Renseignements et réservations :
DRAC de Picardie - SRA
Tahar Ben Redjeb
Drac de Picardie
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tahar.benredjeb@culture.gouv.fr
Affiche du Neuvième festival du film d'archéologie d'Amiens, 2008
Affiche du Huitième festival du film d'archéologie d'Amiens, 2005
Affiche du Septième festival du film d'archéologie d'Amiens, 2003
Affiche du Sixième festival du film d'archéologie d'Amiens, 2001
Affiche du Cinquième festival du film d'archéologie d'Amiens, 1998
Sous la présidence de Blaise Pichon, maître de conférence à l'Université de Clermont-Ferrand II,
-Chrystelle Batisse-Croizet, archéologue DRAC de Picardie,
-Georges Lefebvre, ancien président du CIRAS, professeur honoraire,
-Patrick Lemaire, archéologue Institut National de Recherches Archéologiques Préventives,
-Jean-Paul Lesobre, retraité,
-Ludovic Moignet, expérimentateur en archéologie gauloise, association Les Ambiani,
-Nicole Payen, présidente du association du Petit Patrimoine Picard.
Le jury du Huitième Festival d'Archéologie d'Amiens a rendu son implacable verdict le 21 mars pour départager les 70 documentaires qu'il a consciencieusement visionné.
Consacré à l'opération d'archéologie préventive sur le tracé de l'A19, ce documentaire restitue parfaitement les contraintes inhérentes à ce genre d'intervention. Au-delà des importantes découvertes scientifiques qui ont permis de retracer la grande aventure des hommes et des femmes qui vécurent là du Paléolithique à la fin du Moyen Âge, ce documentaire décrit bien la course contre la montre des 250 archéologues de l'Inrap qui, pendant 18 mois, y ont travaillé en préalable, et parfois simultanément, à l'intervention des premiers engins de travaux publics. Le jury félicite les producteurs se s'intéresser à cette archéologie métropolitaine, certes peu spectaculaire, mais qui mérite d'être présentée à un large public.
A dix-huit kilomètres de l'ancienne Pergame, en Turquie, les archéologues ont exhumé les plus grands bains romains d'Asie Mineure qui vont disparaître sous 17 mètres d'eau d'un lac artificiel lié au projet de construction du barrage de Yortanli. Le film restitue parfaitement la richesse des découvertes qui ne représentent que 20% de la surface de la ville antique. Il constitue aussi un documentaire " militant " qui ne peut se résoudre à la disparition d'un site majeur dont la sauvegarde eut été essentielle pour le patrimoine national turc autant que pour le patrimoine mondial. Malgré la mobilisation des milieux intellectuels, d'une partie de la population de la région et des milieux archéologiques, les propositions de mesures de préservation alternatives, le site disparaîtra au cours des prochaines semaines.
Essentiellement basé sur les résultats des fouilles menées à Corent sous la direction de Matthieu Poux, ce film permet de mettre en perspective les acquis récents de la recherche sur les oppida de Gaule centrale. Mêlant données de fouille, éléments explicatifs et restitutions, ce film très pédagogique nous présente une hypothèse bien argumentée quant au fonctionnement de l'oppidum de Corent à La Tène finale.
Consacré aux fouilles et prospections archéologiques menées depuis plus de quarante ans par une mission archéologique suisse au Soudan, ce film nous rappelle opportunément que la longue histoire de la civilisation égyptienne ne se résume pas aux grandes figures les plus connues en occident. Les réalisateurs soulignent aussi l'importance d'une pratique archéologique pluridisciplinaire, qui permet de recueillir un maximum d'informations à l'issue des phases de fouille et de post-fouille. Enfin, le jury a aussi été sensible à la volonté de montrer la contribution de la mission archéologique au développement économique, touristique et scientifique de la région.
Le jury a apprécié la présentation très pédagogique, structurée et synthétique des résultats des opérations archéologiques menées sur les sites néolithiques corses. Evitant les écueils du jargon et du simplisme, le réalisateur parvient à rendre accessible à un large public un sujet complexe, en n'occultant pas les difficultés d'interprétation de certaines structures archéologiques. Une habile utilisation des restitutions en images de synthèse facilité la compréhension du propos, également servi par l'esthétique d'ensemble du film.
Cette production, d'une grande qualité formelle, nous emmène dans une région mal connue, le désert du Taklamakan, dans l'extrême-occident chinois, en compagnie d'une expédition archéologique nippo-chinoise. Le site fouillé, une nécropole protohistorique ayant bénéficié de conditions de conservation extrêmement favorables, a permis d'appréhender les rituels funéraires et les dynamiques du peuplement de la région. Le jury a aussi été sensible au souci du réalisateur de replacer les fouilles de cette nécropole dans leur contexte humain et environnemental, en ne surinterprétant pas les données de fouille. Le film rend en outre bien compte des conditions difficiles dans lesquelles ces découvertes extraordinaires ont été opérées, du fait des contraintes naturelles.