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Situé dans un quartier industriel à la recherche dune plus grande notoriété, le cours Gouffé fait lobjet, dans les années 50, dun projet de construction de logements, qui sinscrit dans le contexte dune redéfinition des tracés urbains à lest de Marseille. Groupe dhabitation comprenant 114 logements, le Sulfur City doit son nom à la préexistence dune ancienne usine de soufre sur son lieu dimplantation.
Occupant un terrain de forme triangulaire, lopération se compose de trois bâtiments : une tour de 17 niveaux surplombant deux bâtiments horizontaux, essentiellement occupés par des duplex. Afin de renforcer la cohérence architecturale entre les trois édifices, les architectes André Devin et Yvan Bentz aménagent une petite place, servant de parvis à la tour et bordée de commerces. La tour se caractérise par son plan régulier, son profil élancé et ses façades dessinées par une fine structure réticulée en béton. Derrière cette grille en béton, sur laquelle se détachent des balcons-tiroirs, les panneaux menuisés donnent limpression dune surface vitrée continue. Sur la toiture, des objets techniques et superstructures, dont une citerne en porte-à-faux, sempilent, ce qui accentue la verticalité de limmeuble.
Le Sulfur City adopte un langage architectural moderne mais tempéré par un souci dintégrer le projet dans lespace environnant et dans une réflexion urbanistique. A lorganisation tripartite, qui évoque le Bauhaus de Dessau par Walter Gropius, sajoute linfluence de la Cité radieuse de Le Corbusier, tout juste achevée.
rédacteur : Thierry Durousseau, architecte, 2006
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