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Sur les pentes du Roucas Blanc, sous les constructions du Cénacle, les Alpilles participent du même type doccupation de la colline que La Cadenelle, Thalassa ou encore La Résidence Flotte. Mais là où ces dernières sont massives, les Alpilles réalisent une véritable intégration dans ce site escarpé unique.
Le choix de répartir les 170 logements en 7 plots permet une adaptation plus fine aux conditions du terrain, qui est ici entièrement reconstitué dans un dispositif de terrasses abritant les places de stationnement. Ainsi chaque plot est véritablement assis sur plusieurs plateformes, laissant imaginer comme une sorte dencastrement dans le sol. La structure poteau-dalle qui trouve alors un regain dintérêt va permettre cette superposition. Les immeubles participent dune double écriture. Dune part, les parties basses ainsi que ladossement à la pente sont traités, sans porte-à-faux, avec des dominantes verticales et des loggias en creux, avec une finition en pierre de parement éclaté.
Dautre part les étages hauts, comme portés par le socle et ladossement, correspondent aux surfaces en porte-à-faux qui reçoivent les terrasses, les ombrières et les jardinières. La dominante est horizontale, les finitions en béton blanc.
Létagement des plots sur les plateformes, et le traitement contrasté fragmentent le groupe dhabitation et soulignent une puissance expressive très sculpturale.
Alternative aux grandes prises de site assez violentes des collines marseillaises, ce type de solution naura guère de suite, les conditions de la production architecturale ayant durablement changé par la suite.
rédacteur : Thierry Durousseau, architecte, 2006
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