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J.O. - Le château, façades et toitures, la plate-forme entourée de ses douves et les parcelles attenantes dont la grande pâture au nord, en totalité (cad. Berneuil-en-Bray D 38, 68, 69, 487, 523 à 525 ; Auteuil A 704, 705, 709) : inscription par arrêté du 14 septembre 2007.
Le château d'Auteuil primitif, détruit à la fin du XVIe siècle, fut abandonné par son propriétaire au profit d'un autre château voisin plus modeste, mais réhabilité et fortifié à la fin du XVIe siècle et vraisemblablement parachevé au XVIIe siècle, situé sur le territoire de Berneuil-en-Bray et baptisé château d'Auteuil. De ce nouveau château, il reste l'imposante plate-forme (avec son ancien appareil en silex et chaînage en brique) entourée de douves, ainsi que les traces des fondations de l'ancien château détruit.
Le château d'Auteuil fut reconstruit "presque entièrement" en 1858, quasiment à l'identique et sur les anciennes bases de l'édifice primitif. Il reprend l'appareil classique des châteaux du XVIIe siècle en brique et pierre.
Le toit de l'avant-corps du logis principal a été profondément modifié à la suite d'un incendie intervenu après la seconde guerre mondiale.
Quant à son vaste domaine, jardins à la française, prairies, et bois de chasse, il a été démantelé au XXe siècle, entre différents propriétaires : une partie a été transformée en un haras important et le reste n'a été que peu touché, excepté le réseau hydraulique qui a été enfoui.
J.O. - les façades et toitures du château ; les caves du château ; le portail d'entrée et les communs qui le cantonnent, en totalité ; le pigeonnier, en totalité ; l'ensemble des murs de clôture du domaine (cad. AE 39, 3, 28, 6 à 8, 14, 46, 44, 38, 59, 56) : inscription par arrêté du 21 mai 2007.
Le château de Boran, dans le sud de l'Oise, prend la place d'un château plus ancien, construit au XVIe siècle ou peut-être même avant. L'une des caves possède une voûte sur croisée d'ogives sans doute médiévale.
Il a été réaménagé au XVIIIe siècle en résidence de campagne avant d'être complètement remis au goût du jour dans les années 1850. Les remaniements du XIXe siècle, comprenant une décoration mélangée des styles des XVIe et XVIIe siècles (balustres, frontons, pilastres…), ne l'ont en aucun cas alourdi.
Le portail d'entrée, cantonné des communs, est peut-être le seul vestige du de la seconde moitié du XVIIIe siècle. La ferme, le pigeonnier et la maison du jardinier datent du milieu du XIXe. Le pigeonnier, en très mauvais état, a perdu sa charpente et sa couverture. Du parc, sans doute dessiné, si l'on se réfère aux plans de la première moitié du XVIIIe siècle, il ne reste quasiment rien. Le domaine est par ailleurs presque en totalité clos de murs.
Quoique souvent remanié au cours des siècles, et complètement repris au XIXe, le château de Boran présente de réelles qualités architecturales et caractérise bien l'évolution subie par de nombreux châteaux au cours de l'histoire.
Avec son portail d'entrée et les communs qui le cantonnent, le château de Boran forme un ensemble intéressant et bien homogène qui marque le paysage et l'entrée du village.
J.O. - L'église Notre-Dame (cad. A11) : classement par arrêté du 6 août 2007.
L'église Notre-Dame du Hamel est une église de pèlerinage qui doit cette fonction à une tradition locale, la légende du seigneur Raoul de Créquy…
J.O. - Le château (également sur commune de Jouy-sous-Thelle) comprenant le château, corps central et pavillons, en totalité (excepté la salle à manger, son office et sa cuisine moderne au rez-de-chaussée, la chambre principale au premier étage et les pièces qui lui sont contiguës, salle de bain et petite chambre en chêne), le pigeonnier en totalité, les communs, façades et toitures, la chapelle en totalité, la cour, les deux portes cochères d'entrée et leurs hémicycles, le bassin en totalité, le potager et la serre, le parc à l'anglaise, sa pelouse et le bois, les murs de clôture existants, le saut-de-loup (à l'exception de la maison moderne des années 60 située sur la parcelle B 420, le tennis et la piscine), en totalité (cad. Le Mesnil-Théribus A 574 ; B 132 à 137, 420, 676 à 678 ; Jouy-sous-Thelle Y 178, 194) : inscription par arrêté du 7 juin 2007, modifié par arrêté du 10 juillet 2007.
Le château de Théribus dont les origines sont du XVIIe siècle, est entouré de ses anciens murs de clôture ou délimité par un parcellaire inchangé. Avec son environnement, il apparaît comme un ensemble cohérent. Domaine de taille moyenne, il est occupé sans discontinuer par des propriétaires, d'abord originaire de l'aristocratie terrienne, puis représentants de la grande bourgeoisie d'affaires textiles de Beauvais, et plus tard de la région parisienne. Le château, comprenant le corps de logis rectangulaire classique et ses ailes et les communs, s'ordonne autour d'une cour scindée en deux par un bassin. La chapelle est indépendante du côté du jardin. Le tout est dans un environnement de qualité avec le potager, le jardin et le parc. C'est une propriété harmonieuse et équilibrée dans ses proportions, témoin de toutes les étapes de son histoire. Les espaces intérieurs du château ont gardé la distribution primitive et l'essentiel de ses origines.
J.O. - Maisons canoniales, place du Parvis : les portails des maisons canoniales, le mur en hémicycle qui borde la place du Parvis et les sols archéologiques de la place du Parvis et des parcelles des maisons canoniales du n° 2 au n° 9 de la place du Parvis (cad. AM 628, 275, 274, 273, 272, 271, 270, 269, 268) : inscription par arrêté du 5 février 2007.
La construction des premières maisons canoniales débute au XIIe siècle. Puis, au cours du XIIIe siècle, les chanoines font bâtir leurs demeures en rayonnant à partir du palais épiscopal au sud de la cathédrale vers les bâtiments canoniaux au nord, de façon concentrique sur des parcelles "à cheval" sur l'enceinte primitive.
En 1552, un important incendie ravage la ville et presque toutes les maisons canoniales sont détruites. Aussi, des maisons canoniales médiévales, il ne subsiste aujourd'hui que des caves et deux pignons de l'actuel presbytère, situé 3 place du Parvis.
Les maisons sont donc restaurées ou reconstruites au cours des XVIIe et XVIIIe siècle.
La série de portails avec pots à feu, érigés au XVIIIe siècle, et le mur qui les relie en hémicycle, correspondant aux maisons du n° 2 au 9 de la place, forment avec la place du parvis un remarquable ensemble qui constitue également un témoignage rare dans le nord de la France de quartiers canoniaux avec maisons canoniales encore conservés. Cependant, les maisons elles-mêmes sont trop remaniées pour prétendre à une protection.
J.O. - Le temple gallo-romain de la forêt d'Halatte, en totalité (cad. D 15) : inscription par arrêté du 14 septembre 2007.
Ce sanctuaire est situé sur la commune d'Ognon dans la forêt d'Halatte Il a été fondé au cours du Ier siècle de notre ère. Le temple est localisé sur le territoire d'une petite tribu gauloise, les Silvanectes ou Sulbanecti, qui s'étendrait aujourd'hui entre les villes de Chantilly et de Crépy-en-Valois. De faibles dimensions, ce sanctuaire présente une configuration analogue à la majorité des lieux de culte gallo-romains recensés en Europe occidentale.
En Picardie, les prospections aériennes de Roger Agache ont permis d'en recenser plus d'une cinquantaine. Mais ces derniers, souvent localisés dans les champs, présentent un mauvais état de conservation. Depuis le développement de l'agriculture intensive, les labours profonds ont largement arasé ce type de vestiges dont il ne subsiste que les semelles de fondations comme seul témoin.
En milieu forestier, les sites sont mieux préservés des atteintes anthropiques. Le renouvellement du couvert forestier permet de protéger les niveaux archéologiques et il n'est pas rare, lors de fouille, de mettre au jour des murs conservés sur plus de 1,50 m. La forêt constitue une véritable réserve archéologique. Le temple d'Halatte a largement bénéficié de cet environnement pédologique et demeure dans la région l'un des fana le mieux conservé.
Le mobilier de fouilles est conservé au musée d'art et d'archéologie de Senlis.
Pour plus d'informations, vous pouvez consulter la brochure publiée par le Service régional de l'archéologie de Picardie, téléchargeable ici.
J.O. - La croix du cimetière de Rocquemont, en totalité (cad. A 222) : inscription par arrêté du 26 janvier 2007.
Bâtie en pierre calcaire de la région, la croix du cimetière de Rocquemont et son socle polygonal sont posés sur un emmarchement circulaire de cinq niveaux.
La colonne, dont le fût est cylindrique, est fine et élancée. Elle est couronnée par les figures du Christ, d'un côté et de saint Laurent, de l'autre côté, portant un habit long et drapé. Le croisillon, partie sommitale de la croix, est par ailleurs orné de motifs décoratifs d'enroulements.
Par comparaison stylistique, on peut dater cette croix du XVIe siècle.
Actuellement, seuls quelques croix ou de calvaires sont protégés en Picardie. Par ailleurs, ces petits édifices ou édicules sont fragiles et peuvent disparaître facilement, alors qu'ils marquent fortement le paysage rural, d'où l'intérêt de protéger cet édicule soigneusement restauré en 2004.
J.O. - La ferme comprenant d'une part l'ensemble des bâtiments, façades et toitures, à savoir : logis, écurie, pigeonnier, grange, bergerie, petits bâtiments en appentis à usage de poulailler et chenil, porche d'entrée avec les murs de clôture et d'autre part, les carrières en totalité, comprenant les traces de la Grande Guerre, les graffitis, l'autel et le bas-relief représentant la figure d'une Alsacienne (cad. C 9 ; Z 1) : inscription par arrêté du 14 septembre 2007.
La ferme de la Carrière également dénommée « Carrière des Moines » appartenait aux religieux Célestins du prieuré de Sainte-Croix-sous-Offémont. Elle a été édifiée au XVIe siècle. Elle est représentative des grandes fermes fortifiées du type de celles du Soissonnais.
Par ailleurs, un ensemble de carrières très intéressant enrichit le site. Ces carrières contiennent encore les traces de l'extraction de la pierre, dans ses différentes techniques et témoignent de l'occupation du site par les soldats pendant la Première Guerre mondiale.
Il existe encore peu de fermes bénéficiant d'une protection Monuments Historiques. Celle-ci est représentative des anciennes fermes d'abbaye, partageant un plan quadrangulaire à cour fermée, de vastes dimensions et une grange imposante. La qualité de sa construction et l'homogénéité des différents bâtiments en justifent la protection.
J.O. - Façades et toitures du château, son hall d'entrée, la pièce tapissée de lambris en bois servant aujourd'hui de bureau ; la cour d'honneur ; le jardin d'agrément ; la serre ; ainsi que l'ensemble du parc et ses murs de clôture comprenant une porte charretière (cad. AA 54) : inscription par arrêté du 26 janvier 2007.
L'intérêt architectural manifeste de cet ensemble, château, jardin d'agrément et serre, est amoindri par le manque d'archives et d'information sur son contexte historique. En effet, on ne connaît pas les origines exactes du château bien conservé dont le style "brique et pierre" permet de le dater du XVIIIe siècle.
On ne sait rien non plus sur la période où le jardin a reçu une nouvelle ordonnance originale, ni sur son concepteur, sinon que la présence d'éléments d'ornements en ciment armé indique une datation qui ne peut être antérieure à la fin du XIXe siècle.
De la même manière, nous n'avons aucune source d'information sur la très belle serre de type palmarium de la fin du XIXe siècle, la date exacte de son installation, son constructeur ni non plus le contexte qui a présidé à sa mise en oeuvre.
Il n'en demeure pas moins que le château, le jardin et la serre présentent, chacun dans son contexte propre, un patrimoine de qualité dont il faut tenir compte.
Textes : Jean-Michel Schill, d'après les dossiers de recensement de Sandrine Platerier (Boran-sur-Oise, Noyon, Ognon, Rocquemont et Saint-Crépin-aux-Bois) et Pascale Touzet (Berneuil-en-Bray, Le Hamel, Le Mesnil-Théribus et Saint-Martin-le-Nœud).