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En 1919, Eugène Michelis, secrétaire général de lOffice Public dHabitations à Bon Marché (HBM) de la ville de Marseille, lance le programme de construction de logements sociaux. Selon lui, en effet, "il le faut enfin car la sécurité publique commande impérieusement lévacuation des vieux immeubles du quartier de derrière la Bourse dont la démolition avait commencé peu avant la guerre et dont létat actuel est tel que deux maisons de cinq étages se sont récemment écroulées
".
Le terrain de la future Cité Saint-Louis est acheté à la ville par lOPHBM en 1926, afin de reloger les habitants du quartier de la Bourse. Les travaux se dérouleront en deux premières tranches, en 1928 et 1931, sous la direction dEugène Sénès et Bernard Lariche. Une dernière tranche de travaux aura lieu en 1935, en collaboration avec Louis Poutu et Joseph Lajarrige.
La cité comporte 218 logements, répartis en habitat collectif, au centre et au nord de la parcelle, ou individuel, à lest et au sud. Les ensembles collectifs ouvrent sur des cours intérieures, et les maisons sont parfois dotées de petits jardins, à larrière. La cité est parcourue par des avenues sinueuses aux noms de fleurs.
Les constructions adoptent toutes un vocabulaire similaire : un enduit clair et des volets en bois en façade, des couvertures de tuiles mécaniques, et un petit auvent métallique au-dessus de la porte dentrée. La plupart des habitations nont quun seul niveau, seuls certains logements collectifs comportent un étage, auquel on accède par un escalier extérieur.
Danciens équipements ont été réutilisés, comme le lavoir, devenu aujourdhui un espace détendage collectif, ou le dispensaire, dont les locaux sont occupés par une association. Lesprit de collectivité a été maintenu, et la collaboration et lentraide semblent toujours avoir cours dans cette cité jardin, la plus ancienne de Marseille.
rédacteur : Eve Roy, drac paca crmh, 2006
source : Amicale des locataires de la cité Saint-Louis, 2004
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