Cimetière israélite dit aussi cimetière juif,
Carpentras, Vaucluse

Le cimetière juif de Carpentras, est situé au Nord-Est de la ville, dans un espace le long de l'aqueduc, à l'intersection des routes de Caromb et de Bedoin.

Son acquisition remonte au XIVe siècle, lorsqu'en 1343, l'évêque Hugues accorde aux juifs de la cité d'avoir un cimetière hors de la ville, en contrepartie d'une redevance annuelle.
Il est mentionné au même endroit, quartier des fontaines, au début du XVIIIe siècle. Un rapport daté de 1764 nous apprend qu'il n'était pas encore clos d'un mur d'enceinte, mais simplement délimité par 33 bornes de plus de 2 mètres de haut.

Cet ensemble a été entouré d'un mur de pierre à la suite d'une souscription de 1843, prévoyant un portail principal monumental donnant au sud et un portail secondaire à l'Ouest le long de l'aqueduc. A cette même période, a été édifié un dépositoire pour la toilette des morts et une ghéniza, tombe servant à abriter les objets et livres anciens usagés.

Le cimetière est organisé et arboré. Une allée principale et des allées secondaires se coupent à angle droit, bordées de pins qui encadrent la façade du dépositoire. Les tombes sont placées pour la plupart dans des carrés familiaux clos par des grilles.

Le cimetière juif de Carpentras est le plus ancien cimetière israélite attesté de la région. Il constitue le complément du patrimoine juif appartenant à la capitale du Comtat Venaissin.

Le cimetière israélite dit aussi cimetière juif en totalité, inscrit au titre des monuments historiques le 17 avril 2007.