Budget alloué à cette opération
Dans le cadre d'une convention entre l'Institut de France et l'État, les sommes se répartissent de la façon suivante :
L'État : 320 000 €
L'Institut de France à travers ses mécènes - groupe d'assurances Generali et World Monuments Fund : 550 000 €
Inauguration le 17 septembre 2006
La restauration des peintures murales de la chapelle Sainte-Marie de de l'abbaye royale de Chaalis (Oise) a été l'occasion d'une découverte d'importance en histoire de l'art. Ces peintures, connues depuis longtemps et attribuées à Nicolo dell'Abate, élève du Primatice, ont pu être attribuées avec certitude à ce maître de Renaissance italienne, chef de l'Ecole de Fontainebleau.
Cette restauration a été inaugurée en présence de M. Renaud Donnedieu de Vabres, ministre de la Culture et de la Communication, le dimanche 17 septembre à 11 heures, à l'occasion des Journées européennes du patrimoine.
Saint Marc (détail)
La chapelle Sainte-Marie, érigée au XIIIe siècle, a été décorée de fresques sous le cardinal italien Hippolyte II d'Este, premier abbé commendataire des lieux en 1541 et grand amateur d'art. Elles furent probablement achevées avant 1545.
Anciennement attribuées à Nicolo dell'Abate, on a maintenant la certitude que le dessin de ces peintures murales a été exécuté par Francesco Primaticcio, dit le Primatice (1504-1570), qui travaillait au même moment à Fontainebleau.
La chapelle fut restaurée en 1875 par l'architecte Edouard Corroyer. Les décors ont été alors repris et complétés par Paul et Raymond Balze, dont l'intervention a été très importante dans les parties basses.
Une description complète des peintures ici : http://www.chaalis.fr/descript.htm
A la demande de l'Institut de France, propriétaire, cet ensemble de tout premier ordre vient de faire l'objet d'une importante restauration, sous la maîtrise d'ouvrage de la direction des affaires culturelles de Picardie et la maîtrise d'œuvre d'Etienne Poncelet, architecte en chef des monuments historiques.
Le comité scientifique supervisant l'opération était présidé par Jean-Pierre Babelon, membre de l'Institut et président de la Fondation Jacquemart-André, aidé par les analyses effectuées par le Laboratoire de recherche des monuments historiques.
L'enjeu de la restauration fut de conserver les œuvres des deux époques : les fresques originelles du XVIe et les restaurations faites au XIXe siècle en gardant la cohérence de l'ensemble du décor.