas de tout le secteur entre Le Cateau, Péronne et Saint-Quentin, les communes d'Hesbécourt, Templeux-le-Guérard et Hargicourt en particulier.
Les assemblées du Désert par définition ne devaient pas laisser de trace. Il n'en reste que le lieu : ainsi en est-il pour la Boîte à Cailloux, dont l'inscription au titre des Monuments Historiques se justifie au titre de lieu de mémoire du protestantisme en France.
J.O. - La villa Rip, 62, esplanade du Général-Leclerc, en totalité (cad. AE 522) : inscription par arrêté du 14 septembre 2007.
La Villa Rip a été construite peu après 1894 par Jules Dupont, architecte à Mers-les-Bains. La maison se situe en front de mer et fait partie de la dernière vague de construction de la station balnéaire mersoise. Elle a été remarquablement restaurée récemment, avec notamment la restitution des assises alternées de briques ocre et rouge en partie supérieure.
La villa Rip appartient à un seul propriétaire et n'a donc pas été morcelée. De fait, elle possède encore aujourd'hui toute sa distribution intérieure d'origine, fait exceptionnel à Mers-les-Bains, où la grande majorité des maisons se trouve aujourd'hui aux mains de co-propriétés, qui ont réaménagé les maisons en studios et appartements.
Textes : Jean-Michel Schill, d'après les dossiers de recensement de Isabelle Barbedor (Amiens, église Sainte-Anne), Sandrine Platerier (Mers-les-Bains) et Pascale Touzet (Amiens (quartier Saint-Leu), Doullens et Hesbecourt).