Villa "Do mi si la do ré",
Vaison-la-Romaine, Vaucluse

La villa, commencée d'édifier au début du XXe siècle et achevée en 1934, est située à Vaison-la-Romaine, non loin de l'ancienne cathédrale Notre-Dame de Nazareth.

Hippolyte Signouret, compositeur de musiques populaires et régionales, chef d'orchestre de l'orphéon local, assureur de son état, entame en 1902 la construction de cette villa en employant des maçons et artisans piémontais venant en hiver travailler en Provence. La première phase de travaux s'arrête avec la guerre de 1914. Le gros oeuvre, les sols en carreaux de ciment provenant probablement de fabriques existantes autour d'Orange, l'escalier, son sol en granito burgoté et le marbre feint qui simule des lambris, datent de cette époque.

Les travaux reprennent au début des années 30, et la décoration de la maison, essentiellement les papiers peints et les frises extérieures, se réalise alors, sous l'influence et selon le goût très moderne de la fille du compositeur. La maison est habitée à partir de 1934.

Elevée d'un étage sur rez-de-chaussée, coiffée d'une toiture à quatre pentes, la villa à laquelle on accède de la rue par le nord, présente au sud, sur jardin, deux galeries superposées. Au nord, à l'étage, se trouvent trois chambres.

Sa particularité est de posséder, outre des sols remarquables en carreaux de ciment dont chaque pièce donne un échantillonnage et un escalier au sol en granito burgoté et aux lambris peints en marbre feint avec rampe en fer forgé portant un décor des années 1930, à l'étage trois pièces aux murs recouverts de papiers peints dont la conservation est tout à fait exceptionnelle. Edités par la maison Leroy entre 1930 et 1934, ils ont été identifiés par les conservateurs du musée des arts décoratifs de Paris et du musée du papier peint de Rixheim.

A l'extérieur, "la villa verte" est ornée en haut des murs d'une frise peinte elle aussi très représentative des années 30.